vendredi 11 décembre 2015

J'ai pris le train


http://www.clipartlord.com/wp-content/uploads/2014/05/train19.png




Ce n'est pas pour me vanter, mais j'ai pris le train.

Il est parti à l'heure
Il n'y avait pas de gel sur les rails ou les caténaires.
Pas de neige
Pas d'inondation, rien.

Aucune biche, aucun sanglier n'ont encombré la voie.
Aucun suicidé non plus.


Dans le wagon, il n'y avait pas de terroriste, il n'y avait  pas d'islamiste ostensible
Il n'y avait pas d'adolescents qui mettaient les pieds sur les sièges ou écoutaient de la musique en mugissant en rythme
Il n'y avait pas de petit chien jappant dans son panier
Il n'y avait pas de bébé pleurant, pas de soldats beuglants, pas de téléphones portables stridents

Et pourtant, c'était un vrai train qui roulait vraiment. Il est arrivé à la gare à l'heure prévue.

dimanche 22 novembre 2015

Mais que deviennent les Rrrruminants ?







   Que deviennent nos Ruminants, nos rrruminants chéris, Lediazec, BabelOuest, Clomani, et d'autres dont j'oublie le nom ?

 Que racontent nos chers tenants de la théorie du complot, ceux qui vous répètent qu'en fait tous nos malheurs viennent de ceux qu'on ne peut pas nommer mais qu'un certain Protocole désigne sans ambiguïté,  et puis de la cinquième colonne (méfie-toi, camarade, et puis et puis...)

Les derniers évènements leur ont-ils mis un peu de plomb dans la tête, ou leur ont-ils permis de réviser leurs aimables certitudes ?

Voyons voyons...

Sur leur nouveau blog  (enfin, pas si nouveau que ça), Cailloux dans l'brouillard 

babelouest20 novembre 2015 09:26

 De jour en jour on s'aperçoit davantage et une fois de plus qu'il s'agit d'une attaque sous fausse bannière par des "commandos", et au moment de ramasser des pruneaux ne restent que quelques "connus des services" envoyés au casse-pipe.
Du coup "lémédia" montent en épingle la mort d'un chien "au champ d'honneur", pour faire verser la petite larme à M'ame Michu, et le tour est joué.

Rem*20 novembre 2015 13:58

... :La PALESTINE, toujours, depuis 1948!!!!!! :ne jamais oublier ce facteur CENTRAL ! :

Article « Le retour du boomerang » de Jean-François Bayart, Professeur à l’IHEID (Genève)
http://www.liberation.fr/debats/2015/11/15/le-retour-du-boomerang_1413552
EXTRAIT :
« (…) Les origines de ce 13 novembre sont aussi à chercher du côté de la politique étrangère de l’Europe et de la France ces quarante dernières années.(...) La démission de l’Europe sur la question palestinienne, dès lors que sa diplomatie commençait là où s’arrêtaient les intérêts israéliens, a installé le sentiment d’un «deux poids deux mesures», propice à l’instrumentalisation et à la radicalisation de la rancœur antioccidentale, voire antichrétienne et antisémite. (...) »

Clo 21 novembre 2015 13:12

Je ne suis pas en guerre, MM Hollande, Valls and co ! Guerre contre qui ? Pour quoi ? Moi pas comprendre ! Moi pas vouloir !
Leurs guerres... nos morts ! Leurs guerres... no more, comme écrivait Julien Salingue dans son blog dès mardi.
Si j'ai un conseil à vous donner, écoutez l'émission "là-bas si j'y suis" -sur Internet uniquement puisque Mermet s'est fait jeter de F.Inter... trop gauchisssssse)- avec Alain Gresh qui remet les pendules à l'heure sur le Moyen Orient, Al Qaeda, Daesh et autres tristes sires enc. de m...

 Lediazec 6h 45 le 19 novembre:

En veux-tu de la goulée, regarde la télé pendant les opérations policières, écoute les infos des chaînes d’Etat, observe le comportement avilissant du député de ta circonscription, tu seras gavé comme jamais ta mère ne t’a gorgé de lait maternel !
Et qui écrase-t-on chez nos députés français et chez nos ministres exemplaires aujourd’hui ? Pas le terrorisme, ce monstre qu’on a enfanté et laissé grandir pour mater une certaine idée de la liberté, mais le peuple tout entier.

Clomani (en colère contre cet état qui aide les gros cons à détester leurs voisins) 14 novembre 2015 08:45

La France a fermé ses frontières, Paris ses écoles et lieux publics etc... au lieu de pleurer les morts, de s'occuper des survivants et de continuer à vivre, le gouvernement, aidé des journalistes, ne parle que de sécurité, sécuritaire, police, flicage, Fesse Bouc propose aux gens parisiens de se déclarer "en sécurité en se géolocalisant bien sûr, histoire de leur envoyer de la pub + tard quand ils seront à nouveau prêts à consommer... L'état policier a été déclaré. Les journalistes se pourlèchent les babines : ils vont vendre ! (croyez-en mon expérience, chaque attentat proche est une décharge d'adrénaline et on en met un coup, du haut en bas des rédactions... les autobombardés spécialistes s'invitent eux-mêmes aux JiTés )...


vendredi 20 novembre 2015

Le terrorisme de la bêtise (billet rance, nauséabond et islamophobe)


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Il y a des bombardements en Syrie et des attaques au sol à Saint-Denis, que mes petites voisines collégiennes ont renommé "Saint-Denis-sur-Daesh" : bien bien bien...

Il y a les déclarations de nos ministres et leurs bonnes résolutions: parfait parfait parfait...

Il y a le terrorisme de France et les résistants au terrorisme qui appellent à boire des coups en terrasse et à danser. Allez, quoi, mes chers compatriotes, résistons, personne ne nous en voudra d'être résistant de la dernière heure si l'on s'affiche en terrasse, un demi à la main.

Il y a les sanglots de nos youpi l'islam habituels qui dénoncent inlassablement  le racisme et l'islamophobie d'état et  la stigmatisation. Il y a  les potes des salafistes, les associations de défense de l'islam  style "mamans toutes voilées", les adversaires habituels de la laïcité et les ravis de la mosquée (Les Indigènes de la République, les sociologues de Villetaneuse, de grands penseurs du Monde Diplomatique qui demandent l'abrogation de la loi de 2004 et trainaient Babyloup dans la boue, le NPA, Contre Attaques, le CCIF, etc). 

Il y  a le terrorisme de la bêtise, de l'obscurité, du crétinisme intégriste, du totalitarisme.

Et ce terrorisme là est parfaitement légal. Il prêche quotidiennement, il s'exprime à son aise, il s'étale, il dégueule de partout. Pas la peine d'aller le chercher bien loin: il est chez nous, il est de chez nous. Il est porté par des personnes qui sont allées à l'école chez nous, qui ont été enfants dans les cités de nos banlieues, mais aussi dans nos petits collèges de campagne,  peinards et catholiques parfois. 

Quel cinéaste nous offrira une version moderne du Dictateur, avec un de ces imams baveux, rétrogrades, s'exprimant dans un français altéré, corrompu ? Les ridiculiser serait la meilleure des choses. On ne manque pas de modèles aussi intéressants que le petit moustachu.

Si vous avez envie de rigoler , vous pouvez regarder quelques vidéos en famille:

Abou Anas :  "Nader Abou Anas est actuellement le directeur de l’institut D’CLIC à Bobigny, dans lequel le coran, la langue arabe et les sciences religieuses y sont enseignées. Le frère enseigne aussi des cours d’arabe au sein de l’institut". 

Mehdi Kabir ;  immam à Villetaneuse "celui qui mange du porc, a tendance à avoir le comportement d'un porc. C'est pour cela que les consommateurs de la viande de porc tu les trouves parmi les gens les plus sales. Les gens qui n'ont pas de jalousie envers leur famille, les gens qui ne se soucient pas de voir leur femme dénudée et embrassée par les autres hommes. Les gens, qui lorsqu'ils sortent des toilettes, ils ne se lavent pas les mains. Les gens qui n'ont pas de pudeur vis à vis d'Allah. Les gens qui embrassent leur femme devant tout le monde sans aucune pudeur et sans aucune honte. Pourquoi ? Car ils consomment de la viande de porc.
Et le Prophète a informé qu'il viendra un temps où Allah transformera certains être humains en singes et en porcs."

Rachid Abou Houdeyfa : imam de Brest. La musique transforme les enfants en porcs et en singes. (On le savait déjà)

et on peut continuer, de lien en lien, de vidéos en vidéos...

L'islam, religion de paix, d'amour ?  Pas seulement...

mardi 17 novembre 2015

Ma crainte du jour


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J'en ai marre des mimi petites bougies, des fleu-fleurs blanches sur le sol, des mises en scène télévisuelles où des pères de jeunes assassinés dialoguent avec un psychologue qui les coache jour et nuit sur des plateaux où l'on répète toujours la même chose, avec "imagine" en fond musical.  Ces nouvelles formes de deuil-guimauve sont terrifiantes, et ne présagent rien de bon. La prière ou le désir de vengeance sont plus dignes.
J'ai peur, tu as peur, il a peur, nous avons peur. C'est entendu.

J'ai peur qu'il y ait d'autres attentats islamistes, qu'il y en ait de pires.  J'ai peur que meurent ou survivent difficilement des personnes que j'aime, et tous les innocents du monde.

J'ai peur aussi de ce qui se passera quand tous les padamalgam et les youpi l'islam se seront bien fait secouer, seront touchés dans leur quartier, dans leur ville,  encore une fois, puis une autre. J'ai peur qu'on passe du déni, du catéchisme lénifiant du vivre ensemble,  d'une tolérance imbécile et aveugle envers l'islam  directement aux ratonnades, pour le dire vite.

Comme les Bretons sont souvent en avance sur le reste de l'humanité, on dirait que ça a déjà commencé, à Pontivy par exemple. 

lundi 16 novembre 2015

Malek Boutih, depuis vingt ans, dit la même chose...


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 Malek Boutih était sur France inter ce matin.
On peut le réécouter sur le site de cette radio.

J'ai noté quelques fragments de son interview (pas tout parce qu'il cause à une vitesse d'enragé).

[..] Si on veut gagner ce combat, il faut aujourd'hui sécuriser le territoire dans sa composante humaine et pas simplement matérielle. Je pense qu'aujourd'hui il y a un continuum, que  les djihadistes ne sont pas simplement l'organisation de l'état islamiste. Elle est aujourd'hui responsable de ces attentats, elle est en pointe. Mais  nous avions avant Al Qaida et le GiA et il peut y en avoir d'autres. ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'il y a un processus politique d'une force qui prend différents masques mais qui est dans un projet politique totalitaire qui chez nous recrute et là-dedans on retrouve quoi ? On retrouve toujours les mêmes c'est à dire en fait les salafistes, en fait ceux qui partent du terrain religieux pour construire du terrorisme et la fameuse séparation entre ceux qui seraient des quiétistes, qui seraient simplement des gens qui veulent prier et ceux qui passent au terrorisme à mon avis elle est un peu artificielle parce que quand on met toutes les femmes du monde arabe sous voile, quand on les met sous burqa, quand on restreint toutes les libertés, quand on produit de la violence dans toutes les communautés musulmanes, quand on les met au pas, quand on les martyrise c'est avec un seul objectif, pousser les gens à se radicaliser, à rompre avec les valeurs démocratiques et à aller au combat.

Il faut croire ces gens-là dans ce qu'ils disent. Arrêtez de penser qu'on aurait une sorte de décorum et que derrière ce ne serait que ce qu'on a entendu dire, un terrain de  jeu que d'aller en Syrie, un défouloir pour adolescents... Non, tous les grands mouvements de masse, surtout ceux qui se militarisent et qui recrutent commencent par ce genre de cible, les plus fragiles et cætera, mais il y a des têtes pensantes, vous avez des gens avec des diplômes, vous avez des gens avec des hauts niveaux intellectuels qui mènent le combat contre nous. Il faut arrêter de les décrire comme une sorte de bande d'illuminés imbéciles sales sur eux et sachant juste pianoter sur Internet. On a aujourd'hui des forces très structurées, très organisées, qui ont des années d'expérience dans les pays arabes d'abord pour monter ce genre de réseaux, qui ont des années d'expérience dans la manipulation et qui sont aujourd'hui des nouvelles formes, je dirais de terrorisme, qui ne sont pas simplement la projection de ce qu'on a connu, et qui amènent un phénomène qu'on doit combattre avec de nouvelles armes.

[...] Il faut cesser toute une série de politiques d'assistanat, de mise en ghetto de populations, de laisser faire et d'explications sociologiques et rompre avec un certain nombre d'émetteurs, l'extrème-gauche, un certain nombre d'organisations, qui veulent culpabiliser la société française et qui aujourd'hui, avec les communiqués qu'ils ont produits dans ces quarante huit dernières heures, sont tombés dans le côté du fascisme.
Il n'y aura pas de compromis avec ces gens là. Ce n'est pas parce que vous retirerez vos troupes de leur territoire qu'ils ne viendront pas nous attaquer. L'histoire nous a appris une leçon: vous signez les accords de Munich et vous avez la guerre derrière.
[...] Un certain nombre de gens qui ont cherché à créer le trouble dans la société française en disant "je ne suis pas Charlie", "tout est plus compliqué", aujourd'hui se taisent et se cachent. Mais dans trois semaines ils vont réapparaitre, dans trois semaines vous allez commencer à avoir des vidéos qui disent "ah mais non, ah mais c'est une manipulation, "vous allez avoir la fameuse technique de la théorie du complot qui va se remettre en mouvement, ces gens là ne lâcheront rien. "

***

Non,les islamo-gauchistes ne lâcheront rien. Certains n'attendent pas trois semaines,  on peut lire leurs grincements sur leurs pages Twitter ou Facebook.

Le 13 novembre, sur le site Contre -Attaques, on publiait  ceci:

L’islamophobie, un racisme respectable ?

L’année 2015 a connu une augmentation sans précédent des actes islamophobes avec notamment 500% d’actes islamophobes en plus entre le premier trimestre 2014 et celui de 2015. 

et bla et blabla bla... 


jeudi 12 novembre 2015

Billet d'origine rigolote




"Un soir, tardivement, tu dois rendre visite à une amie qui habite dans une cité que tu ne connais pas et tu es perdu. Tu arrives sur une place où se trouvent un SDF qui dort sur un banc, une bande de jeunes bruyants qui discutent sur un autre banc. Un homme d'origine africaine en tenue traditionnelle traverse la place, accompagné d'une femme aveugle. À la sortie d'une supérette, il y a une femme d'origine roumaine qui porte un bébé dans ses bras. Vers qui vas-tu demander ton chemin ? Qui évites-tu à tout prix ? Explique ton choix."

 C'est un petit exercice d'Instruction civique sur lequel devaient plancher les collégiens dans les académies de Rennes et Nice.
Comme des professeurs ont protesté sur Twitter, ça a été retiré.

Je me demande pourquoi. Ce cynisme m'a bien fait rire, même si le cynisme, c'est mal. 

Quoique  si  le cynisme était si mal, notre ministre de l'éducation nationale n'en ferait pas si grand usage. Quand on lui demande au Parlement ce qui adviendra des professeurs d'allemand que sa réforme supprime, elle s'esclaffe  gracieusement  en jouant avec sa bretelle de soutien-gorge. Faut vraiment être une mégère lepéniste frustrée,  un passéiste gynophobe en blouse grise ou un professeur d'allemand pour noter de tels détails. 
Elle est super rigolote  notre ministre. Elle rigole tout le temps quand on lui pose des questions méchantes. Elle veut qu'on ne s'ennuie plus au collège et qu'on apprenne l'orthographe différemment. En lisant aux élèves des textes d'auteurs classiques, par exemple (re-auto-esclaffage quand elle annonce ça, la bonne blague !) 
N'empêche, elle a trouvé un truc super pour l'orthographe. Quand elle apparait en public, il y a toujours une banderole derrière elle, et sur cette banderole il y a souvent une faute d'orthographe. Pourquoi à votre avis, hein ? Parce qu'elle sait écrire, la ministre, et d'ailleurs ce n'est pas elle qui les fait, ses banderoles, ce n'est pas son boulot. Ses collaborateurs ils savent  écrire aussi. Non non non, s'il y a des fautes, c'est pour qu'on les voie, qu'on les signale, qu'on réagisse ! C'est de la pédagogie active, voilà ! Et quand elle parle en disant des trucs incompréhensibles, ce n'est pas qu'elle méprise la syntaxe, bien au contraire, c'est toujours pour nous faire réagir, pour voir si on suit ! Elle enseigne, elle ne peut pas s'empêcher d'enseigner, mais en rigolant !...

Bon, en tout cas, je ne sais pas ce que j'aurais répondu à l'exercice, moi. On discrimine à tous les coups.  C'est un peu comme l'histoire de la mère qui offre deux cravates à son fils, une rouge et une bleue. Quand il en met une, elle lui souffle, au bord des larmes, en lui adressant un regard lourd de reproches  "je savais bien que tu n'aimerais pas l'autre"...

mardi 6 octobre 2015

Une histoire très curieuse




Voulez-vous parrainer une fille pour qu'elle aille à l'école ? Payer ses cahiers, sa cantine, ses vaccinations ?

Si vous répondez oui, cliquez sur  le site d'une association humanitaire qui le propose, et lancez-vous.

Si vous répondez non ou bof, peut-être accepterez-vous de faire un don, un tout petit don même, un peu d'argent que vous ne verserez pas au fisc français ?

Si vous répondez oui, cliquez sur  le site d'une association humanitaire qui le propose, et payez.

Jusque là, rien d'extraordinaire. Qui est contre, qui trouve ça débile, niais, malfaisant ? Pas moi.

Supposons maintenant qu'une de ces associations, une ONG nommée PLAN international  finance un petit plan de com pour attirer les dons.

Tout commence avec un blog: Mon école pour Lina.   Une mère de famille française déscolarise sa fille Lina, huit ans, pour lui apprendre à faire le ménage à la maison afin de devenir une future mère au foyer accomplie. Les articles avec des petites vidéos se succèdent: comment Lina apprend à faire les poussières, comment Lina apprend à laver les sols, à coudre les boutons, à plier le linge... Les commentaires fusent, les appels au service de l'enfance maltraitée affluent, et quelques blogueurs ou facebookers écrivent à leur tour des billets incendiaires pour dénoncer l'ignominie de la chose.
Or, il se trouve que tout cela n'est qu'une mise en scène. Les blogueurs qui relaient le blog de la fausse mère indigne ont été payés pour s'indigner par le PLAN (500€ tout de même pour un article de blog, et je ne sais pas combien pour un simple tweet !) et avaient des instructions, des trucs à dire et à ne pas dire, bien évidemment.  Le dernier billet sponsorisé doit (ou devait)  paraître entre le 6 et le 8 octobre.

Il y a un excellent article sur SLATE à ce sujet.

Quel message fort que celui qui apitoie sur le sort d'un petit enfant malheureux ! Pour tirer l'argent de la bourse, il n'y a pas mieux. On a le cœur qui fond quand c'est pour la bonne cause..  Quand Matthieu Kassovitz tourne un petit clip pour Handicap International en mettant en scène deux enfants blonds qui explosent sur une mine dans la forêt de Fontainebleau, ça marche très bien: ces enfants pourraient être les nôtres, mais on sait qu'ils ne le sont pas,  on nous demande juste de nous mettre à la place de parents lointains d'enfants amputés, d'imaginer, et d'avoir la charité ou la solidarité universalistes. Rien à y redire.

Ce qu'a fait le PLAN en  rétribuant  des blogueurs pour simuler l'indignation, sans avertir leurs lecteurs du procédé, bien évidemment est une action  curieuse.  Cette ONG  marque des buts contre son propre camp, et inspire des réflexions sarcastiques sur le business de l'humanitaire et sur la vénalité des blogueurs à articles sponsorisés.




vendredi 2 octobre 2015

Les femmes sont meilleures que les hommes







 Il n'y a pas de femme tueur de masse.


Les femmes commettent moins de crimes, moins d'agressions,  moins de violences, moins de délinquance, et pas  de crimes de masse. Indépendamment de leur ethnie, du pays où elles vivent. 

C'est tout.




jeudi 1 octobre 2015

La France n'est pas de race blanche




La France n'est pas de race blanche, même si elle l'a été longtemps.

Maintenant,  la proportion d'enfants ayant au moins un parent africain  naissant sur notre sol  avoisine les 8% pour la Bretagne et les 70% pour l'Île de France, et le reste des régions navigue entre ces deux pourcentages. Qu'ils soient légalement français ou pas, qu'ils soient jaunes, africains du nord ou du sud, avec plus ou moins de mélanine, ces enfants vont rester, ils sont déjà dans nos écoles, et, rien que pour ça, qu'on l'ait souhaité ou non, qu'on apprécie ou pas leur religion,  leur bagage culturel,   ils sont nôtres.

Cela n'empêche pas la question de l'immigration de se poser, cela n'empêche pas de critiquer les religions, cela n'empêche pas le réalisme, ni même l'utopie.

Et pour ceux qui sont là, quoi qu'on pense de l'existence -ou pas- de races, il faut faire avec, faisons donc le mieux possible.



mercredi 23 septembre 2015

Les perles de Najat Vallaud-Belkacem


Au premier tour des présidentielles de 2002, 70% des enseignants votaient à gauche (dont 14% à la gauche du PS)
Ensuite, le vote PS  des enseignants s'est amenuisé. Refuge chez le Modem, abstention... Il est devenu moins atavique, plus hétérogène.
Ce n'est pas notre ministre de l' EN qui va redresser, la barre, hélas. Au contraire, elle creuse des trous dans la coque avec une énergie qui force le respect. Il parait, d'après de récents sondages -mais que peut-on croire des sondages commandités par Le Figaro- que sa réforme bricolée par des idéologues au petit-pied et aux bras cassés (le rapport est truffé de fautes d'orthographe, d'erreurs, d'oublis et de fautes grossières style on oublie les horaires d'histoire géographie et de philosophie dans les programmes du lycée), son mépris affiché envers les enseignants, en ont révolté plus d'un. Le PS peut s'asseoir sur le vote des profs, ça c'est sûr.

Quand elle clame :
« Une dictée, ça peut être fait en-dehors du français. Lorsqu’un enseignant décide de faire faire de l’art plastique à ses élèves, il peut leur dicter la consigne : tu prends un pot de peinture rouge et tu dessines une maison. Et ça c’est une dictée. »  On voit juste qu'elle se permet de donner des conseils ou des consignes sur un sujet qu'elle ignore totalement. Son exemple est purement débile, parce qu'inapproprié. Un instituteur de CE2 à qui l'on dit ça pensera que soit son interlocuteur n'y connait rien, et mieux vaut ne pas trop entrer dans les détails pour lui répondre, soit il se fout de lui sur le mode paternalisme insupportable.

Quand elle dit :
“Alors, d’abord, ça [le mariage forcé]ne concerne pas que les sociétés musulmanes, vous voyez. C’est aussi de ce point de vue-là qu’il faut, je pense, arrêter les amalgames ou la stigmatisation : le mariage forcé, ça peut concerner des sociétés catholiques. C’est vrai que ça concerne, on va le dire autrement, plus souvent des étrangères.” (ici), ça ne fait pas rire tous les catholiques. Idem, quand elle avance que les repas comportant de la viande de porc sont des repas confessionnels, mais les catholiques ont les épaules larges et la susceptibilité émoussée par des décennies de d'anticléricalisme.

Mais bon, pourquoi écrire tout cela, que chacun sait déjà ? Les PS et assimilés parleront d'erreurs de communication, avec des mots en isme . Oseriez-vous lui reprocher tout cela si elle n'était pas une femme, une issue et représentante du divertisme,  du féminisme, du musulmanisme , du vivrensemblisme, etc.
Pourquoi ? Ah oui..  N'a-t-elle pas dit hier "C'est pour cela qu'on a un si faible niveau en mathématiques. Parce qu'on a certes des prix Nobel etc"

Bien sûr bien sûr...

mardi 22 septembre 2015

Indignez-vous, qu'il disait




L'Arabie saoudite prend la tête du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU.

Toute remarque étonnée, dubitative, indignée ou cynique ne pourra être qu'islamophobe.

lundi 21 septembre 2015

Le Merle d'or de la critique littéraire


Pour ceux qu'effraient les barbus, pour ceux qui ont envie de flipper un peu plus avec des romans qui imaginent que, ça y est, on y est, c'est l'avènement d'un super pouvoir théocratique, en France ou dans le monde entier :

Soumission, de Michel Houellebecq (2015, Flammarion) : hum.

2084, de Boualem Sansal  (2015, Gallimard) :  bof.

Oussama, de Norman Spinrad (2010, Fayard) : le meilleur des trois.

 Mais, me dira-t-on, on ne peut comparer... si si, on peut.


Lisez les trois et revenez m'en causer.

jeudi 17 septembre 2015

Je vais perdre le Nord, maman...





Le 22 octobre 2008, j'écrivais sur le blog de Nicolas:

Il a bien besoin de vous, le Peuple. Pour militer aux côtés des ouvriers, je vous suggère de rejoindre le Front National (premier parti ouvrier de France, tout de même!)

Et Nicolas me répondait:
"Je continue à mener mes combats ! Surtout contre des gens qui considèrent le Front National comme le premier parti ouvrier de France..."

Sept ans après... plus de 6 jeunes sur 10 de 18/24 ans se déclarent prêts à voter Front National, dans le Nord. (Source: La voix du Nord)

Le feraient-ils si la gauche était plus fière de ses idées, respectait ses promesses ? Le feraient-ils s'ils avaient le sentiment de pouvoir être écoutés ? Le feraient-ils s'ils avaient grandi dans de bons collèges, si on s'était bien occupé d'eux, si on avait eu  pour eux une bonne ambition de gauche concernant leur réussite scolaire ?  Le feraient-ils si la gauche locale était plus vigilante avec la laïcité, et moins attentive aux revendications communautaristes ?

Roubaix est devenue une  ville française à majorité musulmane. Le Monde Diplomatique s'en réjouit  en 1997. Le New York Times en félicite la France en 2013. 

 Il y a aussi ceux que ça ne réjouit pas, parce qu'ils pensent que la laïcité, la condition féminine, la mixité, la paix sociale, ont pris de méchants coups dans les tibias, avec une municipalité socialiste aussi sympa avec les barbus. «Dans deux ou trois générations, la France entière ressemblera à Roubaix. Le melting-pot sera partout, et Roubaix en est le laboratoire», affirme dans l'article américain le directeur de la communication du maire PS de la ville. (Le PS a perdu la ville l'année dernière, je ne sais pas si l'équipe municipale de droite a continué le "dialogue fructueux" avec les mosquées réunies en association)

On continue comme ça ? Toujours plus d'islam ostensible et omnipotent, toujours plus de gauche réjouie, ravie,  toujours plus de FN ?

mardi 15 septembre 2015

N'embêtons surtout pas les imams intégristes modérés



Il y a longtemps que je  grogne  et vitupère contre l'étrange tolérance que nos derniers gouvernements ont manifesté envers les imams intégristes qui officient dans des mosquées françaises, sur le sol français.

Celui de Brest est mimi, dans le genre. Il enjoint sur les réseaux sociaux aux femmes musulmanes de porter le voile "islamique" sous peine d'encourir les feux de l'Enfer dans l'au-delà, et des agressions sexuelles en ce bas-monde: "Si la femme sort sans honneur, qu'elle ne s'étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là." 
Il veut fonder une école coranique, aussi. (il a obtenu un permis de construire)

Il est évidemment protégé par la gauche youpi-l'islam, par les spécialistes subventionnés de l'islamophobie qui concèdent qu'il est peut-être un chouïa réactionnaire, mais qu'il s'est prononcé contre le meurtre des caricaturistes de Charlie-Hebo, alors, hein, on ne va pas s'en prendre à un modéré. Raphaël Liogier, enseignant-chercheur à l'Institut d’Études Politiques d'Aix en Provence et auteur du livre Le mythe de l'islamisation, estime qu'il faudrait d'avantage d'imams comme celui-ci. Merci Raphaël. Moi je serais plutôt pour envoyer une brigade féministe lui enlever ses fringues et le balader tout nu sur un char fleuri au prochain carnaval en le huant comme il faut, mais j'ai le fond mauvais, on le sait, comme les habitants du quartier qui n'en veulent pas chez eux. Oui mais  il est chez lui en France, et il dit et fait ce qu'il veut, parait-il.
Est-on de gauche si l'on  continue à protéger des types qui tranquillement, chaque jour, chaque semaine, balancent des atrocités sur les juifs, les homosexuels, les femmes ? Il parait que oui, et qu'on doit faire avec.

Il faut, à chaque fois qu'on parle des problèmes que pose l'islam en France, expliquer en préalable qu'on n'a évidemment rien contre l'immense majorité des musulmans modérés (on ferait mieux de dire silencieux,  parce qu'aucun vrai  croyant n'est modéré),  Poser des questions, c'est déjà suspect, dit Michel Onfray qui se fait défoncer dans Libération d'une façon que je trouve malhonnête et malheureuse. 

Les élus de gauche  n'ont pas l'air d'être motivés pour lutter contre l'islamisme. Nous nous apprêtons à accueillir un  contingent d'ex-Irakiens et d'ex-Syriens. Donc, des musulmans supplémentaires.  
Peut-être pourrions-nous en même temps faire preuve d'un petit peu de fermeté envers les ennemis de la démocratie, les prosélytes de la charia, ne pas autoriser les salons musulmans consacrés à la femme musulmane (où on apprend à bien la battre) et autres saletés misogynes ou antidémocratiques du même tonneau ? Dès lors qu'on sait ce que prêchent les orateurs, on pourrait là aussi faire intervenir les associations de défense de tout crin, non ? Mais non, aucune volonté affichée de s'y coller, mieux vaut laisser le sale boulot aux répugnants identitaristes de Desouche ou consorts.  

Les musulmans ne constituent pas une petite minorité en France, on n'a pas à hausser les épaules et à leur flatter le voile et le poil dans le sens du vive-la-charia, en appelant le vilain  peuple franchouillard à davantage de tolérance. Pourquoi avons-nous  des lois contre le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, l'appel à la haine et j'en passe, si c'est pour tolérer de telles exceptions ?   Les blogdegauche n'en parlent pas, ne parlent pas d'immigration, sauf pour rappeler qu'ils ne sont pas islamophobes, hein.. C'est un terrain miné. La gauche PS est en train de calculer ce qui est le plus rentable en terme électoral. Elle occulte ce qu'en pense le peuple, et fait silence sur les préoccupations populaires qu'elle juge innommables, en misant sur les voix musulmanes. Ce n'est pas forcément le meilleur calcul électoral, sans parler des valeurs et des Lumières et tout et tout. Est-ce qu'il nous reste une petite  gauche loupiote, quelque part, au moins?


edit trois heures après:  on me signale dans l'oreillette que Cecile Pina, Conseiller Régional du Val d'Oise, dit ICI la même chose que moi, mais bien mieux. Et que le parti des radicaux de gauche a dénoncé la présence de tels prédicateurs.
Dont acte !

Sur le site Contre attaques, c'est évidemment un autre son de cloche. Médire de ce type de "salons", ou de prédicateurs, c'est de l'islamophobie. Mais oui.

mercredi 26 août 2015

Mon éclat de rire du jour

Vive Najat Vallaud-Belkacem ! Et honte à ses détracteurEs et contradicteurEs, comme  la députée Annie Genevard, qui a annoncé officiellement sa démission du conseil supérieur des programmes (CSP). Bon, Ok, c'est une députée de droite et c'est Le Point qui relate la chose, mais quand même !    Dans le genre  comique, notre ministre se donne du mal, mais les résultats sont là. Après avoir souhaité la parité entre les auteurs et auteurEs classiques dans les manuels scolaires, parité de sexe, de genre et ptêt' même  d'orientation sexuelle, je ne sais plus, et joué avec les nerfs des professeurs en les assommant  de réformes plus étonnantes les unes que les autres, voilà-t-y pas que les programmes de maternelle émettaient, dans une version initiale, une proposition assez stupéfiante concernant les enfants de migrants scolarisés. Les familles de ceux-ci devaient être conviées à venir dans les salles de classe parler leur langue d'origine devant l'ensemble des élèves, invités à écouter les yeux fermés, afin de mieux s'imprégner de la musique de ces parlers différents.

L'âge d'entrée en maternelle recule alors que  les enfants issus de milieu non francophone devraient au contraire être scolarisés très tôt, dans de bonnes conditions. C'est une question de moyens, évidemment, mais pas seulement. On ne s'en tirera pas avec des fantaisies  bisounoursiennes (au mieux) ou la suppression de tout ce qui marchait à peu près bien (au pire).
L'éducation nationale mérite mieux. Le tragique le dispute au loufoque, et c'est dommage.

mercredi 22 juillet 2015

Et la tolérance fraternelle, alors ?


 J'attendais tranquillement que le feu passe au vert. Je regardais au loin les petits nuages, les saules trempant leurs branches dans le fleuve, les camions sur le pont, et BANG ! Une voiture a heurté la mienne, à l'arrière. Le conducteur a tout de suite bondi sur la route et s'est précipité vers moi. Les premiers coups de klaxon retentissaient dans la file derrière nous.
- Je suis atteint de cécité monoculaire, qu'il m'a dit, et j'ai pas la notion des distances, j'm'excuse.
Allons nous garer un peu plus loin, lui ai-je proposé. Nous franchîmes le pont, nous garâmes  et allâmes dans un bistro, munis de nos papiers bleus et de nos cartes d'assurance, en personnes urbaines. La canicule nous faisait économiser les paroles et les gestes. Après deux Perrier, mon emboutisseur se dirigea vers les toilettes. Il ne vit pas la marche, ni la poutre. Il régla les consommations en épongeant le sang qui coulait de son front et repartit en boitant. La patronne du bistro émit un commentaire désobligeant envers les clients qui pissaient à côté de la cuvette.

Au royaume des personnes en situation de handicap visuel entrainant une cécité binoculaire, les personnes atteintes de monophtalmie irréversible sont reines, mais bon...

mardi 9 juin 2015

Billet magique



Il y a un lieu magique à Nantes. Il porte honorablement son nom, c'est un endroit où l'on donne des spectacles de magie.  Jusqu'ici tout est clair.
Quand ma voisine me raconte sa promenade dans les marais salants, près de Guérande, elle conclut: " c'était un moment magique dans un lieu magique. " Dans ma télé, tout le monde cause de lieux magiques, d'instants magiques, ou assure "c'était juste magique" (très à la mode chez les sportifs). Jacqueline de Romilly grognait contre la sale manie de ne plus dire simplement oui ou non, beau ou laid, d'abuser des superlatifs et des mots béquilles. Je suis tout à fait d'accord. Je pense exactement comme elle, je tiens absolument à le préciser.  Cette vieille dame, avec son franc-parler, aurait peut-être fait remarquer que le plus magique des lieux magiques, celui où l'on pouvait, en parfait illusionniste, instantanément faire disparaître quelque chose en moins de trois  secondes,  c'était, comment dire... celui qu'on appelait autrefois  "les lieux".

mercredi 3 juin 2015

Billet plaintif

Sans me vanter, j'ai pris l'avion et je reviens d'un pays étranger. Enfin, je suis revenue dimanche soir. Je n'avais plus rien à lire. Je n'ai pas de liseuse. J'ai voulu profiter de l'escale à Amsterdam, avant le dernier avion,  pour m'acheter un roman, une revue, n'importe quoi ou presque. Les  gros titres des revues françaises, c'était sur l'islam, les migrants, l'immigration, l'islam, les immigrés. Ce n'était pas le cas des autres publications européennes. Je n'ai  pas trouvé de livres en français, et je ne voulais plus marcher. Finalement, j'ai ramassé un exemplaire du Monde dans une poubelle . Il y avait longtemps que je n'avais pas passé autant de temps à lire Le Monde, et c'était bien mais pas festif.
Chez moi aussi , je n'avais plus de livre nouveau. Je suis donc allée lundi au rayon culture du supermarché de ma petite ville, et là, dans les dernières parutions sur les étals, j'avais le choix entre des des bouquins de types ou de nanas qui parlaient de leur dépression, ou de nanas qui parlaient de leur viol, ou de types et de nanas qui racontaient comment ils avaient été abusés par leur père leur oncle leur animateur sportif ou leur voisin quand ils étaient petits et comment ils s'étaient refait une vie, merci  la vie et vive l'écriture qui vainc tout, les lourds secrets et les monstres.  Sans déconner.  Avec des titres à l'avenant. Je hais définitivement le  genre plaintif.

 Pour finir, j'ai pris le dernier Umberto Eco, Numero zero. J'ai entendu Eco parler de son livre, il y a une dizaine de jours, et j'avais un peu envie de l'acheter . Maintenant que je  lis   ce roman à mauvaise couverture, je crois que je préférerais encore entendre   parler son vieil auteur,  que j'aime et admire beaucoup.

mercredi 11 mars 2015

Mieux cadrer pour mieux libérer






Ah, chouette, des réformes, encore des réformes!

Celle du collège, annoncée ce matin, est... comment dire....

"Les enseignants ne se saisiraient pas suffisamment de la liberté pédagogique, assure le ministère, qui veut par conséquent leur imposer un «cadre»"
 « On doit s’adapter aux besoins des collégiens mais aussi à leurs goûts »
"Les élèves auront toujours des heures de français, mais en travaillant autrement ».

Il y a aussi :
Première langue en CP , deuxième langue en cinquième.  

J'aime beaucoup la première phrase, elle m'a fait rire: comme les enseignants ne sont pédagogiquement pas libres, on va leur filer un cadre. Logique. Cool.
J'aime encore plus la deuxième: c'est vrai, quoi, faut respecter les goûts des 11-15 ans, ils apprendront mieux. Et à la cantine, pareil.   
Les professeurs adorent la troisième phrase. Le concept du travailler autrement pour que le môme réussisse autrement, ça va améliorer les résultats en lecture-écriture.  (Rappelez-moi quel est le pourcentage d’analphabètes et d'illettrés qui entrent au collège, et qui en sortent ?)

La réforme sera  applicable à la rentrée 2016.

 L'intégralité du rapport est là [CLIC]


jeudi 5 mars 2015

mardi 3 mars 2015

Pas faux, Elie Arié, pas faux...


" La gauche ne comprend pas l’abstention, ni le vote croissant pour le FN, parce qu’elle ne VEUT pas les comprendre !

Elle a abandonné le combat pour la laïcité, par peur d’être traitée d' »islamophobe », et par complexe de culpabilité post-colonial.
Elle ne veut pas admettre que le combat majeur de notre époque, et qui se déroule à l’échelle mondiale, c’est celui de l’islamisme qui veut détruire les sociétés occidentales ( la traduction de l’expression Boko Haram, c’est  » L’éducation occidentale est un péché ».)
Elle a failli renverser le gouvernement sur la question du nombre de dimanches pendant lesquels les grandes surfaces pourraient ouvrir, alors que nous sommes entrés dans une longue époque d’attentats terroristes et de luttes non pas sociales, mais communautaristes – et qu’elle n’est pas idéologiquement prête à l’admettre .


Elle se refuse de voir que ce qui a mobilisé des millions de Français le 11 janvier, c’est le refus du terrorisme : ni « la défense des acquis sociaux », ni la lutte contre le réchauffement climatique , ses thèmes de prédilection, qui ne mobilisent plus personne depuis longtemps.
La gauche, ce sont les Byzantins discutant du sexe des anges lorsque les Turcs s’apprêtaient à prendre leur ville ."

Ce texte est un commentaire d'Elie Arié, sur ce blog.
Il écrit des billets intéressants sur le sien. Malheureusement, cette andouille y a fermé les commentaires.

vendredi 30 janvier 2015

Les musulmans n'ont rien à voir avec l'islam

"Après le « ni antisémistisme, ni islamophobie », deuxième motif d’énervement après-attentat, toujours sur le mode des expressions obligées qui permettent utilement de ne pas regarder de trop près des réalités désagréables, le fameux : « ces terroristes n’ont rien à voir avec l’Islam ». Rien à voir, absolument rien. D’accord. L’idée, en gros, c’est qu’il y a d’un côté une poignée de dévoyés fanatiques qui ne connaissent rien à rien à la religion musulmane, de l’autre la grande masse des musulmans, pacifiques, démocratiques, favorables à la liberté d’expression, et tout ça.

En même temps, dit comme ça, vous avouerez que ça fait bizarre.

Je suis le premier à défendre l’idée, difficilement contestable d’ailleurs, que la grande majorité des musulmans français aspirent à vivre en paix et se reconnaissent dans le système démocratique.

Mais « rien à voir avec l’Islam », c’est un peu gros, et quand on y regarde de près, ça pose tout de même quelques questions." [...]

C'est le début du billet de Pierre Jourde .

  J'ai comme l'intuition que chacun sait quelles questions ce "rien à voir avec l'islam" peut poser.

J'ajoute:

L'apostasie condamnée dans la plupart des pays musulmans, rien à voir avec l'islam ?

Inégalité des droits hommes-femmes dans tous les pays musulmans, rien à voir avec l'islam ?

Condamnation (parfois à mort) de l'homosexualité dans presque tous les pays musulmans, rien à voir avec l'islam ?

Les femmes bâchées des pieds à la tête, en France, rien à voir avec l'islam ?  

La fuite des juifs hors de  France, rien à voir avec l'islam ?

Les revendications religieuses à l'école publique (hélas acceptées si souvent)  rien à voir avec l'islam?

La difficulté qu'ont les filles à vivre dans les quartiers musulmans, rien à voir avec l'islam ?

Le fait qu'une partie de la population s'oppose au droit au blasphème et à la liberté de critique des religions, rien à voir avec l'islam ?

Quand un responsable d'association de lutte contre l'islamophobie déclare : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam.  » ça n'a  rien à voir avec l'islam ?




mardi 20 janvier 2015

On ne touche pas à Lénine, sinon...




Deux Russes étaient détenus par la police mardi après avoir aspergé d'eau bénite le mausolée qui abrite le corps momifié de Lénine sur la place Rouge à Moscou, a indiqué le site spécialisé OVD.

 [...] L'action avait pour but de "démolir le mythe selon lequel Lénine est immortel en tentant de le ressusciter le jour de l'Épiphanie comme Jésus a ressuscité Lazare".

La totalité de cet excellent article est sur le site du journal L'Orient Le Jour

vendredi 16 janvier 2015

Pitié pour les enfants

J'ai vu dans la rue une petite fille de cinq ans qui tenait une pancarte: moi aussi je dessine et je ne n'ai pas peur .  Il y avait sur son dessin, à droite le soleil jaune et un nuage bleu, et à gauche un nuage noir au-dessus d' un bonhomme noir et d' un fusil noir.

L'école n'est pas à la hauteur... Il faut commencer très tôt à parler de laïcité, le plus tôt possible... Des maîtres et  maîtresses de maternelle et de primaire disent qu'ils ont  débattu du  terrorisme dans leur classe. Je les entends à la télévision, je lis leurs interviews et leurs chroniques.
La Terre qui va mourir si on ne gère pas bien les déchets, les homophobes très méchants qui voudraient empêcher Lili d'avoir deux mamans,  les terroristes qui tuent ceux qui les ont contrariés avec  un dessin...  J'ai peur !
C'est quand le dehors est difficile qu'il faut protéger les enfants, les assurer que ceux qui font de méchantes choses sont combattus, punis, que les adultes sont là pour s'occuper de tout.  Nous ne devons pas inviter nos enfants à partager nos angoisses, sous couvert de les initier à un rôle d'adulte qu'ils devront endosser plus tard. Nous ne devons pas perdre les pédales en accusant des gosses de douze ans d'apologie du terrorisme. Les collégiens qui refusent le cours d'instruction civique, les cours d'Histoire sur le nazisme, ceux qui sortent de classe quand ce qu'ils entendent ne leur plait pas devraient être sanctionnés efficacement parce qu'ils ont désobéi au professeur, et non pas parce que l'on a peur de leurs provocations empreintes d'intégrisme et d'ignorance crasse. Faire intervenir la police pour des insultes racistes en classe ? Pauvres enseignants, auxquels on a contesté chaque velléité de bon sens et d'autorité... 
  Les minutes de silence dans les écoles primaires, les dessins que l'on poste sur le site web de la classe en hommage aux dessinateurs assassinés,  la Marseillaise à six ans sous le drapeau, dans la cour de récréation, ça n'a aucun sens. On n'a pas à faire porter ce triste fardeau, ce deuil,  à nos écoliers. Pour les élever, pour les instruire,  que l'école les  emmène au  musée, où ils verront ce que l'Homme a fait de beau. Danser, chanter, faire la ronde en donnant la main à tout le monde, partager les jouets, les livres, les attentions de l'adulte, cela suffit pour le vivre ensemble des tout petits. Apprendre la géographie en suivant le cours d'un ruisseau, l'histoire en écoutant le maître ne demande pas de gros moyens supplémentaires, ainsi qu' utiliser un clavier, un ordinateur...  mais surtout, d'abord, il faut apprendre à lire, à bien lire, à lire finement pour réfléchir, ordonner, discerner. Un enfant qui lit est sauvé.
                                                          ***

Crédit images: le journal La Croix

mercredi 14 janvier 2015

Janvier de 2015 fut janvier de souffrance

Je retrouve, en ce moment, dans beaucoup de blogs de gauche, ce que j'ai écrit, répété dans le mien de si nombreuses fois. Des remarques inquiètes, des arguments usés jusqu'à la corde qui ressemblent ailleurs à des prises de conscience toutes neuves. Je ne m'en réjouis pas spécialement, vu le contexte.  Les islamogauchistes ont pris une grosse claque, ils trépignent. Le site LMSI compare Charlie Hebdo à Laval, carrément, et nos clowns islamistes ou islamocompatibles habituels, sociologues diplômés en  hautes études de martyrologie  post-colonialiste ou journalistes politologues pro burqa pour tou-s-t-e-s se contentent d'égrener rageusement sur leur Twitter le compte des mosquées taggées.
D'aucuns me reprochent d'avoir fait monter et d'exacerber encore l'islamophobie, comme si j'avais guidé le tir des terroristes nigérians et français, comme si je guidais la main de ceux qui écrivent des graffitis sur les mosquées.
D'autres, même en face des faits, restent aveugles. Je me méfie beaucoup de ceux qui ne veulent rien voir, qui ne veulent pas réfléchir. Après  quelques attentats supplémentaires qui se produiront, hélas, inévitablement, et quand ils retrouveront leur voiture brûlée après la fête de la musique, j'ai bien peur qu'ils ne réfléchissent pas  davantage quand ils changeront de bord, et que leurs certitudes inversées ne les engagent dans des trucs assez primaires. Élie Arié a écrit un billet intéressant à ce sujet.

lundi 12 janvier 2015

Et demain ?




Je n'ai pas mis d'affiche "Je suis Charlie" sur mon blog, et je n'ai pas manifesté avec un panonceau "Je suis Charlie". Je ne mettrai pas d'autocollant "Je suis Charlie" sur ma voiture.

Je n'ai pas besoin de cela.

 Je ne dis pas que j'ai manifesté pour la liberté d'expression, et la laïcité, et la démocratie, je ne dis pas que j'ai que j'ai manifesté pour ou contre tout ce qu'on a pu entendre mille fois depuis quelques jours.
 Je n'ai pas manifesté, d'ailleurs. Je suis sortie de chez moi, je suis allée dehors, avec d'autres Français qui étaient dehors. Je n'étais pas un mouton, je n'étais pas un veau, je n'étais pas en proie à mes émotions, j'étais une personne avec d'autres personnes.  Je n'y suis pas allée comme quelqu'un qui va sans réfléchir, je n'étais mue par aucun instinct grégaire. J'étais présente. Et là où j'étais présente il n'y avait pas de m'as-tu vu à la télé ou entendu dans le poste, pas de slogans, pas de chants, rien qui soit ridicule, festif, bruyant, bas, laid. Il n'y avait pas des gens en foule, en masse, il y avait une foule, une masse de personnes, mes voisins, des vieux, des jeunes, des enfants avec leur chien, des collégiens avec leur portable, une dame avec des poireaux dans un cabas. Il y avait un aveugle qui disait: "mais qu'est-ce qu'on voit, je n'entends presque rien" ? Rien, lui répondait-on. On voit juste que tout le monde est là, et que c'est incroyable qu'il y ait autant de monde.


samedi 10 janvier 2015

Un pois chiche dans le cerveau


Didier Goux, ce grand visionnaire...

Il avait même prévu l'arrivée des frères Pouachiche. C'est fort.

vendredi 9 janvier 2015

J'amalgame si je veux



Callede



 
Jacques Luccino

Lisa Mandel
 
Louison




Les dessinateurs de Charlie ne sont même pas enterrés que les "pas d'amalgame" retentissent partout. Les musulmans sont les premières victimes... Il faut consoler nos  musulmans, les assurer que, les réconforter sur... mais les consoler de quoi, les rassurer sur quoi, bon sang ? 
Sur France Inter, ce matin, il y avait une émission "comment parler du drame de mercredi  à nos enfants"
Eh bien, j'ai deux ou trois petites idées là-dessus:
Si l'enfant est très jeune:" t'inquiète pas mon chéri, ceux qui ont tué les journalistes et le policier sur le trottoir ce sont des gens très très très méchants, on va les attraper,  et  les enfermer sans jamais les laisser sortir."
Si l'enfant revient de l'école et dit "oui mais mon copain Mustapha il a dit que c'est bien fait ce qui est arrivé aux gars de Charlie" on lui dit "ton copain Mustapha, il répète des bêtises, c'est un enfant et ce n'est pas de sa faute. Il n'y a que des gens très bêtes ou très méchants qui peuvent dire ça. Des gens qui ont des idées qu'il faut combattre de toutes nos forces. 
Et pour les collégiens et lycéens.... eh bien, pour le moment, on écoute pleurer les professeurs qui enseignent dans  des établissements ou s'épanouit une belle jeunesse fascinée par le djhad, le salafisme, et tout ce qui va avec. Là, je ne sais pas quoi dire, sinon qu'il ne faut pas mentir.

 Quand André Gérin (PCF) avait écrit Les Ghettos de la République, tout le monde lui était tombé dessus. Tous ceux qui ont tiré les sonnettes d'alarme, on les a traités de vendus au FN. Et les islamistes s'en foutent, des tortures morales de la gauche.
Qu'est-ce qu'ils racontent, maintenant, les LMSI (cher au Petit Champignacien), les Crêpe Georgette et sa Mademoiselle S des Entrailles, les Celeste , ceux avec qui je me suis souvent frittée dans mon blog et sur le leur (tant qu'ils ne m'ont pas censurée) à propos de l'islam ? Ils n'en disent RIEN. Silence radio. Ou ils chouinent dans leur Twitter  sur l'immense vague d'islamophobie qui a saisi la France depuis quelque jours, quelle horreur toute cette stigmatisation et ces graffitis islamophobes... Franchement, je trouve ça idiot et inutile  d'aller  balancer des têtes de porc dans les mosquées ou d'insulter des femmes voilées, mais est-ce qu'on peut comparer ce type d'agression avec la terreur qu'on vient de vivre ? La gauche française islamisto compatible ferait bien de réfléchir un peu ou de la fermer complètement, ce n'est vraiment pas le moment.


mercredi 7 janvier 2015

Salauds !




Ils n’ont pas de recommandation à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L’un d’eux pense à un petit village
Où il allait à l’école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n’entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu’ils ne sont plus des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.

René Guy Cadou