Affichage des articles dont le libellé est qu'elle est belle ma campagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est qu'elle est belle ma campagne. Afficher tous les articles

jeudi 8 septembre 2016

Bel automne


J'ai reçu plein de mails dans lesquels on me demandait pourquoi je ne bloguais plus. Enfin, plein, c'est à dire quelques dizaines. Enfin, euh, non, à peine une dizaine. Neuf mails, quoi.
J'ai répondu à tous à peu près la même chose "j'sais pas trop pourquoi"... J'ai pas tellement envie...
J'ai commencé ce blog en réaction à la censure qui m'avait été imposée dans les commentaires d'un blog féministe de gauche, Mlle S pour ne pas la nommer. (Oukellépassée, celle-là ?).
Ah, qu'il était bien le temps où j'allais sur les blogs féministes pour causer d'islamisation de la France ! Qu'il était doux le temps où des gogolinettes de gauche m'accusaient d'avoir des "fantasmes de péril islamiste"!
L'actualité m'ahurit. J'ai l'impression de vivre dans une période historique molle. Après avoir écrit des kilomètres de commentaires et de billets sur le péril islamiste, justement, je ne suis toujours pas devenue cynique. Je suis contente qu'on ferme certaines mosquées, qu'on vire certains prédicateurs, je n'éprouve plus le même sentiment d'agacement et de désespoir envers ceux qui ne veulent pas voir. Je sais qu'ils voient, et qu'ils ont fait leur choix en dépit de discours de convenance, pour la plupart, parce qu'au fond ils ont soif de dictature et que, quoi qu'ils en disent, ils sont las de la démocratie et prêts à se laisser guider, porter. 
Je trouve que sur nos blogs, les échanges ont rétréci, peut-être parce que nos positions se sont durcies ? Je lis dans la presse, je regarde à la télévision des débats qui ressemblent beaucoup à ce qu'étaient les commentaires des blogs au temps où il n'y avait pas, ou si peu,  d' anti-islamistes de gauche ayant pignon sur media. But the times they are changing.

J'ai pris la photo qui illustre ce billet la semaine dernière, dans la presqu'île de Rhuys.
Ce couple m'a fait sourire. Il y avait une douce brise innocente ce jour là, mais j'imagine la grosse vague qui s'amène en petit rouleau bien traitre et qui, au dernier moment... Splaouch le benêt, et mort assurée du portable !

vendredi 11 décembre 2015

J'ai pris le train


http://www.clipartlord.com/wp-content/uploads/2014/05/train19.png




Ce n'est pas pour me vanter, mais j'ai pris le train.

Il est parti à l'heure
Il n'y avait pas de gel sur les rails ou les caténaires.
Pas de neige
Pas d'inondation, rien.

Aucune biche, aucun sanglier n'ont encombré la voie.
Aucun suicidé non plus.


Dans le wagon, il n'y avait pas de terroriste, il n'y avait  pas d'islamiste ostensible
Il n'y avait pas d'adolescents qui mettaient les pieds sur les sièges ou écoutaient de la musique en mugissant en rythme
Il n'y avait pas de petit chien jappant dans son panier
Il n'y avait pas de bébé pleurant, pas de soldats beuglants, pas de téléphones portables stridents

Et pourtant, c'était un vrai train qui roulait vraiment. Il est arrivé à la gare à l'heure prévue.

lundi 12 janvier 2015

Et demain ?




Je n'ai pas mis d'affiche "Je suis Charlie" sur mon blog, et je n'ai pas manifesté avec un panonceau "Je suis Charlie". Je ne mettrai pas d'autocollant "Je suis Charlie" sur ma voiture.

Je n'ai pas besoin de cela.

 Je ne dis pas que j'ai manifesté pour la liberté d'expression, et la laïcité, et la démocratie, je ne dis pas que j'ai que j'ai manifesté pour ou contre tout ce qu'on a pu entendre mille fois depuis quelques jours.
 Je n'ai pas manifesté, d'ailleurs. Je suis sortie de chez moi, je suis allée dehors, avec d'autres Français qui étaient dehors. Je n'étais pas un mouton, je n'étais pas un veau, je n'étais pas en proie à mes émotions, j'étais une personne avec d'autres personnes.  Je n'y suis pas allée comme quelqu'un qui va sans réfléchir, je n'étais mue par aucun instinct grégaire. J'étais présente. Et là où j'étais présente il n'y avait pas de m'as-tu vu à la télé ou entendu dans le poste, pas de slogans, pas de chants, rien qui soit ridicule, festif, bruyant, bas, laid. Il n'y avait pas des gens en foule, en masse, il y avait une foule, une masse de personnes, mes voisins, des vieux, des jeunes, des enfants avec leur chien, des collégiens avec leur portable, une dame avec des poireaux dans un cabas. Il y avait un aveugle qui disait: "mais qu'est-ce qu'on voit, je n'entends presque rien" ? Rien, lui répondait-on. On voit juste que tout le monde est là, et que c'est incroyable qu'il y ait autant de monde.


lundi 3 novembre 2014

Les gens causent au bistro



C'est pas pour dire, mais il n'y a pas qu'au Kremlin que les bistros sont ouverts et pleins de gens qui causent.
Ce matin, au bistro-épicerie du village, à propos des violences dans les manifestations à Rennes et Nantes:
- T'as vu la manif  à la télé ? Ah oui y cassent tout, c'est pas des vrais manifestants comme avant, moi je dis,c'est plus que des casseurs, y cherchent qu'à se battre.
- Moi, je s'rais à la place des flics...
- Les flics, ils ont des ordres. Ils doivent laisser faire.
- Et pourquoi qu'y z'ont tout cassé cette fois ?
- Oh, leur équipe elle a du perdre, mais quand ça gagne, ça casse tout aussi.
- C'était quel match ?
- Chais pas. 'toute façon, le foot, maintenant...

samedi 12 juillet 2014

Grâce à nous

                                                                       au sinistre Marco Polo

Un jour, il y a quelques années, j'amenai ma fille à l'anniversaire d'une camarade de camp de vacances.  C'était un peu loin, et la dernière partie de la route, qui se transformait en chemin en côtoyant une rivière sinueuse,  n'était pas facile. La camarade nous attendait à grille du château. Grille  monumentale, ouverte sur une longue allée de chênes. Le petit château, au bout, miroitait de toutes ses fenêtres. À vue d’œil, c'était un de ces derniers manoirs  construits à la fin du 19ème siècle, sans grand charme mais pas vilain, avec des dépendances, de grands espaces, une statue de Diane,  des allées, un bassin et des lions à la chevelure de lierre. La fillette monta dans la voiture et nous fit emprunter une allée  bordée de houx,  aboutissant à  la cour de sa maison  qui devait être autrefois un logis de jardinier  ou d'autre domestique.
J'acceptai  le café offert par la mère et, histoire de discuter, la félicitai pour la beauté du rosier blanc qui tapissait la façade. La fille de dix ans rigola grassement: ils avaient foutu assez de désherbant dessus, pourtant, pire que les ronces cette saloperie increvable. Des lambeaux de vigne vierge desséchée pendaient sur le mur ouest. Foutues plantes grimpantes qui attiraient des tas  de parasites ! Heureusement qu'ils allaient déménager bientôt !
La mère sortit un album du tiroir du buffet pour me montrer  les photographies du pavillon qu'ils faisaient construire dans un lotissement du  bourg voisin. On y  serait mieux, et bien chez soi...
Je posai des questions sur les châtelains. On me répondit que c'était un couple d'instituteurs en retraite qui avait racheté le bâtiment assez bon marché. Qui viendrait habiter à onze kilomètres de la première boulangerie, dans une vallée, et avec une route pleine de trous en plus ? Des toqués comme ces deux-là, qui se donnaient l'air de ne pas se donner l'air,  qui n'avaient même pas la télé et qui faisaient chier leur monde en laissant les fenêtres ouvertes les soirs d'été et en jouant du piano et du violon toute une partie de la nuit, encore heureux quand ils n'avaient pas l'idée idiote d'organiser leurs soirées de  musique de chambre -ou de pot de chambre, ha ha ha !- avec d'autres cinglés  de leur connaissance comme au mois d'août dernier.
Mais on les encule comme on veut, a conclu la mère. Nous, on met du Johnny hyper fort, alors, leurs fenêtres, ils les ferment.  La boulangère nous a dit que grâce à nous, quand on sera parti, ils ne prendront pas d'autres locataires.


lundi 20 janvier 2014

L'heure des commères, ou persistance du cannibale

Il y a, dans mon hameau, une très vieille dame qui aura cent ans cette année. Elle vit toute seule. L'aide ménagère passe tous les jours de la semaine pour l'aider à se coucher le soir, à se lever le matin et effectuer quelques travaux de maintenance domestique. La quasi centenaire n'a rien perdu de sa tête, fume la pipe en cachette et distribue avec parcimonie ses cerises à l'eau de vie dont elle dit chaque année que ce seront peut-être les dernières. Elle est intelligente et drôle, et j'aime bien aller prendre le café chez elle, où il y a souvent ses copines, des jeunettes octogénaires qui pourraient être ses filles.
Ce matin, nous étions cinq à tremper nos petits-beurres dans des verres Duralex emplis de café   brûlant, et à commenter l'actualité telle que la livre le sacro-saint journal Ouest-France. En cette période de municipales, l'actualité locale est riche. On joue à reconnaître sur les photos telle ou telle personne - c'est pas la femme du cousin de Jean Bernard, celui qui a repris le  garage du père Galand ?  Oui, je crois bien. Mes voisines ne font pas de commentaires sur la parité. Dans mon coin, les mairesses, on connait, on pratique  depuis longtemps.  C'est l'actualité internationale, en page 2, qui retient l'attention de ces dames, et particulièrement cet article: Centrafrique: un nouveau président face à la guerre civile

"La scène en dit long sur le degré de haine. Au carrefour des Nations Unies un homme, puis deux, sont extirpés de leur véhicule et battus au sol. Les soldats de l'opération Sangaris s'interposent mollement. Un coup de semonce donne quelques mètres d'avance au musulman désespéré. Peine perdue. Lui et son camarade s'enfoncent dans le quartier Sango sous les clameurs de la foule. Quelques heures plus tard ils sont tués puis mutilés sauvagement avant d'être brûlés. Un homme s'empare du bras de la victime et y croque à pleine bouche, sous l’œil des caméras. "ils ont tué toute ma famille, je suis tout seul maintenant, je vais me venger, assure-t-il."

*** 

- La Centrafrique, c'était-y pas le pays de l'aut dingue de Bokassa, demande la centenaire ?  
- L'empereur ? Celui qu'a donné les diamants à Giscard ?
- Le gros  ?  Celui qu'on disait qu'il mangeait les enfants ? 
- Ah ben c'était vrai alors, s'ils se dévorent toujours tout crus, c'est qu'ils sont sauvages là-bas !
- Mais non, pas tout crus, puisqu'il était brûlé, celui qui s'est fait boulotter le bras. 
- Ah, il était mort avant, alors. Ils l'ont pas mangé vivant !
- Quand même...
- Quand même, oui.




jeudi 16 janvier 2014

J'entendais moins le bruit, et j'aimais bien

Il y a dans les fêtes foraines une drôle d'attraction qui ne ressemble pas aux autres.






On enferme les enfants dans des bulles posées sur une piscine et on les y laisse une dizaine de minutes. Au début ils font rouler la boule, et après ils restent calmes.

Quand ils en sortent, ils se mettent les mains sur les oreilles. "J'entendais moins le bruit, et j'aimais bien", dit  une petite fille qui voudrait  y retourner.

dimanche 21 juillet 2013

Le hasard qui fait sauter les boulons



Hier, ma brouette fonctionnait parfaitement bien.
Ce matin, je la saisis par ses deux manches (manches ? branches ? bras ? pas queues, non ? si ?) La roue ne tournait plus. Ma brouette gémissait plaintivement comme une bête malade. J'ai pensé d' abord à quelque herbe ou fougère coincée, mais non. Un écrou avait sauté et la roue flanchait.  Je n'ai pas retrouvé l'écrou.  Ma brouette, ma brouette, ma pauvre brouette ! Brouette vivant en pleine campagne, mussée entre deux haies d'épineux, à l'ombre de grands chênes séculaires, mais qui t'a fait ça ? On est pourtant drôlement loin de toute banlieue et de ses djeunes détrousseurs patibulaires. Mais ils sont  venus quand même, espérant l'accident, patients et avides comme les naufrageurs de l'île de Sein.  Ils étaient si bien planqués dans l'épine noire et les noisetiers que je n'ai rien vu.
 Un boulon ne saute pas par hasard.

mardi 4 juin 2013

Les billets de tombola


Juin, c'est le dernier mois de l'année scolaire. Mes petites voisines ont les traits tirés. Elles se couchent de plus en plus tard, mais le car scolaire passe toujours aussi tôt. Les collégiens sont en demi-vacances puisque les professeurs font passer le brevet (l'épreuve d'Histoire des Arts, en ce moment) ou sont en sortie  avec une autre classe. Mes trois petites voisines vont de maison en maison dès potron minet pour vendre des tickets de tombola. Elles  ont douze et treize ans, il y a une basketteuse immense, une ex-réunionnaise dodue aux cheveux blonds crépus et une petite souris habillée de sombre avec des lunettes à monture énorme, et noire. Elles sont en cinquième au collège local, et préparent la fête de fin d'année, kermesse, spectacle et loterie.  Je les ai vu grandir, et j'aime bien quand elles affalent leur VTT devant ma porte, entrent en frappant à peine - il fait si froid, ou si chaud, et on ne refusera pas un chocolat ou une limonade -  pépient dix minutes et continuent leur tournée gâteau-soda dans d'autres maisons du village. Aujourd'hui, elles ne veulent rien boire, elles sont en tournée professionnelle .. Je remarque tristement qu'elles sentent le tabac, mais je ne dis rien. Il faut se dépêcher de racler le fond de la boite à monnaie pour payer des billets de tombola qui coûtent quatre-vingts centimes l'unité, et j'y trouve trois euros et soixante-dix centimes que je mets sur la table en leur disant: débrouillez-vous, je n'ai pas plus. 
Elles ont commencé par des manipulations. Rendre vingt centimes sur la pièce d'un euro, ça va le faire pour un billet. Mais pour la pièce de deux euros ? On peut acheter deux tickets, mais il va rester soixante centimes. Soixante, t'es sûre ? Ou cinquante. En tout cas, on ne peut pas avoir trois tickets avec deux euros. Oui, mais avec les vingt centimes rendus, et les autres pièces qui sont sur la table ? Ah, oui, il y a assez pour trois tickets au moins, mais combien on va rendre ?  Attendez, combien on a donné de tickets tout à l'heure pour quatre euros ? Je ne sais plus, faut que je regarde dans le carnet.  Quatre, je crois.  Non, cinq. Cinq tickets pour quatre euros.  Il n'y a pas assez pour cinq tickets, mais pour quatre on ne sait pas, peut-être. Eh bien, comment pourriez-vous le savoir, que je leur balance avec une douce voix d'institutrice sévère-et-bienveillante ? Ben justement, on sait pas.
Elles ont fait une addition. Un ticket plus un ticket plus un ticket plus un ticket, là c'est bon sinon on dépasse.  Calculer le reste s'est passé sans problème. 
Elles passent toutes les trois en quatrième, avec une assez bonne moyenne. Même en mathématiques.

mardi 27 novembre 2012

Trois poésies révélatrices




 Les agissements de l'auteur des « Trois poésies révélatrices » vont-ils cesser ?


La gendarmerie de Lorient, saisie de plusieurs plaintes contre un individu se disant poète-éditeur qui pénétrait dans les maisons pour vendre ses œuvres, le recherchait hier dans le .quartier de Kérentrech où il avait été signalé.
De fait, le gendarme chargé de l'enquête ne tarda pas à l'appréhender. C'est un certain Paul Quidu, 32 ans, qui serait ancien quartier-maitre fourrier de la marine. Il semble d'ailleurs quelque peu détraqué. Ce n'est pas la première fois que la police à eu son attention attirée sur ses agissements.
Voici comment le poète opérait. Il repérait sur les boîtes aux lettres, dans les couloirs, les noms des occupants de l'immeuble et se présentait à leur appartement leur remettant un petit opuscule soigneusement enveloppé d'un papier.
— C'est 22 sous, leur disait-il.
Certains croyant avoir affaire à un porteur de dépêches 'ou à quelque agent du fisc payaient sans discuter mais constataient bientôt qu'on les avait dupés.
Le petit bouquin portait en manchette, et en grosses lettres, sur la couverture, ce titre : Les trois poésies révélatrices, par le poète Paul Quidu ...
Ah! le beau charabia, inspiré sans doute par quelque muse certainement échappée du Parnasse, ayant élu domicile à Lesvellec.
Ailleurs, le poète présentait pour dix centimes une préface d'un nouvel ouvrage qui devait bientôt sortir des presses et commençant par ces mots : « Vous ne connaissez pas l'illustre auteur Paul Quidu, bien connu du monde entier ». Le reste est à l' avenant.
Mais, cet après-midi, le poète n'en menait pas large car, placé entre un gendarme et un agent, il avait à ses trousses quelques-unes des personnes auxquelles il avait écoulé  Les trois poésies révélatrices . Tout cela ne serait pas bien méchant si l'étrange camelot n'avait employé parfois la menace vis-à-vis des récalcitrants, et, particulièrement, vis-à-vis des femmes trouvées seules au logis.
 M Colonnat, commissaire de police, avait déjà eu l'occasion d'admonester sévèrement Paul Quidu, qui serait domicilié à Hennebont, 6, rue du Four; mais le poète, nullement troublé, termina l'entretien en réclamant au magistrat une somme de 20 francs
— C'est pour me dédommager du temps que vous m'avez fait perdre, expliqua-t-il.

Paul Quidu aurait été interné pendant son service militaire dans un asile d' aliénés C'est vraisemblablement le sort qui le guette à nouveau car de poursuite en escroquerie, il n'y faut guère songer.
Mais voici nos bons citoyens fixés sur l illustre poète Paul Quidu et sur son petit livre « aux poésies révélatrices» qui révèlent surtout l’œuvre d'un toqué dont il est nécessaire de voir cesser les agissements.

L'Ouest-Eclair,  le 18 octobre 1924.


L'original est

lundi 22 octobre 2012

La mémoire de Renart

  Chers internautes pas encore internés, si  vous êtes en galère d'idées pour animer vos fêtes, mariages, anniversaires d'enfants, pots de départ à a la retraite  et barbecue du comité d'entreprise, je vais vous filer une idée qu'elle est bonne et originale: le lancer de renard.
 Wikipedia consacre à cet amusement inexplicablement tombé en désuétude une page intitulée Lancer de Renard. L'article  commence ainsi:
Le lancer de renard (en allemand : Fuchsprellen) était un sport populaire dans certaines parties de l'Europe durant les XVIIe et XVIIIe siècles, où les participants lançaient en l'air des renards et d'autres animaux vivants.
Et là, je dois me pincer pour ne pas le recopier intégralement, ce qui serait mal.
Auguste II de Pologne, dit« le Fort », alors qu'il n'était encore qu'électeur de Saxe, a tenu un concours de lancer célèbre à Dresde, durant lequel 647 renards, 533 lièvres, 34 blaireaux, 21 chats sauvages, 34 marcassins et trois loups ont été lancés et tués. D'autres monarques ont également participé à ce sport. L'envoyé suédois Esaias Pufendorf a assisté à un concours de lancer de renards qui s'est tenu à Vienne en mars 1672, et a noté dans son journal sa surprise de voir l'empereur Léopold Ier se joindre avec enthousiasme aux nains de cour et aux garçons qui frappaient à mort les animaux blessés ; il a noté qu'il était remarquable de voir l'empereur ayant « des petits garçons et des bouffons comme compagnons, [ce qui] était à mes yeux quelque peu étranger à la solennité impériale. »
A l'heure où l'on vient  de donner le prix Nobel de la paix à l'Union Européenne, en ce moment même, dans les taillis et les sous-bois  de très vieux renards et  blaireaux, au calme  dans l'accul de leur terrier,  comme font les griots sous le manguier, transmettent aux  jeunes de l'année la geste de leurs ancêtres griffus, pelus et  velus. 
L'homme d'Europe, historiquement, culturellement parlant,  n'y apparaît pas sous un jour très favorable.

Wikipedia, Lancer de renard.

mardi 18 septembre 2012

Pssst, Valls, steuplé....




Mon voisin a embauché au noir trois manouches pour tronçonner du  bois et virer de la ferraille agricole. Ils sont dans un champ qui jouxte le mien. Évidemment, c'est le plus près possible de ma maison qu'ils ont garé leur fourgon et réglé à fond une sono que ne couvrent que les rugissement et miaulements des tronçonneuses. 
Et passe et repasse, sans défaillir, le même disque de Chico et les Gypsy Kings.


vendredi 17 août 2012

La ville est calme




      Aujourd'hui, rien à signaler pour Quimper-ouest, Vannes-sud, Rennes-nord, Concarneau et Ploërmel. La nuit a été calme, il n'y aura pas de forces de police déployées dans ces endroits cités.

C'était un communiqué offert par Bretagne-villes-calmes, rendez-vous demain matin, au prochain bulletin Point de dix heures.

vendredi 13 juillet 2012

Maudits soient les catholiques



Maudits soient les catholiques  et leurs pèlerinages, leurs processions, leurs  chapelets, leurs exorcistes et leurs prières à la noix !

Maudite soit cette pluie qu'ils nous font tomber sans arrêt.
Supermaudites soient les rogations !  Les nappes phréatiques sont pleines, bon sang ! Alors pourquoi, pourquoi, POURQUOI ?
Autant le dire tout de suite: si ça continue comme ça, j'allume le feu  dans ma cheminée avec les pages de l'Ancien Testament et j'y fais griller des merguez halal, en ce vendredi.


lundi 2 juillet 2012

Le Roumain ne rase pas gratis

          

Je dédie ce billet à Cycee qui écrivait le 19 juin à 21h 03, en commentaire chez Didier Goux:

Quand je décide d'arrondir mes fins de mois par de menus larcins de poules ou de lingots chez mes voisins, je choisis toujours le moment de la fête religieuse des Roms. Les poules n'en sont que meilleures ! Et sinon, une fois, j'ai essayé de tracter une caravane avec une twingo et la twingo est morte...
Evidemment, l'abominable Didier avait publié un billet de plus pour stigmatiser les Roms, et Cycee lui écrivait là un commentaire de finesse, comme disait Fernandel. Oui mais le plus stigmatisant n'est pas celui qu'on croit, et je ne sais pas à qui remettre la palme de la romophobie.  Didier Goux a déjà des tas de palmes nauséabondes, prière de ne pas en rajouter.  Cycee n'en a pas. Eh bien, palmons là. Quelle colporteuse de clichés, celle-là ! Les poules, encore les poules... Eh, oh, mais faut vivre avec son siècle, mon enfant ! La tradition, oui, mais la tradition adaptée à la modernité !

Un réseau très organisé de voleurs vient d’être démantelé à Rennes. Un appartement servait à accueillir des ressortissants Roumains, où ils étaient formés à voler dans des hypermarchés du Grand Ouest.
Et que volaient-ils ? Des poulets surgelés, par atavisme  ou pour faire plaisir à Cycee?

Que nenni. 

Les voleurs étaient conduits tous les jours dans des hypermarchés du Grand Ouest, en Ille-et-Vilaine, Morbihan, Loire-Atlantique, Mayenne… « Ils avaient alors dix minutes pour dérober le maximum de choses. »
La marchandise visée ? Quelques vêtements, mais surtout des lames de rasoirs Gillette et des produits cosmétiques L’Oréal.
Les articles volés étaient ensuite acheminés par car en Roumanie, où des complices se chargeaient de les réceptionner.

L'article en entier est consultable sur le site du journal Ouest France


mardi 23 août 2011

Les dents de la scie

 Ma vieille voisine favorite a hérité d'un de ses arrière-petit-fils (ou arrière-arrière-petit-fils*, je ne sais plus) cette semaine. Elle vient prendre un café chez moi pour me présenter le marmot, quatre ans, bouclé, blond et  gras comme un  rose angelot.  Il veut du jus d'orange, mais comme ce n'est pas le même que celui de maman, il change d'avis, demande du Coca, puis de la grenadine, puis un reste de gâteau  qu'il voit   dans le réfrigérateur. Ma voisine se plaint de n'avoir pas une minute de tranquillité avec ce petit diable bavard incapable de s'occuper seul.  Je suggère au jeune Anatole d'aller escalader un arbre ou deux, ou de chercher des mûres dans la haie. L'angelot veut une paille et entreprend l'ascension du buffet en traînant un petit banc, puis une chaise. J'entends s'ouvrir les tiroirs.  "Touche pas aux portes du buffet", crie la vieille, "ya un loup dedans". "Les loups vivent très loin dans les montagnes où il fait froid", rétorque le mouflet à qui on ne la fait pas.  Il ajoute: quand je serai grand, je serai chasseur de loups le dimanche et bûcheron pendant les vacances.  Pan, pan, mort le loup, blam, blam, tombé le grand arbre!
Une fois l'aïeule et l'enfant partis, je vais cueillir quelques poires, je débarrasse la table et m'aperçois que mon grand couteau à pain a disparu.  Quand j'arrive chez ma voisine, je la trouve   dans sa cuisine en train d'éplucher des carottes. Je lui explique en deux mots le motif de ma visite, et nous montons dans la chambre de   l'enfant  qui, dès qu'il me voit, rabat la couverture sur son lit. Nous soulevons la couverture, le grand couteau à pain est bien là, au milieu du lit, la pointe sur l'oreiller.  Son manche est emmailloté dans un foulard noué par un lacet, et il semble reposer comme une poupée qu'on aurait soigneusement couchée et bordée. Après un interrogatoire subtil mais néanmoins serré, Anatole finit par avouer son méfait: il a volé la scie. Nous rectifions: c'est un couteau, pas une scie. Anatole nous explique que non, c'est une jeune scie. Elle a besoin de sommeil, de beaucoup de sommeil pour devenir une grande et belle scie. Après quelques nuits au chaud dans le lit, ses dents auraient commencé à pousser.

*des arrière-petit-fils: alors là, je ne suis pas certaine de l'orthographe.

samedi 6 août 2011

Ni titre ni photo

La photo, je n'ai pas osé la faire. Le titre, je n'en ai pas trouvé. Remercions Didier Goux ?
 C'est après la lecture de son Journal que j'ai acheté le dernier tome du Journal de Renaud Camus, Parti pris. J'avais dit pourtant qu'on ne m'y reprendrait plus: replonger dans l'exercice de style "mille variations sur les thème "je passe la moitié de ma vie à l'hôtel, mais je déteste le bruit dans les hôtels, qu'on me vire tous ces rustres petit-bourgeois dès que j'en franchis le seuil", ou "si on ne me dit pas "Bonjour Monsieur" au lieu de "Bonjour (tout court)," je te  balance Saint-Simon et la marquise de Sévigné dans les gencives", plus les interminables visites de maisons d'obscurs écrivains nordiques dont je n'ai jamais lu un traître mot et qui me semblent parfaitement installés dans leur oubli nordique et légitimement indérangeables, sans parler des musées de provinces  qui, s'ils sont fréquentés, deviennent de ce fait  infréquentables, et s'ils ne le sont pas, ne gagneraient rien à le devenir, bref, BREF, j'ai replongé.
Lire le Journal de Renaud Camus n'est pas bon pour le promeneur. Pour celui qui désire visiter un monument, un quartier, soit, mais se promener après avoir lu le Journal de Renaud Camus, c'est mauvais pour le moral.   On voit tout ce qu'il ne faudrait pas voir, ce à quoi on ne fait pas attention. La moindre poubelle mal placée, le moindre parasol de couleur vivre flanquant (non, dénaturant, vandalisant) la façade d'un monument public, vous gâche le plaisir de regarder alentour. Le papier gras, la canette à côté de la poubelle vous exaspèrent dix fois plus qu'hors temps de  lecture camusienne.
Sinon, comme titre, j'avais à boire, vite, à boire
Je suis allée me promener dans un joli village où il y avait une exposition de photographies. Partout était écrit "expo photos". Ho, expo photos, c'est toujours mieux que foire aux tofs, non  ?" Les tofs sont trop  nazes, laisse tomber c'est mort,  mais le bled est trop beau, a dit un  gamin sur la place. C'est vrai que les gamins, la vérité elle leur sort de leur bouche, a répondu le père à la mère qui jetait des coups d'œil orgueilleux  à la ronde pour voir si tout le monde se rendait bien compte de la précocité de sa progéniture.
Eh bien je suis sûre que je n'aurais rien entendu, si je n'étais pas juste sortie du journal de Camus. Ou je ne l'aurais pas entendu si fort. Le père a offert des bouteilles de soda à ses fils, âgés de sept et huit ans environ et a secoué tiré la petite dernière, agrippée à sa poussette, pour la mettre devant la fontaine. Il ne voulait pas la noyer, bien qu'elle fût fort laide, mais la prendre en photo. Il a sorti son appareil de son sac à dos molletonné,  un  gros engin avec un zoom en érection, et clic, clic, a tourné autour de la fontaine et de sa fille en maudissant la lumière, le soleil, les nuages et la camionette du pâtissier en arrière-plan.  Un jeune homme, lui-même équipé d'un puissant camescope, fit remarquer au père qu'il gagnerait à enlever la tétine en plastique rose de la bouche de l'enfant. Pendant ce temps, les deux garçons s'aspergeaient de Fanta et de Coca et s'insultaient joyeusement. Le père tira fort pour déboucher l'enfant, le bruit de ventouse du caoutchouc mouillé qu'on décolle précéda d'une seconde seulement le  hurlement puissant de la pauvre têteuse. Juste avant de prendre le large, j'aperçus les lèvres de la fillette,  rougies et gonflées par une sorte  d'eczéma qui dessinait en relief le contour exact du truc en plastique. J'ai eu terriblement envie de sortir mon petit compact pour fixer l'expression de l'enfant, un mélange de colère et de désarroi, mais je n'ai pas osé, et j'avais mal pour elle.

Pourquoi ""à boire, vite, à boire" ? Ah oui, le soleil tapait dur sur la place du village, des touristes et promeneurs buvaient à l'ombre des parasols, à la terrasse des cafés. De cela, rien à redire, même Renaud Camus aurait trouvé sobres et pimpants à la fois les parasols blanc cassé, les chaises de métal ou de bois. C'était juste un joli petit village, pas un quartier médiéval classé.
Tous les jeunes gens, tous les enfants, avaient à la main qui un biberon, qui une bouteille d'eau, qui une canette de soda, comme si l'on était dans un désert, comme si une attaque de déshydratation subite menaçait de les envoyer à l'hôpital, à deux pas d'une fontaine, d'une épicerie, de terrasses de café. On voit de plus en plus de grands gars, de jeunes adultes, qui ne sortent pas sans leur bouteille de soda bien sucré qu'ils balancent à bout de bras, alors que pendant longtemps, devenir grand, c'était savoir prévoir, se retenir, attendre un peu.  C'est assez nouveau.

lundi 18 juillet 2011

Le merle pecnaud

"Et lorsqu'un vent d'orage commencera à évacuer les détritus des banlieues par delà la mer, des gens comme le "merle pecnaud" clameront plus fort que nous qu'ils ont toujours été des nôtres, la preuve, ils écrivaient des blogs nauséabonds...." (source)

J'ai failli répondre méchamment, mais  à quoi bon ?
J'ai failli expliquer que quand on est un Français défenseur de l'Histoire  et de la culture version "touche pas à mes traditions millénaires et gare à la peste de gauche" on clame "la terre ne ment pas", on ne se moque pas des gens qui vivent à la campagne et  y travaillent.
Mais à quoi bon ? Le type qui a écrit ça ne comprendrait pas. C'est qu'ils ont leurs limites, les Blogo-Croisés de la France éternelle  et chrétienne, et ces limites sont vites atteintes. Ils ne cessent  de brailler, d'écrivailler à l'unisson "il faut choisir son camp", mais bloguer les occupe à temps complet et use   leurs faibles capacités de réflexion qui s'amenuisent au fil des billets, puis  leur front s'abaisse au fur et à mesure que leur cerveau rétrécit..
  Didier Goux épingle avec talent les conneries des gauchomodernoeuds, et il n'est jamais en peine d'en trouver tant ça frétille dans les viviers . Les  réacs idiots qui grouillent dans leurs nasses ont de la chance que personne n'en fasse autant pour eux, car il y aurait matière.
Eh oui, je suis une pecnaude, une plouque. Je parle de mes vieilles voisines dans mon blog, je publie des photos de ma campagne, et j'ignore à peu près les p'tits fachos mégalos des blogs qui se moquent des paysans...
Eternel mépris de ceux qui se croient toujours au-dessus d'un bouseux; ça doit être la nouvelle mode, tout ce qui n'est pas facho des villes est bobo ou gaucho des champs, sans doute. Bref.

mardi 12 avril 2011

Continuons le combat

L'affreux Nicolas  dit "Cassez-vous" aux femmes en burqa.
Oui, mais si elles viennent d'une famille  normande ou bourguignonne  depuis trois siècles ? On les bannit ?
J'aimerais bien savoir combien de Français convertis à l'Islam  radical ont changé de pays, pour élever leurs enfants et vivre leur foi dans un pays où c'est plus facile pour eux. 
Je ne crois pas que dix centimètres de tissu  en moins et un visage reconnaissable changent grand-chose.  C'est déjà bien qu'on interdise  la burqa sur la voie publique, c'est un minimum, pas de quoi en faire un fromage. Mais tous ces intégristes, hommes et femmes, en habit religieux....  Pas besoin, comme le demandait je ne sais plus quel politicien délégué à l'intégration déçu du sarkozysme, de mettre une étoile verte sur les musulmans pour les stigmatiser. Le voile qu'ils mettent eux-mêmes sur leur femme remplit très bien cette fonction.
S'ils pouvaient se casser aussi, les responsables religieux pignon sur rue  que John Paul Leperse interviouvait  à Roubaix , qui disaient que si la France devenait en majorité peuplée de musulmans, bien sûr qu'on laisserait tomber la démocratie pour la Charia....
S'ils pouvaient se casser, tous ces intégristes, ou ne plus chagriner le paysage...

Et s'ils pouvaient emmener loin loin loin  les cyclistes aux ignobles tenues de nylon bariolé, à l'entrejambe et aux fesses moulés que c'en est comique, gantés et  lunettés de noir, casqués comme des coléoptères, avec de la pub fluo plaquée sur le torse et le dos, qui manifestent chaque dimanche en groupe élastique  bouchant  nos routes de campagnes sur des kilomètres, eh bien tant mieux.

dimanche 19 décembre 2010

Crèches de Noël




Place du Parlement, à Rennes

*


Dans une vitrine, à Rennes

*
Crèches ici et là, à Rennes. Il y en a bien d'autres, hors des églises, sans que personne - tradition oblige - n'y trouve à redire.

***
.