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vendredi 22 avril 2016
Ah, les jolies vacances !
Je veux participer au camp d'été réservé aux victimes du racisme d'Etat ! Ce camp qui s’inscrit dans la tradition des luttes d’émancipations décoloniales anti-capitalistes et d’éducation populaire est tout ce qu'il me faut.
Comment ça, je ne suis pas noire ? Et alors ? Les Arabes ne peuvent pas y aller non plus ?
Comment ça je ne suis pas arabe ? Je suis BRETONNE. Et si on me dit que les Bretons ne sont pas victimes du racisme d'Etat, alors, hein... je ne sais pas ce qu'il vous faut. Ma race est d'une conscience qui vous dépasse. Nombre de mes ancêtres ont péri dans vos guerres coloniales. Nombre de mes ancêtres ont subi, dans les écoles de votre République, des humiliations quand ils osaient parler leur langue, qui est presque éteinte maintenant. Nombre de mes ancêtres ont émigré vers la capitale, entre les deux guerres, et ont contribué a construire et reconstruire ce pays qui nous a parqué dans des ghettos (Montparnasse) et relégué les forces vives de notre jeunesse dans des professions décriées et avilissantes (police, poste, administrations diverses) Ma religion a été théocidée pendant votre révolution bourgeoise, ma langue a été linguicidée...
Les Bretons sont des racisés comme les autres !
En plus, je n'amènerai pas ma bombarde, je sais jouer deux trois trucs à la guitare et à l'accordéon diatonique, et faire des crêpes comme personne, alors !
lundi 11 janvier 2016
Si j'étais immigrée...
- Ce ne sont pas des immigrés, ce sont des réfugiés
- N'oublions pas qu'ils ont fui les bombes...
- S'ils ont fui les bombes, pourquoi ont-ils laissé leurs femme et leurs enfants dessous ?
***
J'ai lu ça au moins cent fois.Quand, dans l'histoire de l'immigration, a-t-on vu des vagues de familles passer d'un pays à l'autre ? En général, il y a un homme qui part pour tâter le terrain, faire son trou, et organiser l'arrivée du reste de sa famille. Idéalement, il trouve du travail, économise un peu et se débrouille pour que tout le monde le rejoigne, légalement ou pas. C'est ainsi que sont partis les Européens pour les Etats-Unis, ces deux derniers siècles. C'est ainsi que sont arrivés les Africains chez nous.
Qu'est-ce qu'il y a de mal à ça ? C'est facile de conseiller aux immigrés de se battre dans leur pays, pour leur pays, plutôt que venir nous encombrer. Je voudrais bien y voir certains. En quoi faut-il absolument discréditer l'immigré économique au profit du réfugié ? D'autant que l'image du réfugié n'est pas très nette: tantôt c'est le pauvre hère aux pieds nus fuyant toute la misère du monde, qui a vendu ses trois chèvres faméliques pour payer un passeur, l'enfant de douze ans orphelin qui s'agrippe au train d'atterrissage de l'avion, tantôt c'est un lettré de la classe moyenne qui a mis toutes ses économies dans le coup et veut refaire sa vie dans la paix, le respect de la démocratie et l'éducation d'enfants occidentalo-compatibles. La réalité est rarement aussi simple, et l'immigration syrienne s'accompagne d'une publicité mensongère.
Je ne comprends pas toute cette langue de bois, tout ce fatras de beaux discours. On ne veut pas faire monter les idées du FN ? On ne veut pas rejeter le petit corps d'Aylan dans les vagues ? On veut montrer qu'on est humaniste, charitable, fraternel, tout ça ? Mais on peut l'être, ou tendre à l'être, sans se gargariser de gogoleries démonstratives. Il me semble que si on virait les salafistes étrangers, si on essayait vraiment de décourager les intégristes français, si on incitait les musulmans raisonnables à s'organiser pour se démarquer des nuisibles, on ferait déjà beaucoup pour tous. Fermer les mosquées salafistes plutôt que commémorer en larmoyant serait un message fort, comme on dit, et salvateur pour les immigrés qui n'ont pas envie de se positionner en ennemi de nos coutumes et de la laïcité. Annoncer la couleur à l'arrivée, et ne pas négocier sur la mixité et d'autres petites choses auxquelles on a la faiblesse d'accorder de l'importance.
Et ne pas oublier que dans les hôpitaux publics, un médecin sur cinq a obtenu son diplôme à l'étranger. Qu'il y a une part grandissante de professeurs dont les parents étaient immigrés. Ce n'est pas spectaculaire, c'est pourtant vrai.
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vendredi 11 décembre 2015
J'ai pris le train
Ce n'est pas pour me vanter, mais j'ai pris le train.
Il est parti à l'heure
Il n'y avait pas de gel sur les rails ou les caténaires.
Pas de neige
Pas d'inondation, rien.
Aucune biche, aucun sanglier n'ont encombré la voie.
Aucun suicidé non plus.
Dans le wagon, il n'y avait pas de terroriste, il n'y avait pas d'islamiste ostensible
Il n'y avait pas d'adolescents qui mettaient les pieds sur les sièges ou écoutaient de la musique en mugissant en rythme
Il n'y avait pas de petit chien jappant dans son panier
Il n'y avait pas de bébé pleurant, pas de soldats beuglants, pas de téléphones portables stridents
Et pourtant, c'était un vrai train qui roulait vraiment. Il est arrivé à la gare à l'heure prévue.
lundi 12 janvier 2015
Et demain ?
Je n'ai pas mis d'affiche "Je suis Charlie" sur mon blog, et je n'ai pas manifesté avec un panonceau "Je suis Charlie". Je ne mettrai pas d'autocollant "Je suis Charlie" sur ma voiture.
Je n'ai pas besoin de cela.
Je ne dis pas que j'ai manifesté pour la liberté d'expression, et la laïcité, et la démocratie, je ne dis pas que j'ai que j'ai manifesté pour ou contre tout ce qu'on a pu entendre mille fois depuis quelques jours.
Je n'ai pas manifesté, d'ailleurs. Je suis sortie de chez moi, je suis allée dehors, avec d'autres Français qui étaient dehors. Je n'étais pas un mouton, je n'étais pas un veau, je n'étais pas en proie à mes émotions, j'étais une personne avec d'autres personnes. Je n'y suis pas allée comme quelqu'un qui va sans réfléchir, je n'étais mue par aucun instinct grégaire. J'étais présente. Et là où j'étais présente il n'y avait pas de m'as-tu vu à la télé ou entendu dans le poste, pas de slogans, pas de chants, rien qui soit ridicule, festif, bruyant, bas, laid. Il n'y avait pas des gens en foule, en masse, il y avait une foule, une masse de personnes, mes voisins, des vieux, des jeunes, des enfants avec leur chien, des collégiens avec leur portable, une dame avec des poireaux dans un cabas. Il y avait un aveugle qui disait: "mais qu'est-ce qu'on voit, je n'entends presque rien" ? Rien, lui répondait-on. On voit juste que tout le monde est là, et que c'est incroyable qu'il y ait autant de monde.
vendredi 5 décembre 2014
Ravie de la crèche
On approche de Noël et il n'y a AUCUN billet sur les crèches ? C'est un scandale. Les blogs, c'était mieux avant. La laïcité, l'islamophobie blogosphérique galopante, l'anti-islamophobie blogosphérique galopante, c'était mieux avant. Même la radio en parle et nous dit qu'il y a des endroits où l'on enlève les crèches toutes fraîches montées pour respecter la laïcité. Sur les blogs, plus rien. On a épuisé le sujet. On s'en fout que le Père Noël passe ou pas et mette des cadeaux sous le sapin, ou pas, à l'école Jules Ferry.
Pire, les blogs féministes qui hurlaient à l'islamophobie dès qu'on osait émettre la critique d'un imam ou d'un savant coranique autoproclamé qui voulait ébouillanter les Juifs, anéantir Israël et hallerbarder les homosexuels (ou l'inverse ou dans le désordre ? je ne voudrais pas médire, un procès est si vite arrivé! ) ne parlent plus que de viol, et de lutte contre le viol. Les saints égorgeurs ont fait beaucoup de mal à tous les youpi l'islam de la blogosphère, qui n'osent plus rien dire et effacent leurs anciens billets, et on ne voit plus Houria Bouteldja à la télé. On n'entend plus Tariq Ramadan non plus. Les ultra gauchistes antiracistes antifas n'osent plus trop ramener leurs mamans toutes voilées et autres prudes bigotes ou vigoureuses djihadettes islamistes. Tout un monde qui s'écroule.
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mardi 7 octobre 2014
Vive l'utérus durable !
Grâce à une donneuse de 61 ans (ménopausée, donc), une Suédoise de 36 ans à qui la nature avait oublié de placer un utérus à l'endroit ad hoc, a pu donner naissance à un joli bébé tout neuf.
L'article est ICI
J'interdis à l'abominable Nicolas de commenter de quelque façon que ce soit ce billet.
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vendredi 3 octobre 2014
Notre soeur l'araignée
Le jour de la saint François d'Assise, patron des animaux, la SPA ouvre ses portes. Quand j'étais enfant et que j'allais au catéchisme, saint François était mon saint préféré. Ma "dame catéchiste", comme on les appelait à l'époque, était italienne, et la vie n'avait pas été tendre avec elle: son maçon de mari avait glissé d'un échafaudage et rendu l'âme sur le coup; leurs trois bébés successifs n'avaient survécu que quelques heures avant de succomber à un mal indéfini. Seule, veuve à trente ans, sans problème d'argent grâce à la prime et à la pension du défunt, elle commença à parler avec les oiseaux. Elle offrait du pain aux moineaux en chantant le Cantique des Créatures, elle conversait avec la chouette qui nichait dans son grenier. J'allais chez elle un soir par semaine après la classe, avec une dizaine de garnements et drôlesses de l'école publique. Nous dévorions des biscuits avec du chocolat et de la confiture, et la grenadine coulait à flots. Ceux des écoles catholiques avaient le catéchisme dans leur chapelle à eux, les pauvres, et je doute qu'on leur ait appris à transporter délicatement une araignée sans lui abimer les pattes, du coin du buffet de cuisine à l'appentis derrière. Ne m'en veux pas, notre sœur l'araignée, lui disions-nous, mais tu seras plus à ton aise là où ta toile ne sera pas détruite par le balai, et les mouches seront aussi dodues, tu verras.
Un jour, adulte, je suis allée à Assise. C'était en été, la chaleur était étouffante, et dans la basilique on étouffait aussi. J'ai reconnu, dans les fresques de Giotto, les images que ma dame catéchiste nous donnait pour marquer les pages de notre livre de prières, les affichettes et les calendriers couvrant les murs de sa cuisine. Les fresques de Giotto avaient des centaines d'années, je le savais bien, mais en les scrutant je cherchais et reconnaissais leur original, leur matrice, qui demeurait à jamais chez une Italienne un peu folle, et dans un petit coin heureux de mon enfance.
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jeudi 24 juillet 2014
Anthropologie relative du billet de blog
J'aime bien les châteaux de sable. Les enfants courent
autour et creusent à toute vitesse quand la marée montante submerge
leurs douves frêles. Les murailles s'effritent et s'effondrent, mais les gamins les embellissent encore, ajoutent une algue, un galet, un morceau de bois. Aucun d'entre eux ne pleure et ne regrette le temps passé à construire quelque chose d'aussi éphémère. Ces bâtisseurs enfantins sont innocents, désintéressés et sages.
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vendredi 11 juillet 2014
Grâce à toi
Un soir, il y a quelques années, je regardais un reportage qui passait tard le soir, J'irai dormir chez vous. Le journaliste, Antoine de Maximy, voyage dans le monde entier. Il se fait héberger chaque soir par des inconnus du matin. Ce jour là, il demanda à une jeune femme qui tenait par la main un petit garçon de cinq ans s'il pouvait venir passer la nuit chez elle. Était-ce au Portugal, en Espagne ou en Amérique latine ? Je ne sais plus. Elle accepta tout simplement, il les suivit, elle présenta le voyageur à son mari qui rentrait du travail, et prépara le repas. Le petit garçon disposa sur la table assiettes et fourchettes, puis dit à l'invité: " tu vois, d'habitude, nous sommes tout le temps trois à table. Grâce à toi, ce soir, nous serons quatre."
Chaque fois que je lis le mot hospitalité j'entends la voix de cet enfant, je revois son visage grave et confiant.
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jeudi 19 juin 2014
Un R a disparu...
Alors là, je tombe des nues. On me l'aurait dit avant que je ne l'aurais pas cru. Et quoi qu'on m'aurait dit ? Qu'un r de Rrom aurait mouru, comme ça. Serait tombé comme un brave petit soldat au combat, ou comme une feuille morte à l'automne alors qu'on est en été. Se serait évanoui, évaporé, pulvérisé. Mais pourquoi, pourquoi ? Pourquoi nos Bohémiens, Romanichels, Manouches, Tziganes, Voyageurs, Roms, transfigurés en Rroms pendant quelques années, dégringolent-ils maintenant au point de se déglinguer l'appellation, et de rouler tout cabossés, avec un r en moins ? Mystère. Il n'y a rien de bon là-dedans, je prédirais même que ça craint pour eux. Les fiers gitans, les circasiens de génie, les guitaristes musclés aux semelles de vent, c'est fini. On le pressentait déjà un peu. Le coup de la belle étrangère dans des bas-quartiers de bohémiens a pris un coup dans l'aile. Si même les militants antiracistes acharnés, les défenseurs du Rrom et de la burqa à tous les étages, les dames pleines de bonté bonne leur ont soufflé une partie de leurs r, c'est mauvais signe: signe qu'il y a du laisser aller (qui n'est pas sans rappeler les compromissions les plus sombres de nos heures les plus rances de notre Histoire la plus moisie) dans la défense du Rom, surtout quand elle pourrait faire de l'ombre à celle du mmusulman. Rappelons qu'il n'est pas beau d'ethniciser les difficultés des pauvres et des victimes du colonialisme. Les mots sont importants, et tuer une lettre n'est pas innocent.
jeudi 16 janvier 2014
J'entendais moins le bruit, et j'aimais bien
Il y a dans les fêtes foraines une drôle d'attraction qui ne ressemble pas aux autres.
On enferme les enfants dans des bulles posées sur une piscine et on les y laisse une dizaine de minutes. Au début ils font rouler la boule, et après ils restent calmes.
Quand ils en sortent, ils se mettent les mains sur les oreilles. "J'entendais moins le bruit, et j'aimais bien", dit une petite fille qui voudrait y retourner.
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lundi 6 janvier 2014
Billet théophobe
Que l'année 2014 vous soit douce et que les religions nous lâchent la grappe.
Toutes les religions ? Presque toutes.
La religion rend l'homme mauvais, la dinde obèse, l'agneau pusillanime, le sapin décapité et le Shiva multibras. L'agneau redoute les fêtes où on le mange, le lapin sauvage et le hérisson timide redoutent le ouikinde de la Toussaint bien plus que l'ouverture de la chasse. La route en bas de chez moi est inondée rien que pour me rappeler qu'on vit dans une vallée de larmes, et deux témoins de Jéhovah , entés d'une triste enfant malingre, sont venus me réveiller à l'aube pendant les vacances de Noël, ranimant des instincts de meurtre que je planque très bien d'habitude au plus profond de mon cerveau reptilien.
Partout dans le monde on s'étripe et s'entretue au nom de dieux qui s'en foutent comme de l'an quarante, occupés à cuver leurs nectars d'Ambroisie en tripotant des vierges remises à neuf tous les matins qu'ils font depuis qu'ils ont créé l'homme et la jeune fille. La dinde, l'agneau, le lapin et le hérisson n'en pensent pas moins et sanglotent autant qu'ils peuvent, mais ce falot de Saint François d'Assise ne bougera pas le petit doigt, épuisé d'avoir porté à Rome le premier pape de son nom, encore un qu'on attend au tournant vu qu'il ne parle pas avec les loups, lui, ni même avec notre sœur l'araignée qui vient boire, la nuit, la larme perlant au creux de nos paupières closes.
Que les druides et autres Celtes frappadingues la ferment un peu, déjà. Leurs jérémiades et pleurnicheries à propos du sapin de Noël dans les écoles et sur les voies publiques me tapent sur le système. Méfions nous, mes sœurs, de ces types en robe blanche, vu que c'est sûrement leur femme qui fait la lessive et que le linge tâché de glu de gui n'est pas facile à ravoir. Le druide, en plus d'être chiant pour la femme, ne connait pas Noël et nous bassine avec son antichristianisme (quand on vous dit qu'ils se bouffent entre eux, tous ces mystiques à la petite semaine) comme quoi c'est trop honteux dans un pays laïc de plaquer la fête des solstices pré- néandertaliens sur une autre qui n'a rien à voir et qui est une plaie saignante dans le cœur des hommes qui croient ailleurs ou à un autre étage et n'en sont pas moins français de racines et de radicelles comme vous et moi surtout s'ils sont celtes.
Que les loubavitchs la mettent en veilleuse, aussi. Nous avons tous en mémoire la triste histoire de la crêche Baby Loub' avec sa puéricultrice perruquée jusqu'aux pieds réclamant des sommes extravagantes après s'être fait virer pour port de perruque ostentatoire. Ces gens-là savent y faire avec le fric, au moins on peut leur reconnaître ce talent. Encore des intégristes prosélytes qui vont nous apprendre ce qu'est la laïcité, tiens.
Que les zoroastriens aillent faire un tour sur une autre planète, ça nous fera des vacances. Ces primitifs allument des grands feux de temps à autre et tournent autour comme des scouts attardés qu'ils sont , en psalmodiant qu'ils vont tuer les homosexuels et les juifs comme c'est demandé dans leur livre saint. Et de temps en temps ils s'y mettent, c'est pourquoi les homosexuels se sont réfugiés dans les marais et les juifs dans leur terre promise.
Que les chrétiens se taisent à jamais. De tous les obscurantismes, c'est vraiment le plus louche et le plus nocif. Ces obsédés sexuels prétendent qu'il faut protéger la pudeur de leurs femelles en les cachant sous des tas de chiffons, en leur accordant le moins de droits légaux possibles, voire en les mariant dès le plus jeune âge, quitte à modifier les lois édictant l'égalité des sexes à l'école et ailleurs. La dernière trouvaille de ces illuminés, c'est de faire balader les enfants des écoles par des groupes de "mômans toutes baptisées", mères voilées comme la vierge de leurs églises, parce que leurs prêtres leur ont dit "croissez, multipliez-vous, normalisez-vous et présentez la météo avec la barbe, le torchon à carreaux et la capote sur la tête au cas où on n'aurait pas compris que c'est Dieu le patron et pas cette idiote de république arrivée par erreur et maintenue par faiblesse, mais yen a plus pour longtemps si Dieu le veut." Ceux-là, ils en tiennent une sacrée couche.
Les seuls dieux qui valent le coup sont les dieux lares, connus déjà des Etrusques, et pour qui on organisait des fêtes compitales dans la Rome antique. Les dates de ces fêtes changeaient chaque année et étaient annoncées début janvier, chouette, je suis dans les temps. Ceux qui avaient loupé la date offraient des fleurs, des fruits et du biscuit de Savoie à leurs petits dieux qui le leur rendaient bien. Avant la brique d'aluminium et le réfrigérateur, les dieux lares domestiques empêchaient le lait de tourner et le jambon d'avoir une mauvaise odeur le lendemain. Depuis longue lurette ils chassent les punaises des lits, encouragent les arbres du verger à fournir de beaux fruits juteux, protégent le magnétoscope de la foudre, surveillent la toiture quand le vent gronde. Aujourd'hui encore, pour ceux qui les hébergent et les honorent, ils guident la petite souris, chauffent la couche du chat, disputent au nuage le rayon de soleil qui séchera le linge, font chanter juste la fille de la maison, encouragent l'escargot primeur à aller goûter les semis du voisin plutôt que les vôtres, copinent avec les merles siffleurs et les crocus de fin d'hiver. Et personne n'est jamais mort pour eux, ou en leur nom.
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vendredi 6 décembre 2013
vendredi 15 février 2013
mercredi 17 octobre 2012
Bloguer ou faire des crêpes ?
J'ai failli écrire à Didier Goux pour m'auto-dénoncer afin qu'il me flagelle dans ses moderneuneus.
On ne devrait pas relire ses commentaires.
Enfin, moi je ne devrais pas, mais il y en a surtout certains que je n'aurais pas du écrire, ou pas comme ça... Comme celui-là, chez miss Elodie: "On fait encore le grand écart avec une jambe du côté du féminisme pur et dur, et une autre du côté de "ne stigmatisons pas le garçon arabe au nom d'un féminisme instrumentalisé qui fait le jeu des racistes d'extrême-droite."***
Le plus étonnant est que les jambes ne se soient pas encore désarticulées, depuis le temps."
Ce n'est pas que je veuille me vanter en réclamant la palme de l'auto-dérision, mais quand j'ai relu cette belle envolée une heure après, je me suis fais éclater de rire toute seule, à cause de l'image évoquée par ce grand écart.
Je vais mettre moins de café dans mon calva, le café, ça énerve.
*** Voir le commentaire de Chieuvrou, plus bas
On ne devrait pas relire ses commentaires.
Enfin, moi je ne devrais pas, mais il y en a surtout certains que je n'aurais pas du écrire, ou pas comme ça... Comme celui-là, chez miss Elodie: "On fait encore le grand écart avec une jambe du côté du féminisme pur et dur, et une autre du côté de "ne stigmatisons pas le garçon arabe au nom d'un féminisme instrumentalisé qui fait le jeu des racistes d'extrême-droite."***
Le plus étonnant est que les jambes ne se soient pas encore désarticulées, depuis le temps."
Ce n'est pas que je veuille me vanter en réclamant la palme de l'auto-dérision, mais quand j'ai relu cette belle envolée une heure après, je me suis fais éclater de rire toute seule, à cause de l'image évoquée par ce grand écart.
Je vais mettre moins de café dans mon calva, le café, ça énerve.
*** Voir le commentaire de Chieuvrou, plus bas
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vendredi 17 août 2012
La ville est calme
Aujourd'hui, rien à signaler pour Quimper-ouest, Vannes-sud, Rennes-nord, Concarneau et Ploërmel. La nuit a été calme, il n'y aura pas de forces de police déployées dans ces endroits cités.
vendredi 13 juillet 2012
Maudits soient les catholiques
Maudits soient les catholiques et leurs pèlerinages, leurs processions, leurs chapelets, leurs exorcistes et leurs prières à la noix !
Maudite soit cette pluie qu'ils nous font tomber sans arrêt.
Supermaudites soient les rogations ! Les nappes phréatiques sont pleines, bon sang ! Alors pourquoi, pourquoi, POURQUOI ?
Autant le dire tout de suite: si ça continue comme ça, j'allume le feu dans ma cheminée avec les pages de l'Ancien Testament et j'y fais griller des merguez halal, en ce vendredi.
jeudi 13 octobre 2011
Enfin la fin.
C'est bientôt le bug du 11/11/11, avec fin du monde à la clé. On aurait tort de se préoccuper de vétilles. Il reste 29 jours avant la fin du monde et j'ai précisément 29 bouteilles de Bourgogne dans ma cave.
Si ce n'est pas un signe....
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vendredi 16 septembre 2011
J'en ai trouvé un beau
J'ai découvert un joli blog:
"Les néos-réacs ont trouvé leurs héros: Elizabeth, Finkie, Zemmour... Pour être tout à fait honnête, ils ne les ont pas trouvé, on les leur a offert.
Il est arrivé, en effet, un jour où l'on a ouvert des colonnes médiatiques à ces grands patriotes, très discrets sur leur amour de la France jusque là, pour une raison que ne se permettent même pas d'interroger nos fiers néo-conservateurs pourtant férus de complotisme et habituellement grands amateurs d'analyses aussi profondes que subtiles.
[...]
Comme, en plus, il sera toujours moins dangereux de chier sur une mosquée du 9.3 que d'interpeller le rôle d'une communauté en col blanc dans le naufrage du pays (comme peut en témoigner le pédé vénérable Renaud Camus qui a bien vite préféré diriger ses flèches contre un autre cible que celle qui lui avait valu ses premiers – et seuls vrais – déboires...), il y a incontestablement là un boulevard populiste promis à un lumineux avenir que nos amis si avides de reconnaissance sociale auraient bien tort de ne pas exploiter. "Ces extraits sont à replacer dans leur contexte sur ce merveilleux blog, eure-et-cas, tenu par une certaine Sonia, qui commente ainsi chez Dxdiag:
"Mettre un frein à la natalité suppose evidemment le recours à la contraception, la sterilisation et l'avortement: ces actes sont incompatibles avec le respect de la dignité humaine. On ne gere pas des hommes comme des animaux, lesquels peuvent effectivement etre nuisibles a trop haute concentration, alors que l'homme possede une ame de valeur infinie que Dieu seul peut controler, c'est lui l'auteur de la vie et le decideur de la mort."
(amies féministes, bonjour!)
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lundi 24 janvier 2011
L'aumône est le troisième pilier de l'islam.
Il est deux heures, et je suis dans la cafeteria d'un centre commercial de Nantes. Il n'y a plus grand monde, les serveuses s'affairent mollement, discutent, portent les derniers cafés.
Une vieille dame menue et toute petite s'approche du bar et interrompt les conversations. "Monsieur, je suis venue tout à l'heure et j'ai oublié un billet de cinq euros sur la table, vous ne l'auriez pas ramassé ?" Les serveuses et le barman font non de la tête. "C'est que je ne suis pas bien riche, et que cinq euros, n'est-ce pas... Je me demandais si vous n'aviez pas pris le billet pour un pourboire, mais cinq euros, tout de même..." Les serveuses retournent desservir, l'homme reprend son torchon et essuie ses verres. La vieille dame regarde un peu partout. Il y a encore quatre ou cinq tables occupées dans un coin de la salle. Elle aborde humblement les familles. "Je suis venue tout à l'heure et j'ai oublié un billet de cinq euros sur la table, vous ne l'auriez pas vu et mis de côté pour le rendre ? La façon dont elle regarde les assiettes à moitié pleines, les mousses au chocolat, les petits pains, ne trompe pas grand monde. Elle fait trois pas vers une table où trois jeunes Arabes parlent fort en brandissant un journal au-dessus de leur café, puis elle tourne le dos. Un des trois, un petit brun noiraud avec du plâtre dans les cheveux et des chaussures de sécurité couvertes de traces multicolores lui tape sur l'épaule: "eh, m'dame, c'était pas plutôt dix euros ? Pasque j'ai trouvé un billet, justement, sur ma table, là..."
Landes de Cojoux
Une vieille dame menue et toute petite s'approche du bar et interrompt les conversations. "Monsieur, je suis venue tout à l'heure et j'ai oublié un billet de cinq euros sur la table, vous ne l'auriez pas ramassé ?" Les serveuses et le barman font non de la tête. "C'est que je ne suis pas bien riche, et que cinq euros, n'est-ce pas... Je me demandais si vous n'aviez pas pris le billet pour un pourboire, mais cinq euros, tout de même..." Les serveuses retournent desservir, l'homme reprend son torchon et essuie ses verres. La vieille dame regarde un peu partout. Il y a encore quatre ou cinq tables occupées dans un coin de la salle. Elle aborde humblement les familles. "Je suis venue tout à l'heure et j'ai oublié un billet de cinq euros sur la table, vous ne l'auriez pas vu et mis de côté pour le rendre ? La façon dont elle regarde les assiettes à moitié pleines, les mousses au chocolat, les petits pains, ne trompe pas grand monde. Elle fait trois pas vers une table où trois jeunes Arabes parlent fort en brandissant un journal au-dessus de leur café, puis elle tourne le dos. Un des trois, un petit brun noiraud avec du plâtre dans les cheveux et des chaussures de sécurité couvertes de traces multicolores lui tape sur l'épaule: "eh, m'dame, c'était pas plutôt dix euros ? Pasque j'ai trouvé un billet, justement, sur ma table, là..."
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