mercredi 10 juin 2009

Une enfant bien cruelle


Les jumelles d'une voisine du village ont la varicelle. Leur arrière- grand-mère qui les garde le mercredi et en cas de pépin est partie en voyage en Espagne avec le club "Age d'or" intercommunal. Je n'ai pas réussi à trouver une excuse vraisemblable pour éviter que la mère ne me les amène en catastrophe, et me voilà nantie de deux chipies de cinq ans, presque six, pour une journée entière.
Difficile de trouver deux sœurs aussi dissemblables. L'une est aussi brune, mate, courtaude, carrée, solide, que l'autre est blonde, pâle, longue et molle comme une algue. Brune est venue avec son appareil photo, un petit compact qu'elle garde dans la main, accroché au poignet par une dragonne. Elle m'explique que son appareil fait des macros extraordinaires, qu'elle va me montrer tout de suite ses photos d'insectes si je la laisse prendre place devant l'ordinateur et lui fournis un cable USB ad hoc. Blonde sort d'un sac à dos plus haut qu'elle trois pochettes de feutres, un bloc de papier aquarelle, des crayons aquarelle aussi, se remplit un verre d'eau, me demande un chiffon, et propose d'aller faire un portrait du poney qui broute dans le pré d'à côté. Il fait beau, je les pousse dehors avec leurs instruments d'étude et d'expression artistique, et je me fais un café.
Brune arrive en galopant, toute rouge, jambes griffées, la chemisette ouverte battant sur un short déchiré. Elle a photographié trois insectes dont elle ignore le nom. Un truc énorme et vert qui ressemble à un monstre méchant ou à un criquet très maigre, dit-elle. Mon café peut bien refroidir, il faut absolument qu'on visionne l'image et qu'on recherche le nom de la bête sur des forums d'entomologistes dont la donzelle connait l'adresse par coeur. Même pas six ans. D'accord, elle peine un peu à lire des mots comme "orthoptère" et "préhensible", mais pas "mantide religiosa" ni "mante religieuse", et c'en est une. Nous découvrons ensemble que ce gros gros bourdon noir est une abeille charpentière, et la troisième bestiole, genre scarabée, a l'air inconnu de tous les répertoires. Et si c'était la première fois qu'on en voit un comme ça, qu'on le prend en photo ? Brune, du coup, s'élance dans la brousse à nouveau pour réaliser de meilleurs clichés et disparait derrière le lierre du vieux mur, au grand dam des merles qui s'envolent en l'injuriant.
Blonde entre à pas légers, et pose sur la table des dessins étonnants. Aucune mêche de ses cheveux platine n'a glissé de la tresse qui lui arrive en bas du dos. Elle me tend un paysage, c'est ici, la maison, le champ, le vieux poirier, mais c'est à peine un dessin d'enfant. Puis un portrait du poney. Je m'exclame : "waouh !". Brune est là, qui me tend son compact allumé sur un gros plan de patte de scarabée. Ah, ça a l'air très bien, je lui dis. Je leur sers un jus d'orange.

J'ai fait des dessins, dit Blonde, je les montrerai à papa. Il les trouvera splendides, comme d'habitude. Bah, ben moi j'ai trouvé un insecte disparu, rétorque Brune, et elle (moi) m'a dit que mes photos étaient très bien. Oui, très bien, dit Blonde en souriant, mais à toi, elle n'a pas dit "waouh"!
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Pérégrinations du jour

Promenade de chemin en chemin, d'un site à l'autre ce matin:


Milo, y es-tu ?



Mais qui est donc Milo ? Milo est un petit garçon, qui semble jouer éternellement au bord d’un lac, au cours d’un été sans fin. Au loin un phare, dans l’eau des poissons, et Milo adore parler, vous parler. A vous, derrière (ou devant je ne sais plus) votre écran. Car Milo est un être de synthèse, une pure création de 0 et 1, né de l’esprit de Peter Molyneux (Populous, Syndicate, Powermonger, oui ça calme tout de même), Milo a tout les aspects d’un vrai petit garçon, sa gestuelle, son phrasé, son sens de l’inattention.... Milo, y es-tu ?

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Iona : un tout nouveau blog d'une toute jeune fille qui n'a pas encore écrit d'article, mais posé une jolie bannière et nanti son profil d'un portrait réussi. Elle dit aimer le jazz et le ... blouse.

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L'immeuble Panayot :

"Il y a quelques jours, ma grand-mère a quitté cet appartement beyrouthin, au troisième étage de l'immeuble Panayot, rue Abd el Wahhab el Englizi, qu'elle habitait depuis quelques 50 ans...[...]"

Et la reprise d'un article du Monde : "Bonnes à vendre", sur Stroobia, un blog à explorer.


dimanche 7 juin 2009

L' envoilement d'Europe


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Lu chez Olympe :

Comment veux tu être respectueusement pratiquante du Coran et émancipée ??? C'est une pure contradiction. Celles qui s'émancipent le quittent, prennent de la distance ( va regarder ce qui se passe à l'étranger, les femmes qui s'émancipent quittent les symboles externes ) - sous prétexte qu'en France monte un intégrisme et qu'il faut - comme le fait Obama - ménager la chèvre et le chou à cause de leur connerie de terrorisme etc on préfèrera ici sacrifier les femmes et leur possibilité émancipation pour la seule "paix des braves" et les avantages politiques de la gestion des communautarismes ...

Aucune religion a ce jour promeut l' égalité femmes-hommes, pas même la philosophie bouddhiste ... Donc il me parait impossible, en dehors de la défense de la laïcité de promouvoir l'espace nécessaire pour l'émancipation ... De mon point de vue pas d'émancipation possible pour les femmes sans le terrain neutre de la laïcité.

Nous n'avons pas à respecter les religions en premier - ce seraient plutôt aux religions de respecter les femmes et les hommes sous un jour nouveau. C'est à elles de faire leur mise à jour - pas l'inverse.
En demandant allégeance Obama crée un statu quo. Demain si on critique le port du voile dans la perspective du féminisme on va nous dire qu'on favorise le terrorisme ... Vous verrez ...

C'était un commentaire de Wildo.


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Comme les écologistes ont le vent en poupe, j'espère qu'au moins nous aurons une réglementation de Bruxelles pour que les voiles soient tous en pur coton teintés uniquement avec des végétaux analergisants .

samedi 6 juin 2009

mardi 2 juin 2009

Statistiques tac toc

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Ce blog est né le 16 mars, mais je n'utilise Google Analytics que depuis deux mois.
Je vais faire comme le Privilégié et d'autres, remercier les blogs pourvoyeurs de visite.

En avril, j'ai eu 1907 visites via 58 sources et supports dont

Didier Goux: 246
Olympe: 134
Hommes engagés: 72
Nicolas PMA: 39
Dorham: 33
Floreal: 28
Nicolas (Partageons le reste) 24
Madame Kevin 15
et d'autres pour moins de 15 visites.

En mai, 2652 visites via 98 sources dont

Didier Goux: 463
Hommes engagés: 125
Mtislav: 67
Crêpe Georgette: 67
Manutara: 49
Nicolas PMA: 41
Olympe: 38
Dorham: 37
Balmeyer: 36
Catherine Goux: 25
Mademoiselle S : 17
Femmes engagées: 15
Olivier Porret : 18

Tous les autres affichant moins de 15 visites

Je fais remarquer à Olympe que sur 12 blogs de mai, il y a 5 blogs de femmes. Résutat PRESQUE paritaire.


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Nabot du coeur et de la tête




Quand on cherche "nabot" dans Google, on tombe en première page sur quatre images, dont deux représentent Nicolas Sarkozy. Ensuite, à part les définitions de dictionnaires en ligne, on vogue d'un leftblog à l'autre. D'un blog vigilant à l'autre. D'un blog alterpolitique, alterdegauche à l'autre et surtout d'un blog stupide à l'autre.

Billet chez Didier Goux sur les left-blogueurs , ce matin: j'ajoute mon grain de sel et ma note d'humeur.

À l'école primaire j'avais des cours de morale dispensés par une institutrice dont la moitié de la ville disait pis que pendre parce qu'elle vivait en union libre avec un métèque et vendait l'Humanité en place publique le dimanche. Lautre moitié de la ville faisait écho aux braves gens de la première parce qu'elle allait bras nus à la messe comme aux réunions de cellule du Parti, vivait en état de péché avec un païen et reprenait sur un rythme jazzy , avec une voix tonitruante, les cantiques de la Fête-Dieu.

Cette femme hors du commun, tous les lundis, jour de la leçon de Morale, ouvrait le tableau noir sur une illustration choisie puis lançait une discussion propre à réveiller Jésus, Kant et Spinoza à la fois, discussion qu'elle soldait par un résumé à recopier (sans fautes, sinon, gare!) du type "je ne dois pas me moquer des défauts physiques de mes camarades, car je ne sais pas ce que la vie me réserve et le plus important c'est ce qu'on a dans le coeur et dans la tête".

Ça m'est resté. On aide un aveugle ou un petit vieux à monter dans le train, à traverser la rue. On est serviable et aimable autant qu'on le peut. Pauvreté n'est pas vice. Les étrangers sont des Hommes comme nous. On est libre de dire ce qu'on veut si on le dit poliment. On ne se moque pas des laids, ni des fous, ni des débiles.

Eh bien the times they are changing. Les leftblogueurs, les blogs de gauche surchargés de logos type blog vigilant, blog fra-ter-nel, blog recommandé par les influenceurs, blog antisarkozyste, blog plus pur politiquement que moi tu crèves, tapent à coups de mots lourds sur le nabot... Tout est la faute au nabot, le nabot doit offrir sa démission (exigeons la démission du nabot, ai-je lu quelque part), le nain a encore frappé, le nain, le nabot, le petit nabot... Et ils sont contents, les blogueurs de gauche, sous leurs parapluies de logos de gauche, se serrant les coudes et les mots. On s'échange des dessins de nabot. Encore un ! Mate comme on l'a bien naboté, le mec ! Qu'est-ce qu'on rigolerait si le nabot se cassait une jambe ! Ce serait un nabot estropié ! Il ne pourrait même plus escalader sa grande asperge, ouarf !
Hoho, me réplique le leftblogueur, la lefteblogueuse si je lui demande comment il ou elle qualifierait un élu en fauteuil roulant, on rigole, mais en vrai c'est pas ça qu'on lui reproche, et puis kesssta à gueuler t'as voté Sarko et t'es pas contente qu'on en dise du mal, hein, c'est pour ça, va donc moisir un peu plus sur tes blogs réacs à vômir, c'est nous les gentils et toi la méchante.

Faut voir comme ils se prennent au sérieux, les blogueurs de gauche !* Comme ils se la jouent à qui wikiotera le plus loin ! On a une vieille tradition d'humoristes, de fabulistes, de chansonniers, de caricaturistes qui s'en sont toujours donné à coeur joie sur le physique des politiciens ou des rois. La différence, c'est qu'ils restaient dans leur registre et ne prétendaient pas nous donner des leçons de morale et de maintien, comme tous ces blogueurs qui ont un jour écrit "le nabot", qui l'écrivent tous les jours. Ce sont des nabots du coeur, des esprits gauches. Ou alors des gens dont la faiblesse de l'intelligence tire à l'indigence intellectuelle et là, s'il y a débilité ou faiblesse mentale, je ne me moque plus car ce serait mal, comme le disait ma maîtresse.

*Bien évidemment, je ne parle pas d'un collectif défini, les left-blogueurs-marque-déposée, mais des blogdegoche. Pas de moi, donc, dit l'un d'entre eux avec raison. Seulement des nains du verbe , des faiblards du ciboulot, de tous ceux qui utilisent ce terme nabot tandis qu' ils donnent de jolies leçons d'humanisme, de Valeurs de Gauche, de respect de l'Autre et de sa Différence.

jeudi 28 mai 2009

Un écrivain, c'est quelqu'un qui est mort et qui vit à la campagne.


Dans Affinités électives, sur France Culture, Danièle Sallenave parlait ce matin de la défense d'une certaine idée de la vie avec les livres.
Son nouveau livre "Nous, on n'aime pas lire" (elle en parle 42 mn après le début de l'émission), raconte sa rencontre avec des collégiens de 3ème, à Toulon.

Extrait:
(le journaliste) - Quand vous dites à ces élèves qu'un texte ne sort pas tout fait de la tête ou de la main d'un écrivain, qu'on le travaille ou qu'on le retravaille, vous suscitez l'incrédulité, et même, chez certains, clairement le dégoût.
(Danièle Sallenave) - Oui. Il y a chez certains un gros problème qui est qu'ils n'aiment pas beaucoup retravailler. Mais on va retravailler quoi ? Corriger les fautes ? Mais on s'en fiche des fautes, il y a le logiciel qui fait la correction. J'ai expliqué qu'on pouvait reprendre, aprofondir, déplacer. Et ça il y a une grande résistance parce que c'est un effort [...]


Il y a aussi un entretien à propos de la sortie de cet ouvrage sur le site du Nouvel Obs aussi.
Extrait :

- Vous observez, dans votre livre, qu’on ne dit plus «prof de lettres» mais «prof de français». Et vous le regrettez. Pourquoi?
- Je le regrette parce que ça semble dire que le métier de professeur de français est seulement d’enseigner une langue. C’est vrai, c’est enseigner la langue mais aussi tout ce qu’il y a autour, la littérature, la culture.

[...]Une enquête est en train d’être menée par une jeune sociologue sur les pratiques culturelles des professeurs. La majorité avoue sans complexe qu’ils aiment mieux faire autre chose que lire, parce que lire est élitiste, disent-ils. Ils préfèrent donc le sport, la musique, Internet etc. Le plus beau, c’est que l’article qui le rapportait, dans un bulletin professionnel de l’enseignement, était intitulé: «Les professeurs aujourd’hui sont plus ouverts».[...]

- Lire, pour vous, c’est aussi important qu’aimer, que vivre presque?
- On peut vivre sans jamais rien lire, et être humainement quelqu’un de bien, évidemment! Mais la non-lecture a des effets très négatifs–ce qu’on n’ose pas dire en général. Je trouve que les adultes qui ne lisent jamais rien vieillissent mal. Quelles que soient leurs qualités par ailleurs. Même ceux qui voyagent, qui ont des pratiques culturelles, comme on dit. J’ai l’impression qu’ils sont plus ou moins mutilés.

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dimanche 24 mai 2009

Mon Archange protecteur est Ariel





Mettez un marque-page sur ce billet et n'oubliez pas de m'intégrer dans toutes vos prières futures, si possible avec les invocations idoines, les bonnes formules et un joli sourire en remerciement s'il vous plait.

Vous croyez peut-être que Dieu (le nôtre, celui de la Vierge Marie vêtue de bleu et de l'enfant Jésus innocent sur la paille, celui des anges de Fra Angelico et des petites chapelles romanes auvergnates) ne voit pas les blogueurs ? Qu'il ne lit pas les disputes, les chamailleries, les dénonciations, les coups bas ? Qu'il ne fera pas le tri entre le bon grain et l'ivraie avec des méthodesplus intelligentes que le classement Wikio ? Que les gentils ne seront pas récompensés et les méchants punis ?


Eh bien, détrompez-vous, et allez musarder sur le site C.I.E.L.S en guise d'avant goût et de préparation à une vie meilleure.

Apprenez comment convaincre ou amadouer une personne.

Voici comment se protéger contre les envoûtements de haine, avec le rituel du pape Sylvestre (à effectuer avant le 25 décembre, donc avant Noël prochain, il y a le temps.)


Et, pour finir : comment réaliser un piège à maléfices (Il y a toujours des personnes mal intentionnées qui nous lancent des mauvais sorts. Vous pouvez détourner ces ondes maléfiques en fabriquant un piège que vous réaliserez à une Heure Céleste de votre Ange (voir Calendrier des Anges)), mais surtout pour effacer les disputes, ne lésinez pas sur les produits associés...

Merci qui ?

mardi 19 mai 2009

Rap, rap, rap.


Lu sur le site du Causeur, dans les commentaires du billet : En défense d'Orelsan

[...] Il se trouve que j’écris ces quelques lignes avec un mur de CD de rap français dans mon dos. Du premier NTM au dernier Bouba, plusieurs centaines de noms : vingt-cinq ans de naufrage. Tous les éclopés du bulbes, les tarés baveux, les haineux surtesticulés de la prosodie éructée, les trous-de-balle de la scansion hasardeuse, les sangs figés de la rime, les bonobos de la syntaxe, tous, tous, sans exception, même la pire raclure des mixtapes, sont là. Un authentique cimetière de la création. (Louis75)

lundi 18 mai 2009

Didier et l'orgasme à quatre temps









Quand l'Irremplaçable va faire ses courses, son chenapan de mari ne pense qu'à rendre heureuse sa jolie petite tondeuse. On en a lapidé pour moins que ça.