Affichage des articles dont le libellé est radio-france. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est radio-france. Afficher tous les articles

mardi 9 décembre 2014

J'ai la radio en berne



Quand j'entends parler de foot à la radio, je change de station ou je l'éteins.
Quand on parle du foot à la télévision, je zappe.

Concernant Sarkozy, c'est pareil.
Je n'écoute plus beaucoup la radio, je ne regarde plus beaucoup les informations télévisées, depuis quelques temps.

mercredi 6 février 2013

Viens pas nous causer d'excision à l'heure du café

   Je viens d'entendre à la radio que de plus en plus de Français partagent les idées du Front National. Elles ont progressé, les idées du Front National. Les idées sur quoi, sur quel sujet ? Sur l'islam. Ah. Mais, heureusement, poursuit la voix qui cause dans le poste, les Français ne partagent pas les mêmes idées de solutions. Ouf. 
Aujourd'hui c'est la  journée mondiale contre l'excision.  Bien.  Je m'attends à ce que la Voix Des Infos dans la radio m'en dise deux mots, mais non. Des fois que ça inciterait à partager les idées du Front National à propos de l'excision, on ne va pas leur rajouter des idées à partager, à ces salauds. 
Il y a presque deux ans (une éternité pour le Web), Valérie Crêpe Georgette lançait un sujet "Vers une excision light". J'ai relu les commentaires. Les temps changent tout de même, je ne crois pas que maintenant on réclame encore à gauche, dans la gauche normale, l'indulgence ou la tolérance pour cela. Je me souviens, dans d'autres blogs féministes youpi l'islam, comme on gueulait au colonialisme tout en prêchant l'éducation par l'exemple, mais surtout pas de répression, surtout ne pas stigmatiser les étrangers ailleurs et nos immigrés à nous, jamais.
Comme je cherchais ce qu'on écrivait sur l'excision dans les blogs autrefois, pour comparer avec ce qu'on n'en écrit pas ou plus aujourd’hui, je suis tombée sur  ce débat aussi, dans le même blog  "Mali, code de la famille",(2009) dont la relecture devrait faire honte aux islamogauchistes les plus fondamentalistes. (et je ne vise pas  la tenancière du blog.) Rien ne fera honte à ceux-là, pétrifiés dans leurs théories à la con, dans leurs références d'ouvrages sociologiques d'islamogauchistes à la con, dans leurs rêves à peine déguisés de charia à la con, qui gémissent en choeur que... ah, misère, comme elles ont progressé, les idées du Front National...

***

Ajout à 16h : Allez écouter cette petite chanson du Quartet buccal "Mon clitoris"  (Dès l'aube) avant minuit sonnantes, sinon....

lundi 21 mai 2012

Matière à sourire


   
    Tout d'abord, il y a ce billet de Nicolas. Monsieur Jégoun est interviouvé par le Figaro. Même pas honte. Depuis le temps qu'il fricote avec  les réacs les plus sombres de l'Histoire à nous de maintenant, ça devait bien arriver un jour où l'autre..
J'ai lu l'article du Figaro, vite vite (je ne suis pas de droite, moi) pour atterrir au commentaire suivant qui n'a été écrit que pour me faire sourire un lundi matin alors qu'il pleut sans discontinuer depuis deux jours : c'est marrant toutes ces personnes ont des noms ou prénoms bien français : JUAN, JEGOUN etc... incroyable d'avoir au sein de notre pays des gens qui viennent d'ailleurs et veulent nous donner des leçons et critiquer notre ex président. J'espère que leur venin n'a pas eu d'incidence sur ceux qui lisaient leurs conneries. (Sirven, le 19/05/2012 à 17:09 )

Et puis il y a France Culture, ma radio préférée. Ce matin, elle cause de l'Iran où, si j'ai bien suivi, Ahmadine Edjad ne serait pas contre la modernisation de la tenue islamiste.  Les femmes pourraient porter un pantalon noir non moulant avec une tunique s'arrêtant au-dessus du genou. Puis les journalistes évoquent le problème complexe et rigolo de la prononciation du nom de notre premier ministre dans le monde arabe. Ayrault, si on le prononce Èro, signifie pénis en arabe. Comme c'est fâcheux, on écorche le nom à dessein, on le transforme en Aro,  Èra, Adro, ou on le remplace par le seul prénom, ce qui n'est pas très respectueux. À la fin, on demande à la France ce qu'il faut faire.  La solution du problème est évidente : on détachera bien à l'oral chaque lettre du mot qu'on entendra aïra-ult (ou aïrol't, je ne sais plus).

La semaine dernière, alors que j'écoutais cette même radio, c'était le nom de Talleyrand qu'on honorait de trois ou quatre prononciations différentes suivant l'intervenant. Moi qui ai toujours dit et entendu tallèran, entendre  talran répété cent fois m'a fait  un effet de fausse note dans les ondes*.  Oui, mais et si c'était la bonne prononciation,  la vraie  ?  Qui pourra me répondre avec certitude ?  Me revient une histoire drôle de cour d'école. C'est un Français qui est à Waterloo et qui demande à un type à côté de lui : voilà, je n'ai jamais su si on disait ouaterlo ou vaterlo, vous pourriez éclairer ma lanterne ?  Ouaterlo, répond le type avec assurance. Ah, merci beaucoup, dit le Français, j'ai bien fait de venir sur place, vous habitez dans le coin sans doute ? Pas du tout, rétorque le type, je suis en ouacances.

***
J'ai copié la photo sur ce site








mardi 6 septembre 2011

Ô, amour d'une mère, amour que nul n'oublie



Tout à l'heure à la radio, Ségolène Royal disait: il faut que la justice soit la même pour les petits, les moyens et les

..., et là, j'ai  complété mentalement "les grands"

ben non
puissants !
que la justice soit la même pour les petits, les moyens et les puissants.
On dirait une institutrice de maternelle qui emploie des mots basiques pour que les moins de trois ans puissent comprendre . En maternelle, il y a les petite section, les moyenne section, les grande section et les maitresses omnipotentes et rassurantes.  Petits et puissants, l'image serait  claire, mais moyens  entre les deux, comme l'effet est  puéril, simplet !

mercredi 13 avril 2011

On demande un ogre non diabétique




Philippe Meyer parle d'Iffendic dans sa chronique matutinale !

Nous ne perdrons pas de vue que les enfants [...] peuvent dissimuler une nature inquiétante. Ainsi [...] dans le village d'Iffendic la supérette locale affiche depuis quelques jours un écriteau qui proclame "pour des raisons de sécurité les mineurs de moins de douze ans non accompagnés ne sont plus acceptés dans le magasin." C'est que les gérants du lieu ont constaté une recrudescence spectaculaire des vols de bonbons et de friandises par des gamins de cinq ou six ans.
Comme disait Alphonse Allais: "Il y a des moments où l'absence d'ogre se fait cruellement sentir !"

***
Source de l'image: blog Eric dessine
..

vendredi 7 janvier 2011

Cachez ce nègre que je ne saurais voir




Ce matin, dans L' 'invité des matins de France-Culture :

Robert Darnton : "on ne dit pas "nègre", mais "afro american", le mot "nègre" est défendu"

Le journaliste: "et oui mais pourtant, vous savez, que des nouvelles éditions américaines des écrits de Mark Twain sont expurgées du mot "nègre". Le New York Times se dit horrifié, de nombreuses personnes ont réagi en disant qu'on dénature l'écriture de Mark Twain dans la mesure où le mot "nègre" a été remplacé par le mot "esclave", par exemple, c'est dans la nouvelle version de "Huckleberry Finn". Jim, l'ami du personnage principal, n'est plus nègre, mais esclave. Joe l'indien, Injun jJoe, n'est plus appelé Injun Joe mais Indian Joe. Le NY T, dans un éditorial jeudi dernier, écrivait "nous sommes horrifiés, nous pensons que la plupart des lecteurs puristes ou non le seront tout autant, il est impossible de nettoyer Twain sans causer de dégats irréparables à son oeuvre."
Le taducteur, Alan Griben, a justifié son geste en disant que le climat culturel dans lequel nous vivons est totalement différent de celui qui prévalait à l 'époque de la publication des ouvrages à la fin du XlXe siècle."

jeudi 16 décembre 2010

Benoit Hamon a la trouille d'Olympe


Aujourd'hui, j'écoute France-Musique. Ras le bol des débats sur les types qui prient dans la rue. Sur France-Culture ce matin, sur France-Inter après, à la télévision hier soir, tout le monde ne parlait que de ça. On commente à n'en plus finir les derniers propos de Marine Le Pen à propos des prières dans la rue Myrrha.
On n'en cause plus de la même façon, de ces prières, tiens... tout le monde admet qu'elles existent maintenant. Je me souviens des premières vidéos sur Riposte Laïque ou ailleurs... Je me souviens des débats sur ce blog ou ailleurs, avec parfois des habitants de ce quartier qui affirmaient n'avoir jamais rien remarqué, ne pas être au courant... Comme s'il y avait deux réalités. Je me disais que les preneurs de vidéos accentuaient peut-être l'effet de foule, en filmant la même rue de face, de profil, d'un côté, de l'autre, et que les "ah non, j'ai rien vu et pourtant j'habite là, c'est sympa" avaient , eux, des stratégies d'évitement remarquables. Je me souviens du débat télévisé l'année dernière où des élus affirmaient qu'il n'y avait jamais eu autorisation, et encore moins protection de la police, et des religieux du quartier qui toussotaient un peu gênés, et de ceux qui ne prenaient pas de gants pas pour les traiter de menteurs.
Tout le monde parle de ce qui existe depuis des années mais dont il était très vilain de parler.
C'est bien, tout de même. Je me demandais combien de mois ou quel incident on attendait avant de mettre les pieds dans le plat. Les débats ont évolué. On arrive à "si on condamne les prières dans la rue, il faut aussi virer les crèches de Noël dans les magasins ou sur les places publiques". C'est un peu con, mais moins que "nan, mais tu délires, yen a pas, des prières dans la rue".

Bon, tout ça pour en arriver à une déclaration rigolote de Benoit Hamon:

« Par conviction laïque, il me paraît inacceptable qu’aujourd’hui, on se retrouve avec dans l’espace publique, des hommes et des femmes qui prient. Ca n’est pas possible »

J'ai recopié ça sur le blog du CRAN. Je lis le blog du CRAN, eh oui, ça m'arrive de me dire voyons ce que ce grand humoriste nous a pondu aujourd'hui. Déjà, j'aurais écrit l'espace public. Zyva, traite l'espace public de fille, tant que tu y es. Surtout qu'une fille publique.... mais je m'égare.

Il a dit une énorme bêtise, Benoit Hamon.

Benoît, regarde les photos, les reportages. Va faire un tour sur place.
Tu les vois où, les femmes, toi ?
Pas une.
Pas UNE SEULE.
Alors, tu as peur des réactions de tes camaradettes socialisteuses si tu dis "hommes" sans dire zé femmes tout de suite après ? C'est devenu un tic de langage ?
... ou tu as si peur de te faire gronder par Olympe, que tu nous parites à donf tes discours en nous collant du féminin partout, même quand il brille par son absence ?

***

.

jeudi 14 octobre 2010

vendredi 15 janvier 2010

Les voleurs de sexe: anthropologie d'une rumeur africaine


Un homme est lynché par la foule pour avoir fait disparaître le sexe d'une ou plusieurs personnes qu'il venait de saluer, voire simplement de croiser. Il s'agit d'un cas de rumeur particulièrement explosive,[...] abordée comme un fait social normal bon à penser, bon à raconter...

Plutôt qu'une anecdote prêtant à rire, le vol de sexe ne serait-il pas une affaire exemplaire permettant de comprendre l'Afrique urbaine contemporaine, les formes de sociabilité et les modes de communication qu'elle suppose ?

*

C'est un entretien à propos d'un livre de Julien Bonhomme, Les voleurs de sexe : anthropologie d'une rumeur africaine (Editions du Seuil), et c'est très intéressant. On peut l'écouter sur le site de France-Culture. (trentième minute environ après le début de l'émission)

jeudi 28 mai 2009

Un écrivain, c'est quelqu'un qui est mort et qui vit à la campagne.


Dans Affinités électives, sur France Culture, Danièle Sallenave parlait ce matin de la défense d'une certaine idée de la vie avec les livres.
Son nouveau livre "Nous, on n'aime pas lire" (elle en parle 42 mn après le début de l'émission), raconte sa rencontre avec des collégiens de 3ème, à Toulon.

Extrait:
(le journaliste) - Quand vous dites à ces élèves qu'un texte ne sort pas tout fait de la tête ou de la main d'un écrivain, qu'on le travaille ou qu'on le retravaille, vous suscitez l'incrédulité, et même, chez certains, clairement le dégoût.
(Danièle Sallenave) - Oui. Il y a chez certains un gros problème qui est qu'ils n'aiment pas beaucoup retravailler. Mais on va retravailler quoi ? Corriger les fautes ? Mais on s'en fiche des fautes, il y a le logiciel qui fait la correction. J'ai expliqué qu'on pouvait reprendre, aprofondir, déplacer. Et ça il y a une grande résistance parce que c'est un effort [...]


Il y a aussi un entretien à propos de la sortie de cet ouvrage sur le site du Nouvel Obs aussi.
Extrait :

- Vous observez, dans votre livre, qu’on ne dit plus «prof de lettres» mais «prof de français». Et vous le regrettez. Pourquoi?
- Je le regrette parce que ça semble dire que le métier de professeur de français est seulement d’enseigner une langue. C’est vrai, c’est enseigner la langue mais aussi tout ce qu’il y a autour, la littérature, la culture.

[...]Une enquête est en train d’être menée par une jeune sociologue sur les pratiques culturelles des professeurs. La majorité avoue sans complexe qu’ils aiment mieux faire autre chose que lire, parce que lire est élitiste, disent-ils. Ils préfèrent donc le sport, la musique, Internet etc. Le plus beau, c’est que l’article qui le rapportait, dans un bulletin professionnel de l’enseignement, était intitulé: «Les professeurs aujourd’hui sont plus ouverts».[...]

- Lire, pour vous, c’est aussi important qu’aimer, que vivre presque?
- On peut vivre sans jamais rien lire, et être humainement quelqu’un de bien, évidemment! Mais la non-lecture a des effets très négatifs–ce qu’on n’ose pas dire en général. Je trouve que les adultes qui ne lisent jamais rien vieillissent mal. Quelles que soient leurs qualités par ailleurs. Même ceux qui voyagent, qui ont des pratiques culturelles, comme on dit. J’ai l’impression qu’ils sont plus ou moins mutilés.

***

vendredi 15 mai 2009

Mes parents sont idiots




Il y a tous les matins sur France-Inter une publicité que je trouve irritante. Tellement irritante que j'oublie le nom de l'annonceur dans les trois secondes qui suivent l'énoncé, et que je ne garantis aucunement l'authenticité de ce qui va suivre, mais l'esprit y est.
C'est une voix d'enfant plaintive: "Les voleurs, ils sont venus dans la maison de ma maman et ils ont tout emporté. Ils sont passés par la porte et les fenêtres qui étaient trop faciles à ouvrir, la maison n'était pas bien protégée. Moi, quand je serai grande, je protégerai la maison de ma maman avec l'assurance de la Banque Machin Truc."

Il n'y a pas si longtemps, nous, les auditeurs, avions droit sur cette même radio à :
- Ma petite chérie, oh comme tu es enrhumée, tu dois avoir une bonne grippe, je vais t'emmener voir le docteur qui te donnera des antibiotique pour te guérir bien vite.
- Mais non, maman, rappelle-toi ce que le médecin a dit la dernière fois, les antibiotiques sont inefficaces contre la grippe qui est une maladie virale. Tu as compris, maman ? Les antibiotiques, c'est pas automatique.

Je n'en veux pas spécialement à France Inter, mais ces pubs à enfants prescripteurs sont horripilantes et stupides. Un enfant ne peut pas déclamer un tel texte avec naturel. C'est certainement une comédienne qui fait la voix d'enfant, mais c'est bien un enfant que l'on voit en l'entendant. Un enfant debout, le ventre un peu en avant, l'air du gosse qui sait sa leçon et la récite avec une fayoterie de petit singe savant.
L'enfant de la pub explique la vie à ses parents idiots. Tu es trop idiot pour me soigner, trop idiot pour m'alimenter, trop idiot pour me protéger. Il faut que je t'explique. C'est moi qui ai la sagesse, l'instinct, le bon sens. C'est moi qui comprends tout, à peu près tout, mieux que toi. Fais donc attention à moi, bougre d'imbécile, heureusement que je suis là pour te dire ce qu'il faut acheter, tu devrais me remercier.
L'enfant, c'est un petit d'homme fragile. À l'âge où il peut commencer à se laisser impressionner par ce genre de pub, il a encore peur des loups sous le lit, des monstres qui viennent la nuit, de la coupure à l'index par où tout son sang va s'écouler par terre, du moucheron qui se pose sur son bras, de la grosse vague qui passe par dessus la tête, du grand Max qui rackette les malabars et qui pousse les petits contre la grille de l'école en disant des très gros mots, du docteur quand il prend de drôles d'instruments dans le plateau métallique à côté du lit d'auscultation et s'approche avec un air sévère, du cerisier dont les branches bougent devant la fenêtre en faisant des ombres étranges sur le parquet. Si on lui dit que ses parents sont idiots, faiblards, ignorants, si on lui dit que lui est bien plus malin, fort, courageux, perspicace et savant, et qu'il doit guider ses parents, leur indiquer le bon produit à acheter, la bonne voiture, la bonne assurance, la bonne barre céréale pleine de lait qui fait pousser les os, le bon médicament, eh bien vers qui se tournera-t-il, cet enfant, quand il devra affronter les frustrations, les monstres, sa propre ignorance, son immaturité et sa faiblesse, quand il sera mort de trouille? Qui le protégera ? Sa bande de copains?