Affichage des articles dont le libellé est promenades cybernautiques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est promenades cybernautiques. Afficher tous les articles

jeudi 8 septembre 2016

Bel automne


J'ai reçu plein de mails dans lesquels on me demandait pourquoi je ne bloguais plus. Enfin, plein, c'est à dire quelques dizaines. Enfin, euh, non, à peine une dizaine. Neuf mails, quoi.
J'ai répondu à tous à peu près la même chose "j'sais pas trop pourquoi"... J'ai pas tellement envie...
J'ai commencé ce blog en réaction à la censure qui m'avait été imposée dans les commentaires d'un blog féministe de gauche, Mlle S pour ne pas la nommer. (Oukellépassée, celle-là ?).
Ah, qu'il était bien le temps où j'allais sur les blogs féministes pour causer d'islamisation de la France ! Qu'il était doux le temps où des gogolinettes de gauche m'accusaient d'avoir des "fantasmes de péril islamiste"!
L'actualité m'ahurit. J'ai l'impression de vivre dans une période historique molle. Après avoir écrit des kilomètres de commentaires et de billets sur le péril islamiste, justement, je ne suis toujours pas devenue cynique. Je suis contente qu'on ferme certaines mosquées, qu'on vire certains prédicateurs, je n'éprouve plus le même sentiment d'agacement et de désespoir envers ceux qui ne veulent pas voir. Je sais qu'ils voient, et qu'ils ont fait leur choix en dépit de discours de convenance, pour la plupart, parce qu'au fond ils ont soif de dictature et que, quoi qu'ils en disent, ils sont las de la démocratie et prêts à se laisser guider, porter. 
Je trouve que sur nos blogs, les échanges ont rétréci, peut-être parce que nos positions se sont durcies ? Je lis dans la presse, je regarde à la télévision des débats qui ressemblent beaucoup à ce qu'étaient les commentaires des blogs au temps où il n'y avait pas, ou si peu,  d' anti-islamistes de gauche ayant pignon sur media. But the times they are changing.

J'ai pris la photo qui illustre ce billet la semaine dernière, dans la presqu'île de Rhuys.
Ce couple m'a fait sourire. Il y avait une douce brise innocente ce jour là, mais j'imagine la grosse vague qui s'amène en petit rouleau bien traitre et qui, au dernier moment... Splaouch le benêt, et mort assurée du portable !

vendredi 16 janvier 2015

Pitié pour les enfants

J'ai vu dans la rue une petite fille de cinq ans qui tenait une pancarte: moi aussi je dessine et je ne n'ai pas peur .  Il y avait sur son dessin, à droite le soleil jaune et un nuage bleu, et à gauche un nuage noir au-dessus d' un bonhomme noir et d' un fusil noir.

L'école n'est pas à la hauteur... Il faut commencer très tôt à parler de laïcité, le plus tôt possible... Des maîtres et  maîtresses de maternelle et de primaire disent qu'ils ont  débattu du  terrorisme dans leur classe. Je les entends à la télévision, je lis leurs interviews et leurs chroniques.
La Terre qui va mourir si on ne gère pas bien les déchets, les homophobes très méchants qui voudraient empêcher Lili d'avoir deux mamans,  les terroristes qui tuent ceux qui les ont contrariés avec  un dessin...  J'ai peur !
C'est quand le dehors est difficile qu'il faut protéger les enfants, les assurer que ceux qui font de méchantes choses sont combattus, punis, que les adultes sont là pour s'occuper de tout.  Nous ne devons pas inviter nos enfants à partager nos angoisses, sous couvert de les initier à un rôle d'adulte qu'ils devront endosser plus tard. Nous ne devons pas perdre les pédales en accusant des gosses de douze ans d'apologie du terrorisme. Les collégiens qui refusent le cours d'instruction civique, les cours d'Histoire sur le nazisme, ceux qui sortent de classe quand ce qu'ils entendent ne leur plait pas devraient être sanctionnés efficacement parce qu'ils ont désobéi au professeur, et non pas parce que l'on a peur de leurs provocations empreintes d'intégrisme et d'ignorance crasse. Faire intervenir la police pour des insultes racistes en classe ? Pauvres enseignants, auxquels on a contesté chaque velléité de bon sens et d'autorité... 
  Les minutes de silence dans les écoles primaires, les dessins que l'on poste sur le site web de la classe en hommage aux dessinateurs assassinés,  la Marseillaise à six ans sous le drapeau, dans la cour de récréation, ça n'a aucun sens. On n'a pas à faire porter ce triste fardeau, ce deuil,  à nos écoliers. Pour les élever, pour les instruire,  que l'école les  emmène au  musée, où ils verront ce que l'Homme a fait de beau. Danser, chanter, faire la ronde en donnant la main à tout le monde, partager les jouets, les livres, les attentions de l'adulte, cela suffit pour le vivre ensemble des tout petits. Apprendre la géographie en suivant le cours d'un ruisseau, l'histoire en écoutant le maître ne demande pas de gros moyens supplémentaires, ainsi qu' utiliser un clavier, un ordinateur...  mais surtout, d'abord, il faut apprendre à lire, à bien lire, à lire finement pour réfléchir, ordonner, discerner. Un enfant qui lit est sauvé.
                                                          ***

Crédit images: le journal La Croix

samedi 10 janvier 2015

Un pois chiche dans le cerveau


Didier Goux, ce grand visionnaire...

Il avait même prévu l'arrivée des frères Pouachiche. C'est fort.

mardi 7 octobre 2014

Vive l'utérus durable !

  





     Grâce à une donneuse de 61 ans (ménopausée, donc), une Suédoise de 36 ans à qui la nature avait oublié de placer un utérus à l'endroit ad hoc,  a pu donner naissance à un joli bébé tout neuf. 

L'article est ICI

      J'interdis à l'abominable Nicolas de commenter de quelque façon  que ce soit ce billet.

mardi 9 septembre 2014

L'homme politique et sa maîtresse








   Eh bien moi je n'achèterai pas le livre de Valérie Trierweiler et ne le téléchargerai pas, parce que je l'ai déjà lu... Enfin, plus exactement, j'ai vu et entendu les meilleurs passages, et les  meilleurs passages étant issus des meilleures pages ,  je m'en tiendrai là. 
Je trouve amusantes les appréciations "c'est un livre bien écrit", "c'est un livre mal écrit"... C'est écrit comme toutes les biographies pipol, avec le style ad hoc. C'est écrit comme les mémoires d'un sportif, d'une miss France, d'une actrice, en français correct avec les expressions dans le vent, du larmoyant et de l'émotion par tonneaux pour respecter la charte du produit.
Ce type de livre se vend très bien. On se régale du récit la vie de nos rois et de nos vedettes, et  les médias font une formidable promotion qui ne coûte pas un centime à l'éditeur.  Marcella Iacub, avec le récit de ses amours Strauss-Kahniennes, avait déclenché les mêmes critiques et commentaires de médias bien vertueux pour l'occasion ; son livre était cependant d'un autre niveau.
Et si on assistait au début d'une mode ?  Il y a sans doute des hommes politiques qui éprouvent quelques craintes actuellement : pour peu que l'on offre pas mal de pognon à leurs conquêtes déchues, elles se mettront à table et une flottille de nègres renflouera  les épaves d'aventures embarrassantes pour l"homme public qui ne demandait pas ce type de notoriété.   S'il s'y mêle en prime quelque scandale politique, le succès financier du livre sera tel qu'il motivera de plus en plus de vocations d'écrivaines  ex-amantes .

Il faudrait, pour satisfaire ce qui nous reste de morale sexuelle, que l'ancienne maîtresse, la femme trompée, l'épouse abandonnée, soit généreuse, pudique, miséricordieuse et surtout bien digne. On loue la complaisance des épouses d'hommes de pouvoir cavaleurs à l'extrême, pour qui on affiche la plus grande sympathie, et pour le reste, que les maîtresses soient d'une heure ou d'une vie, on ne demande à elles que l'effacement et la discrétion. On conspue celle qui parle, la méchante, l'ingrate, on fustige l'éditeur et les vendeurs, on cite en exemple les libraires au cœur pur qui ne trempent pas dans ce style de compromission. C'est peine perdue, parce que la déontologie, l'intérêt du pays, les valeurs ceci et cela auxquelles on se réfère pour critiquer les vilaines bavardes exhibitionnistes ne pèseront pas lourd face à  l'appât du gain, qui n'a pas de préférence sexuelle. La fautive se coltinera des masses d'antipathie, des flopées de  condamnations et d'insultes vieilles comme la nuit des temps. Oui mais les scandales passent, et les belles propriétés demeurent. La femme trompée pourra baptiser  la villa de ses rêves du prénom de son ancien amant et y couler une retraite heureuse, loin des affaires et du pouvoir.

***

L'illustration est la copie d'un tableau de Catherine de Rosa, La femme et le cochon, publié sur ce blog

vendredi 25 juillet 2014

Les antisémites sont parfois très drôles





Rosaelle:
 [...] le cas de Mitterrand, dont la femme était Juive et dont certains de sa belle-famille étaient dans le même cas que la famille d’Anne Gravoin, la femme de Valls, est bien révélateur.


Elie Arié:
Toujours aussi bien informée , vous lire est un régal : Danielle Mitterrand , née Gouze , n’avait aucune origine juive ; mais les antisémites voient des juifs partout .

 Petite plume perdue:
[...] Mais pourquoi donc toujours vous adresser à Rosaelle avec une telle arrogance ?

Rosaelle:
[...] Il n’empêche que la soeur de Danielle Mitterrand a épousé Roger Hanin et la famille de ce dernier était en partie engagée dans le soutien à Israël, ce qui n’est pas le cas de Hanin.
Cela ne change rien à la problématique.
Vous, faut arrêter la parano: quand on n’est pas d’accord avec Votre Fatuité, Votre Fatuité voit des judéophobes et des anti-juifs partout.

***

Ah, ces juifs, ces juifs... ils sont partout, et arrogants, et susceptibles, avec ça !

Pour l'intégralité du dialogue, [C'est ici]

jeudi 19 juin 2014

Un R a disparu...


Alors là, je tombe des nues. On me l'aurait dit avant que je ne l'aurais pas cru. Et quoi qu'on m'aurait dit ? Qu'un r de Rrom aurait mouru, comme ça. Serait tombé comme un brave petit soldat au combat, ou comme une feuille morte à l'automne alors qu'on est en été. Se serait évanoui, évaporé, pulvérisé. Mais pourquoi, pourquoi ?  Pourquoi nos Bohémiens, Romanichels, Manouches, Tziganes, Voyageurs, Roms, transfigurés en Rroms pendant quelques années, dégringolent-ils maintenant au point de se déglinguer l'appellation, et de rouler tout cabossés, avec un r en moins  ?  Mystère. Il n'y a rien de bon là-dedans, je prédirais même que ça craint pour eux. Les fiers gitans, les circasiens de génie, les guitaristes musclés aux semelles de vent, c'est fini. On le pressentait déjà un peu.  Le coup de la belle étrangère dans  des bas-quartiers de bohémiens a pris un coup dans l'aile. Si même les militants antiracistes acharnés, les défenseurs du Rrom et de la burqa à tous les étages,  les dames pleines de bonté bonne leur ont soufflé une partie de leurs r, c'est mauvais signe: signe qu'il y a du laisser aller (qui n'est pas sans rappeler les compromissions les plus sombres de nos heures les plus rances de notre Histoire la plus moisie) dans la défense du Rom, surtout quand elle pourrait faire de l'ombre à celle du mmusulman. Rappelons qu'il n'est pas beau d'ethniciser les difficultés des pauvres et des victimes du colonialisme. Les mots sont importants, et tuer une lettre n'est pas innocent.

vendredi 13 septembre 2013

Le vrai féminisme expliqué aux malades



Il y a petite lurette j'écrivais chez Polluxe, à propos de son dernier billet sur la charte de Peillon, que les youpi l'islam de gauche avaient de moins en moins  le vent en poupe chez nous. Je me demande  s'ils ne sont pas en train de tirer leurs dernières cartouches.
Là, Crêpe Georgette s'énerve sur Michel Onfray, cet abominable islamophobe, et nous explique en long en large et en travers mais à mots choisis  que les féministes qui critiquent l'islam ou pire, qui le combattent, ne sont plus des féministes mais des racistes qui essaient de tromper leur monde.

Avant, c'était mieux et bien plus simple. Il y avait les dedroite à droite, avec leur extrême droite  raciste qui n'aimait pas les musulmans et qui était abominablement phallocrate. Saint-Nicolas du Chardonnet et tout ça.
Il y avait  à gauche l'intelligence et l'humanisme ultratolérants qui interdisaient qu'on discriminât quelque minorité que ce soit, gauche anticléricaliste par tradition  et féministe par conviction .
Il y avait quelques espaces d'intersection, des dedroite respectables et des degauche catholiques. On  n'était pas absolument  monolithique. 

La gauche et ses combats pour les femmes et les opprimés, c'était le bien.
La droite et le combat pour ses privilèges, c'était le mal.

Puis il y a eu le FN et ses idées racistes qui ont contaminé toute la droite.
Et quand elles ont achevé de contaminer toute la droite, les idées du FN, elles n'avaient plus rien à manger. Alors, elles ont attaqué la gauche. Partout. Chez nous, dans toute l'Europe et au Québec. Et voilà que maintenant c'est une grande partie de la gauche qui est contaminée. Il y a peut-être encore des degauche indemnes   qu'il faut  sauver très vite.  On reconnait un  degauche contaminé à ce qu'il tient un discours critique sur l'islam et ses pratiques. On reconnait un degauche contaminé au stade virulent et contagieux à ce qu'il tient un discours critique sur l'islam et de surcroît se prétend féministe. 

C'est une grande douleur  pour ces blogueurs et twitters qui turbinent à plein cerveau depuis des mois et des années, hérauts et missionnaires à leur façon, à la caboche farcie de lectures de tas de sociologues et de spécialistes du fait religieux qu'on invite à la télé pour dire qu'il faut laisser l'islam islamiser, sinon on n'est plus en démocratie. Ils te dégainent des tas de références qui prouvent qu'ils ont vachement lu, ah, Foucault, ah, Dworkin, ah, Marcella Iacoub (euh, non, pas Iacoub finalement)...

Ils crient de plus en plus fort "raciste, islamophobe!" à propos de tout et de rien. Ils s'énervent qu'on ne les  prenne pas au sérieux, qu'on rie des écrits bloguesques ou autres des Indigènes de la République,  des Mona Chollet,  Gresh , Delphy,   Bougnolosophe, Entrailles, et j'en passe.  Le pire symptôme de la maladie islamophobe, pour eux, c'est se réclamer d'un type de féminisme qui tient à la mixité dans l 'espace public et à des droits égaux pour les humains des deux sexes, dès leur naissance. Un féminisme qui ne recule pas, ne fragilise pas  ses conquètes laborieuses.   Un type de féminisme qui ne veut pas qu'on qu'on détruise  des crèches comme Babyloup, ni ce qui profite à l'émancipation des femmes pauvres. Un type de féminisme en contradiction totale avec un discours soi-disant  antiraciste mais qui, par ses alliances  et ses allégeances,  cache  mal, de plus en plus mal son jeu.

samedi 15 juin 2013

Vive l'avenir, à mort les cathos !


Oh, oui, oh, oui, à mort les fachos et les cathos !
Les fachos, les vrais, ce sera vite fait.... Mais les cathos on en a des tas ! des milliers en France, des millions même si on compte les baptisés non pratiquants.
Qu'on les tue ! Mais qu'on les tue de manière jouissive, festive et durable cela va de soi. Avec la mort, en général, c'est durable.
Qu'on les crucifie ! ça leur apprendra ! Partout, sur les parkings, sur le bord de l'autoroute, qu'on fasse des grandes fêtes citoyennes métissées irrémédiablement multiculturelles avec des tas de croix et des cochons de cathos qui se tortillent dessus. On verra bien si ces cons-là ressuscitent.

jeudi 11 avril 2013

Les mot-tes qui conviennent








  Trouvé sur ce blog   le joli mot de caricaturistesses à propos de caricaturistes femmes. L'auteur semble hésiter un peu, car elle parle juste avant de "la caricaturiste". 
Pourquoi pas caricaturisteresse, caricaturisteuse, caricaturistereuse, caricaturistelle ? Il y a des choix qui m'échappent.
La caricaturistesse rejoint donc là-bas  la peintresse et l'architectrice.  On avance on avance.


vendredi 22 mars 2013

Baby Loup et les lois illégitimes


 



  Supposons un club de loisirs pour enfants de cinq à quinze ans, géré par une association déclarée.
Supposons que ce club soit catholique. Il serait écrit dans le règlement intérieur que les salariés de cette association doivent avoir, en toute circonstance,  une tenue correcte définie par une certaine longueur des jupes, le ventre ou  le torse couvert et la tête nue.  Il serait écrit qu'en temps de Carême, les repas servis aux enfants seront légers, sans viande et sans gourmandises. Il serait écrit que lors des activités artistiques, on s'intéressera beaucoup à l'expression du catholicisme dans tous ses états. Il serait écrit que  la messe est souhaitable pour tous, et que les visites de lieux sacrés sont obligatoires.
Ce serait parfaitement légal. Dès lors, tout membre du personnel n’adhérant pas au règlement commettra une faute pour laquelle il risquera le licenciement. Un directeur pourra, de fait, discriminer à l'embauche en vertu de l'aspect confessionnel de l'entreprise.

Supposons un club de loisirs musulman, maintenant. Avec un règlement intérieur ad hoc. Pratique de la prière, nourriture  halal, fillettes voilées aux jambes couvertes.  Une animatrice se présentant non-voilée ou sortant de son sac un sandwich au jambon se fera mettre à pied sur le champ; la loi donnera raison à son employeur. On n'embauchera pas un non-musulman, évidement. Tout ceci est admis dans une entreprise privée.

Supposons un club de loisirs géré par une association dont le règlement intérieur  promeut  le non-affichage d'opinions politiques ou de signes religieux, sans distinction aucune. Supposons qu'un jour un des animateurs  chantonne des chants de messe toute la journée en embrassant une lourde croix pectorale ballotant aux yeux de tous, et qu'une animatrice musulmane vienne voilée de noir de pied en cap. Eh bien il n'y a aucune réprimande, aucun  recours possible, en vertu de la loi qui interdit la discrimination religieuse dans les entreprises privées. Les club de loisirs catholiques ou musulmans peuvent tant qu'il veulent renvoyer quelqu'un qui ne respecterait pas leur religion ou, pire, se mettrait à en afficher une autre, mais une entreprise n'a aucune chance de voir respecté un quelconque désir de neutralité. La laïcité est le privilège de l'Etat, et les non-croyants n'ont aucun moyen de se définir et de faire valoir un droit au silence religieux qui n'existe que dans la sphère publique. Les directeurs n'ont pas le droit de les licencier, les parents sont juste libres de retirer leurs enfants.

Les Français ne sont donc pas tous égaux en droit sur ce chapitre, et c'est bien dommage. Il faudrait changer cela pour donner les mêmes droits aux non-croyants (et  à tous les croyants qui privilégient une foi non prosélyte et ostentatoire). 
L'affaire Baby Loup  montre que la loi, qui est censée protéger tous les citoyens, en privilégie une catégorie aux dépens d'une autre, sans raison supérieure valable, et  a donc une faille quelque part. 

C'est très bien expliqué sur le blog Mezetulle, dans un long article que je vous engage à lire attentivement.

***


mardi 19 mars 2013

Tous contre le mariage catholique forcé !





"Alors que, dans l’émission Dimanche+, Anne-Sophie Lapix abordait hier sur Canal+ la question des deux projets de loi gouvernementaux pour lutter contre “un phénomène qui concerne des familles musulmanes”, le “mariage forcé”, Najat Vallaud-Belkacem la reprend de volée : “Alors, d’abord, ça ne concerne pas que les sociétés musulmanes, vous voyez. C’est aussi de ce point de vue-là qu’il faut, je pense, arrêter les amalgames ou la stigmatisation : le mariage forcé, ça peut concerner des sociétés catholiques. C’est vrai que ça concerne, on va le dire autrement, plus souvent des étrangères.” " La suite ici

  Sérieux nous avons voté pour ça  dit le court billet d'Anna Gueye.

Mais de quoi parle Najat V.B ? De quel pays ?  Pourquoi dit-elle cela ? Est-ce qu'elle imagine l'ahurissement des télespectateurs qui entendent des bêtises pareilles, et qui pensent sans doute, comme mes vieilles voisines* "Pourquoi qu'on a mis au gouvernement une étrangère qui connait pas la France" ?

*Mes vieilles voisines ont voté Ségolène Royal, hein. ( Une femme qu'est si bonne, juste,  qu'a l'esprit pratique et qu'est pas agitée comme l'au't petit tortilleux") Je ne voudrais pas qu'on les pense sexistes z' et racistes.




mercredi 6 février 2013

Viens pas nous causer d'excision à l'heure du café

   Je viens d'entendre à la radio que de plus en plus de Français partagent les idées du Front National. Elles ont progressé, les idées du Front National. Les idées sur quoi, sur quel sujet ? Sur l'islam. Ah. Mais, heureusement, poursuit la voix qui cause dans le poste, les Français ne partagent pas les mêmes idées de solutions. Ouf. 
Aujourd'hui c'est la  journée mondiale contre l'excision.  Bien.  Je m'attends à ce que la Voix Des Infos dans la radio m'en dise deux mots, mais non. Des fois que ça inciterait à partager les idées du Front National à propos de l'excision, on ne va pas leur rajouter des idées à partager, à ces salauds. 
Il y a presque deux ans (une éternité pour le Web), Valérie Crêpe Georgette lançait un sujet "Vers une excision light". J'ai relu les commentaires. Les temps changent tout de même, je ne crois pas que maintenant on réclame encore à gauche, dans la gauche normale, l'indulgence ou la tolérance pour cela. Je me souviens, dans d'autres blogs féministes youpi l'islam, comme on gueulait au colonialisme tout en prêchant l'éducation par l'exemple, mais surtout pas de répression, surtout ne pas stigmatiser les étrangers ailleurs et nos immigrés à nous, jamais.
Comme je cherchais ce qu'on écrivait sur l'excision dans les blogs autrefois, pour comparer avec ce qu'on n'en écrit pas ou plus aujourd’hui, je suis tombée sur  ce débat aussi, dans le même blog  "Mali, code de la famille",(2009) dont la relecture devrait faire honte aux islamogauchistes les plus fondamentalistes. (et je ne vise pas  la tenancière du blog.) Rien ne fera honte à ceux-là, pétrifiés dans leurs théories à la con, dans leurs références d'ouvrages sociologiques d'islamogauchistes à la con, dans leurs rêves à peine déguisés de charia à la con, qui gémissent en choeur que... ah, misère, comme elles ont progressé, les idées du Front National...

***

Ajout à 16h : Allez écouter cette petite chanson du Quartet buccal "Mon clitoris"  (Dès l'aube) avant minuit sonnantes, sinon....

mardi 18 décembre 2012

Réfléchir, discuter

CC a écrit un billet  qui s'intitule  Pourquoi nous n'aurons pas d'enfants sans la loi sous lequel il y a un commentaire intéressant de Lady Apolline :

C'est bien en effet, sous l'angle du secret sur l'identité du donneur que le droit à l'AMP évoluera pour lever les objections de ceux qui se battent pour le droit d'origine.
Pour moi, c'est le nom de cet auteur qui doit figurer dans l'état civil originaire de l'enfant. Puis l'enfant peut faire l'objet d'une adoption qui respecte son droit d'accéder à ce parent d'origine quand, au fil de son évolution, il le souhaite. Et ceci doit être accompagné.
Pour moi, l'adoption plénière doit être supprimée : ce sera plus clair dans la tête des adoptants et du coup des parents d'origine : la filiation DOIT rester une catégorie indisponible. Faire un "don" de sperme ou d'enfant, c'est un [aban]don. Un enfant n'est pas un produit manufacturé, socio-facturé. La loi doit faire que cet "[aban]don" deviennent une "transmission" : un relai, une solidarité.
L'adoption simple, quitte en réformer les conséquences patrimoniales, doit être le cadre de tout processus d'adoption respectueux de cette éthique et des droits de l'enfant d'avoir accès à son auteur.
Quant à celui de la GPA, c'est une autre affaire sur laquelle la réflexion éthique n'est pas aboutie. Je suis pour le maintien de la prohibition, le fait qu'elle soit contournée ne changeant rien : on ne va pas rétablir le droit de vie ou de mort sur les enfants, sous prétexte que certains s'en fichent et maltraitent les leurs ! 

.
Je ne suis pas d'accord avec ce point de vue que je trouve assez extrémiste, mais je trouve cet argumentaire  cohérent.
Je ne comprends pas l' agitation de ceux qui sont favorables à la loi sur le mariage des homosexuels entre eux. Cette loi va passer ! C'était une des promesses de Hollande, une majorité de Français a voté Hollande. Pourquoi tout ce tintouin, ces appels à manifester, ces pétitions ridicules ? Si ça se passait sous Sarkozy, on insinuerait qu'agiter le peuple, lui donner des motifs sur lesquels se défouler n'ont d'autre dessein que de l'endormir, de lui cacher les vrais problèmes en créant des rideaux de fumée.
.
  Je ne suis pas opposée à ce que les homosexuels puissent s'épouser civilement, ce qui fait de moi, si j'ai bien compris, une progressiste. Je ne suis pas opposée à ce qu'ils puissent adopter, en couple, des enfants consentants (c'est à dire assez âgés pour donner leur avis), ce qui m'enlève au moins dix points de progressisme sur l'échelle de je ne sais pas quoi. Je ne suis pas opposée à ce qu'une lesbienne adopte l'enfant de sa compagne pour que l'enfant reste avec elle en cas de pépin. Je refuse d'appeler cette loi  mariage pour tous, car elle ne concerne pas tout le monde, pas plus que notre mariage actuel, et je voudrais qu'on laisse les mots père et mère dans les documents officiels. Ce qui fait de moi, sans doute,  une réac haineuse.

mardi 27 novembre 2012

Trois poésies révélatrices




 Les agissements de l'auteur des « Trois poésies révélatrices » vont-ils cesser ?


La gendarmerie de Lorient, saisie de plusieurs plaintes contre un individu se disant poète-éditeur qui pénétrait dans les maisons pour vendre ses œuvres, le recherchait hier dans le .quartier de Kérentrech où il avait été signalé.
De fait, le gendarme chargé de l'enquête ne tarda pas à l'appréhender. C'est un certain Paul Quidu, 32 ans, qui serait ancien quartier-maitre fourrier de la marine. Il semble d'ailleurs quelque peu détraqué. Ce n'est pas la première fois que la police à eu son attention attirée sur ses agissements.
Voici comment le poète opérait. Il repérait sur les boîtes aux lettres, dans les couloirs, les noms des occupants de l'immeuble et se présentait à leur appartement leur remettant un petit opuscule soigneusement enveloppé d'un papier.
— C'est 22 sous, leur disait-il.
Certains croyant avoir affaire à un porteur de dépêches 'ou à quelque agent du fisc payaient sans discuter mais constataient bientôt qu'on les avait dupés.
Le petit bouquin portait en manchette, et en grosses lettres, sur la couverture, ce titre : Les trois poésies révélatrices, par le poète Paul Quidu ...
Ah! le beau charabia, inspiré sans doute par quelque muse certainement échappée du Parnasse, ayant élu domicile à Lesvellec.
Ailleurs, le poète présentait pour dix centimes une préface d'un nouvel ouvrage qui devait bientôt sortir des presses et commençant par ces mots : « Vous ne connaissez pas l'illustre auteur Paul Quidu, bien connu du monde entier ». Le reste est à l' avenant.
Mais, cet après-midi, le poète n'en menait pas large car, placé entre un gendarme et un agent, il avait à ses trousses quelques-unes des personnes auxquelles il avait écoulé  Les trois poésies révélatrices . Tout cela ne serait pas bien méchant si l'étrange camelot n'avait employé parfois la menace vis-à-vis des récalcitrants, et, particulièrement, vis-à-vis des femmes trouvées seules au logis.
 M Colonnat, commissaire de police, avait déjà eu l'occasion d'admonester sévèrement Paul Quidu, qui serait domicilié à Hennebont, 6, rue du Four; mais le poète, nullement troublé, termina l'entretien en réclamant au magistrat une somme de 20 francs
— C'est pour me dédommager du temps que vous m'avez fait perdre, expliqua-t-il.

Paul Quidu aurait été interné pendant son service militaire dans un asile d' aliénés C'est vraisemblablement le sort qui le guette à nouveau car de poursuite en escroquerie, il n'y faut guère songer.
Mais voici nos bons citoyens fixés sur l illustre poète Paul Quidu et sur son petit livre « aux poésies révélatrices» qui révèlent surtout l’œuvre d'un toqué dont il est nécessaire de voir cesser les agissements.

L'Ouest-Eclair,  le 18 octobre 1924.


L'original est

lundi 15 octobre 2012

Racisme ordinaire



comme Racisme













Racisme ordinaire... Après avoir lu des milliards de fois cette expression, et après l'avoir utilisée moi-même moutonnièrement, j'en ai bien peur, je finis par me demander ce qu'est le racisme extraordinaire.

Cet intense effort de réflexion  ne me portera pas jusqu'à essayer de répondre toute seule à cette question qui m'est venue en lisant le billet de Nicolas, qui reprend le billet de Sarkofrance, en passant par d'autres billets, twitts, et autres vagues qui roulent les galets, ah le blogage la mer toujours recommencée, ou l'air chantonné  dans la rue que reprend un autre chantonneur qui l'amène dans la rue d'à côté et ainsi de suite jusqu'à minuit quand la lune est haute dans le ciel et que le premier chantonneur se réveille en entendant  quelqu'un qui siffle sous sa fenêtre l'air qui, l'air que...  et, oui, moi aussi j'y participe.
Kesjevoulais dire, en fait ?  Racisme ordinaire lit-on, à propos de twitts mode grosse blague sur les juifs.  Certains commentanautes  rappellent les camps nazis, l'horreur, et tout et tout. D'autres assurent que la France n'est pas majoritairement raciste (ou antisémite) puisque le Front National reste minoritaire dans les votes. Je dis hum aux deux. Les incessants rappels aux camps, à la Shoah, c'est comme si on donnait un petit coup de paume à un moulin à prière. Personne n'écoute le moulin, il suffit qu'il tourne. Refiler l'antisémitisme au Front National et à lui seul, c'est simpliste, même s'il en charrie dans sa grosse besace, et du lourd, du capiteux, du bonifié avec l'âge.
Non, moi ce qui m'interpelle, me turlupine, me pose question, c'est la réponse automatique dès les premières notes "oui mais l'islamophobie aussi etc".  Vous avez joué, enfant, à mettre votre main sur celle d'un copain, qui mettait la sienne par-dessus la vôtre, et puis vous mettiez votre deuxième main par-dessus la sienne, lui faisait de même, vous ôtiez celle du dessous pour la remettre par dessus, et ainsi de suite ? C'est l'effet que je garde de ce genre de discussion, d'argumentation qui n'en est pas.  Et, alors que le sujet premier échappe (on ne parle plus des antisémites mais des islamophobes), quelqu'un, inévitablement, avance que les juifs sont coupables. Leurs organisations sont coupables, leurs mouvements de défense sont coupables, si personne ne s'élevait contre l'antisémitisme eh ben d'antisémitisme yen aurait pas, voilà.

Je voudrais tant avoir l'innocence de cet enfant que je tenais par la main en longeant une manifestation pro-palestinienne, il y a deux ou trois ans, quand nous entendions dans la rue "mort aux juifs ! "
Il m'a montré d'où venait le cri et m'a demandé "Qui c'est, Moreau ?"


***

jeudi 20 septembre 2012

Ali Devine verse de l'huile sur le feu





Ali Devine  publie aujourd'hui  sur son blog un billet intitulé Dieu le grand dessinateur, qui me rappelle furieusement le livre de Pierre Jourde  Carnets d'un voyageur zoulou dans les banlieues en feu.
En voici la 4e de couverture: 
 La Nubie est une vieille république d'Afrique, de tradition musulmane, mais convertie depuis longtemps à la laïcité. Une forte proportion de Nubiens est issue de l'immigration belge, venue des plaines misérables de Flandre ou de Wallonie. Or, la Nubie peine à intégrer cette population, notamment les jeunes. Les fortes traditions catholiques des Belges se heurtent à la laïcité. Dans les banlieues, on croise de plus en plus de grandes femmes blondes empaquetées dans des jupes plissées grises et des lodens bleu marine. Des bandes de jeunes Belges font régner l'insécurité dans les faubourgs des grandes villes, mettent les chansons d'Annie Cordy à plein volume sur leurs autoradios, attaquent les pompiers et la police. L'antisémitisme progresse dangereusement parmi eux. Heureusement, ce n'est pas en France que de telles choses pourraient se produire.

mardi 11 septembre 2012

Ah, ces Juifs, ces juifs...










[...] il faut d’une part s’attaquer aux pratiques inavouées de l’État, de ses institutions, des intellectuels, des médias qui privilégient la communauté juive par rapport aux autres mais également au traitement du conflit colonial en Palestine et de ses répercussions en France.

 Houria Bouteldja, dans son aître.