Comme je traversais le parc fin juin, justement, en compagnie d'une immigrée anglaise d'origine anglaise, trois boutonneux et deux starlettes m'ont abordée. On est en classe de première, option métiers des media (ou un truc dans le genre) et on fait un micro trottoir, et on interroge les gens sur qu'est-ce que c'est leur histoire drôle préférée. Leur meilleure blague, quoi. Vous pourrez vous entendre sur radio-potes et compotes vendredi matin. Oh, yes, gorgeous a dit l'Anglaise, qui a commencé à raconter l'histoire de Forrest Gump au paradis, en parlant lentement et articulant bien pour se faire comprendre : "The day finally arrived: Forrest Gump dies and goes to Heaven. He is at the Pearly Gates, met by St. Peter himself. St. Peter says, "Well, Forrest, it's certainly good to see you..." Les journalistes adolescents se dandinaient et échangeaient des regards irrités. L’anglaise s'interrompit. On comprend rien, et c'est pour une radio française, d'ici, de chez nous. Vous pas comprendre anglais pourtant so simpeul ? Non. Que dalle. Et si je repeat lentement ? Non, pas la peine, on comprend pas les mots, on vous dit. . The heaven c'est le paradis et the Pearly Gate... Non, on comprend pas les mots qui sont autour non plus.
C'était à moi. La première chose qui me vint à l'esprit fut une devinette:
Qu'est-ce qui est vert est qui survole la Pologne ? .
Euh...
Peter Panski !
Ils attendaient la suite. Ils se sont figés, gênés. Pas un sourire, rien. L'un haussa un sourcil interrogatif, l'autre lui répondit par un petit geste de la main signifiant "laisse tomber, elle n'a pas toute sa tête". Nous avons pris congé, mon Anglaise et moi. Nous n'avons pas retrouvé notre interviou sur radio potes et compotes.
***



