mardi 10 novembre 2009

Un petit jouet féministe pour Noël ?




Fulla a le teint mat et de grands yeux marron. Dans la version du Golfe, elle porte une abbaya noire et est vendue avec son tapis de prière. Dans sa version nord-africaine, elle porte le hidjab et de longues robes couvrantes.

Pas de maillot de bain dans sa garde-robe et pas de petit ami non plus. Pas de Ken oriental à l’horizon. « Les parents ne veulent pas de ça. Ce n’est pas culturellement correct. Fulla sera toujours célibataire », explique Fawaz Abidin, son créateur.

Il y a deux ans, l’Arabie Saoudite a interdit la vente des Barbie sur son sol, critiquant ses tenues « honteuses », symboles de « l’Occident pervers ». Fulla est venue combler ce vide. Son créateur a voulu en faire une porteuse de « valeurs musulmanes » comme la modestie, le respect et la piété.

Fawaz Abidin, manager de la société New Boy basée à Damas, explique : « Il ne s’agit pas seulement de mettre un hidjab sur une poupée Barbie. Avec Fulla, j’ai voulu créer un personnage que parents et enfants puissent considérer comme un membre de leur famille. Elle est honnête et ne ment jamais, elle est aimante, dévouée et elle respecte son père et sa mère. Elle est bonne avec ses amies, elle aime la lecture et adore la mode. »

Contrairement à Barbie, femme active qui évolue dans nombre de métiers, Fulla n’est que médecin ou professeur. « Deux métiers respectables pour les femmes. On aimerait encourager les petites filles à s’engager dans cette voie », explique Fawaz Abidin. Ce dernier a pensé à la touche « moderne » pour la petite musulmane modèle : elle a une tenue pour la maison, avec jupe, pantalon, tee-shirt ou débardeur. Mais « si vous faites sortir Fulla de la maison, n’oubliez pas de lui mettre sa nouvelle abbaya ! » clame la réclame sur les chaîne satellitaires arabes pour enfants, inondées de pubs Fulla.

Mattel a édité une Barbie marocaine de collection ainsi que Leila, censée représenter une esclave musulmane à la cour Ottomane. En Iran, les petites filles connaissent bien la poupée voilée Sara. Enfin, une société du Michigan qui vise les communautés musulmanes, commercialise Razanne en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Mais c’est Fulla qui a su s’imposer.


Ce billet est constitué d'extraits d'un article paru sur le site Afrik.com

lundi 9 novembre 2009

Et les intersexuéEs, alors ?

Les chocolats de Noël sont dans les magasins, les jouets aussi. La bande son ne va pas tarder à arriver, avec l'inévitable petit papa No.....non, ça y est, le cauchemar recommence. Prendre de bons bouchons d'oreille. Malheureusement, ils sont fluos, ce n'est pas très discret. Enfoncer les bouchons, et plaquer dessus un casque de baladeur et un bonnet épais. Se transformer en autiste à otite. Éviter les rayons Jouets, sauf si l'on veut militer féministement, lutter contre la discrimination sexiste jouets-de-fille, jouets-de-gars. On en cause chez Olympe et Emelire, mais je ne suis pas d'accord pour invoquer la Halde, qui ridiculise tout ce qu'elle touche.

Je n'ai pas trouvé cette année de poupée qui fait caca et qui vomit, ni de robot dont les tripes explosent quand on lui fait toc toc sur la poitrine. Je me satisfais de peu, diront mes amies féministes. Les codes couleur nous conditionnent, les jouets identificatoires nous ridiculisent, nous asservissent.

Voyons à quoi nous mènent les stéréotypes:












Pour les petites filles...










Pour les petits garçons








Pour les grandes filles


Pour les grands garçons






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Cyberlecture du matin


















Ma plus jolie cyberlecture du matin est chez Stroobia.

vendredi 6 novembre 2009

Tiens, j'ai encore été censurée




Tiens, j'ai encore été censurée sur le blog le plus con du Net : Femmes engagées, qui s'appelle maintenant Femmes dégagées (c'est de l'humour). Je n'aime pas être censurée. J'étais pourtant contente qu'il renaisse de ses cendres, ce blog. J'avais comme des envies de chahuter mais elles ne veulent pas jouer. Elles ne savent pas répondre, pas répliquer, aucun retour. Il y a une splendide bannière, style calendrier Pirelli pour bien montrer qu'on y fait du deuxième degré et qu'on est pas coincée du cul, mais hélas, le reste est à l'avenant. Ha ha ha, Lévi-Strauss est mort, qui ça le type des jeans ? Quoi, vous connaissiez déjà la blague ? Ben oui on n'est pas des blondes! (C'est le niveau, c'est le billet que j'avais commenté). Pour montrer qu'on est spirituelles (enfin, qu'on donne dans la spiritualité), on vous balance du Boudha à tous les étages. Cool.

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A peine le temps d'écrire cet article, et les Femmes Dégagées qui s'appelaient Femmes Engagées s'appellent maintenant Femmes tout simplement. Et plus de bannière style "calendrier de routier" ! Je suggère, pour la prochaine mutation, Femmes. Tout simplement.

Houria Bouteldja, un petit sourire ?


"Hier soir, nous avons regardé une grande partie de l'émission "Culture et dépendances", qui était consacrée au thème désormais obsessionnel de la société française, et on le conçoit: "Qu'est-ce qu'être français ?" [...] Captifs nous l'étions surtout d'une femme, une jeune femme dont je n'ai pas retenu le nom, et qui figurait la haine avec une intensité telle que jamais je n'en avais vu de pareille à la télévision.
Son nom doit être facile à retrouver car elle a du marquer les esprits. C'est une jeune femme d'origine algérienne, je crois (et je ne doute pas que l'expression la mettrait en fureur, mais en fureur elle l'est déjà, et il est bien évident qu'aucune tournure ne saurait trouver grâce à ses yeux, de toute façon), qui, si j'ai bien compris, est une des signataires du manifeste dit des "Indigènes de la République".[...] Elle est belle, ou elle le serait si la beauté pouvait se combiner avec une pareille expression perpétuelle de haine. Cette expression est si marquée qu'elle parait jouée, qu'on a peine à croire qu'elle puisse être naturelle, authentique. Le personnage, en raison surtout de sa singulière coiffure, une longue et abondante queue de cheval très haut fichée sur le crâne, presque verticalement, évoquerait quelque reine des amazones, si elle ne faisait penser en même temps à un boxeur, ou à une boxeuse, mais à un boxeur ou une boxeuse influencés par le catch et par ses mimiques: je crois me souvenir que Cassius Clay, Mohammed Ali, surjouait pareillement, sur le ring, la volonté d'en découdre et la certitude de vaincre.
Face à un pareil personnage il est bien difficile de répondre, de discuter, d'échanger des arguments. La tentative doit être forte d'aller directement au vrai sens et de parler de lui, c'est à dire du visage, de l'expression, de l'attitude. Mais tout le monde, comme bien on pense, s'en est soigneusement gardé."

Renaud CAMUS L'Isolation (26 janvier 2006, page 42)

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J'ai regardé la même émission hier soir, à propos de l'identité nationale. Il y avait Besson (sans surprise), Onfray (égal à lui-même), deux trois autres... et... Houria Bouteldja. Je n'ai pas vu la vidéo de ce débat ce matin sur le Net, * mais j'ai trouvé Houria Bouteldja extraordinaire, surtout quand elle affirme que les pays du nord sont impérialistes, racistes, réactionnaires, tandis que les pays du sud sont progressistes. Quand Houria Bouteldja participe à un débat, tous ses contradicteurs ont l'air sympathique. Et tout le monde est son contradicteur, peu ou prou. Les autres sont gênés devant tant de bêtise hargneuse. "Paternaliste", qu'elle rétorquait à Onfray qui tentait d'invoquer gentiment je ne sais plus quoi, sa douleur, ou sa colère... Non, c'est une analyse, prétendait-elle. Lors d'un précédent débat, elle répondait à un interlocuteur qui lui demandait pourquoi, si la France était si abominable que ça, tant d'Algériens voulaient venir y vivre : "La France a toujours su faire sa publicité". Il faut légiférer sur la diversité, dit-elle, parce que bientôt, les blancs, vous serez une minorité, alors vous serez bien contents d'être respectés en tant que minorité. C'est dans votre intérêt.
Les anti-immigrationnistes purs et durs devraient lui baiser les pieds, éditer tous ses discours et subventionner son Parti. Vu ce qu'elle dit de l'état de la France et de l'horreur d'être Français, je suis persuadée que tout être sensé préférera ne pas immigrer, ou immigrer ailleurs. Ailleurs, je ne sais pas où, mais de préférence, au sud, loin, le plus loin possible des sous-chiens bons à jeter aux poubelles de l'Histoire.

Quelques vidéos de cette vibrante passionnaria

* La vidéo de l'émission du 6 novembre.


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jeudi 5 novembre 2009

Il faut arrêter le blogage et tricoter des pulls irlandais.


Panique à bord. J'ai commencé une conversation avec l'affreux Nicolas et cette andouille écrit tellement de billets dans tellement de blogs qu'il faut zapper plus vite que la vitesse de la lumière pour le suivre à la trace. Et puis, avais-je réellement commencé une conversation ? De quoi parlait-on, déjà ? C'est sérieux de faire un billet pour dire ça ? Je vais encore me faire engueuler par ceux qui ont une haute idée du blogage si je raconte n'importe quoi. J'ai peur d'avoir inclus le commentaire que je destinais à Nicolas dans un mail à la Sécurité Sociale. J'ai du appuyer sur le mauvais bouton, je ne retrouve aucun de mes 200 derniers mails. Comment est-ce possible, une chose pareille ? Il va bien rigoler, le type de la Sécu. Il pourra raconter ça dans son blog. Après, je pourrai toujours dire que je veux un amant normal pour Noël.

Clin d'oeil de pierre


Chapiteau de l'abbatiale Saint-Pierre d'Airvault

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C’est comme ça, je n’ai rien envie de dire. Je n'ai rien à dire non plus. Je ne dispose d’aucune humeur bon marché dans les tiroirs de mon cortex. Le silence me plait bien de toute manière, il ne m’envahit pas, ne fait aucun dégât. J’ai l’impression d’avoir fermé toutes les fenêtres, de maintenir ainsi les courants d’air au dehors. (Dorham)

vendredi 30 octobre 2009

Et mille !




Comme pour faire écho à la discussion qui s'engage chez le Privilégié*, mon amie Sophie m'a téléphoné tout à l'heure.
- Tu sais qu' Émile est mort ?
- Émile ? Émile P. ?
- Bien sûr, qui d'autre !
- Il s'est suicidé ?
- Ah, c'est marrant que tu me dises ça, c'est le premier truc auquel j'ai pensé aussi quand on m'a dit qu'il avait passé l'arme à gauche... Non, mort ordinaire, un type bourré n'a pas respecté un STOP et...

Émile était professeur d'anglais au collège public du bourg. Il a enseigné vingt-cinq ans et pris sa retraite voilà quatre ou cinq ans. Tous ceux qui sont restés de la 6ème à la 3ème dans ce collège l'ont eu au moins une année. Des profs fainéants, on en a connu. Des sadiques, des violents, des alcooliques pratiquants, des dépressifs, des emmerdants, des incompétents aussi, mais peu. Pas plus d'un par an dans le panier de rentrée des élèves, le monde n'est pas parfait, on fait avec.
Mais un prof comme Émile... alors là, de mémoire d'élève, de parent d'élève, de grand-parent d'élève, jamais on en a vu.
Émile était chahuté, et pas qu'un peu. Dès la première minute de cours, le bruit enflait jusqu'à devenir tintamarre. Les élèves se déplaçaient, mangeaient, buvaient, rotaient, téléphonaient, regardaient des dvd, jouaient aux cartes .
Émile copiait un cours au tableau avec une belle écriture d'instituteur, puis il s'asseyait, se tassait sur sa chaise, et attendait la sonnerie. Un petit groupe d' élèves recopiait le cours, et puis c'est tout. Émile disait en anglais "calmez-vous... taisez-vous... asseyez-vous", mais personne ne l'entendait.
Tout le monde savait qu'avec Émile, c'est simple, on perdait une année.
Les parents demandaient à rencontrer le Principal, qui les voyait arriver de loin. Le Principal changeait, mais le discours était toujours le même: monsieur P est irréprochable, il est très bien noté, il ne faut pas croire les élèves, il y a des éléments perturbateurs difficiles à gérer, peut-être monsieur P est il un peu trop gentil mais le rôle des parents d'élèves n'est pas de s'occuper de pédagogie et de juger l'action de l'enseignant, l'inspecteur est là pour ça, et monsieur P est irréprochable, il est très bien noté, etc, etc.
Il était gentil, c'est vrai. Peut-être avait-il sévi, collé, en début de carrière, mais sur la fin, il ne disait plus rien. Dans les réunions parent-prof, il jouait le rôle du prof qui s'intéresse à l'élève, l'élève jouait le rôle de l'élève qui écoute le prof, les parents jouaient le rôle de parents qui sont là parce qu'il le faut, et tout allait pour le mieux.
Les notes d'oral étaient attribuées automatiquement, chaque mois. Elle s'étageaient de 8 à 20. Ceux qui recopiaient le cours et faisaient le moins de bruit avaient les meilleures. Les notes d'écrit s'étageaient de 12 à 20. Les élèves qui recopiaient le cours qu'ils avaient sous les yeux, sur la table, en faisant le moins de fautes de copie avaient les meilleures.
Parfois, quelqu'un lançait le compte. Dans le brouhaha égrenait une voix: et un... et deux... et trois... Une autre reprenait: et quatre... et cinq... et six... Et le compte tournait de table en table. quatre-vingt-un, quatre-vingt-deux... neuf cent quatre-vingt-seize, neuf cent quatre-vingt-dix-sept, neuf cent quatre-vingt-dix-huit, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, et MILLE, vive Émile, vive Émile; mille fois vive Émile !

Il y avait beaucoup de monde à son enterrement. Est-ce que ses anciens élèves chuchotaient le compte en regardant son cercueil ?

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*Le Privilégié et la guerre scolaire (qu'il ne rallumera pas)

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères


Devanture d'une pharmacie à Rennes

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jeudi 29 octobre 2009

Charte des bogues


à l'intérieur, tout doux, si doux qu'on pourrait en faire des culottes
à l'extérieur, piquante châtaigne, chatte-teigne...

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