mardi 9 décembre 2014

J'ai la radio en berne



Quand j'entends parler de foot à la radio, je change de station ou je l'éteins.
Quand on parle du foot à la télévision, je zappe.

Concernant Sarkozy, c'est pareil.
Je n'écoute plus beaucoup la radio, je ne regarde plus beaucoup les informations télévisées, depuis quelques temps.

vendredi 5 décembre 2014

Ravie de la crèche

  On approche de Noël et il n'y a AUCUN billet sur les crèches ? C'est un scandale. Les blogs, c'était mieux avant. La laïcité, l'islamophobie blogosphérique galopante, l'anti-islamophobie blogosphérique galopante, c'était mieux avant. Même la radio en parle et nous dit  qu'il y a des endroits où l'on enlève les crèches toutes fraîches montées pour respecter la laïcité.  Sur les blogs, plus rien. On a épuisé le sujet. On s'en fout que le Père Noël passe ou pas et mette des cadeaux sous le sapin, ou pas, à l'école Jules Ferry. 
Pire, les blogs féministes qui hurlaient à l'islamophobie dès qu'on osait émettre la critique d'un imam ou d'un savant coranique autoproclamé  qui voulait ébouillanter les Juifs, anéantir Israël et hallerbarder les homosexuels (ou l'inverse ou dans le désordre ? je ne voudrais pas médire, un procès est si vite arrivé! ) ne parlent plus que de viol, et de lutte contre le viol.   Les saints égorgeurs ont fait beaucoup de mal à tous les youpi l'islam de la blogosphère, qui n'osent plus rien dire et effacent leurs anciens billets, et on ne voit plus Houria Bouteldja à la télé. On n'entend plus Tariq Ramadan non plus.  Les ultra gauchistes antiracistes antifas n'osent plus trop ramener  leurs mamans toutes voilées et autres prudes bigotes ou vigoureuses djihadettes islamistes.  Tout un monde qui s'écroule.

mardi 25 novembre 2014

Ne marchez pas sur la pelouse (triptyque)

 



  Ces photographies ont été prises à Pise, il y a presque dix ans. On peut dire qu'elles sont sans intérêt. Je me tenais au bord de l'allée, dans une foule  de touristes clichant à qui mieux mieux.  L'enfant avait lâché la main de ses parents et dansait  sur une pelouse jalonnée de panonceaux "interdit de marcher sur l'herbe", dans toutes les langues. Ses parents l'ont appelé discrètement plusieurs fois, avec un air un peu ennuyé. Tout un groupe  asiatique s'est figé, zoom en berne, en regardant ailleurs. C'était drôle, ces adultes  qui n'osaient pas  mettre un pied sur une pelouse interdite, l'enfant gracieux et libre, et les occidentaux amusés par  la scène.

Je n'ai pas d'image pour les scènes suivantes.

Sur la pelouse du Jardin des Plantes, il y a aussi des pancartes. Juste devant la grotte romantique, on a sarclé par endroits et semé du gazon qui peine à pousser. Une mère aux longs cheveux est assise sur le banc, avec ses petits contre elle  et un bébé au sein. La lumière frisante joue entre les grandes palmes sombres,  la mère serre sur ses cheveux un  châle bleu  que le marmot dodu  tire par les franges.  Il est impossible de ne pas penser à un tableau: une madone, une maternité, un Caravage, avec une Rom dans le rôle de Marie. Les passants ralentissent. Il fait froid, les enfants sont peu vêtus, la femme a les pieds sales, chaussés de tongs de plage. Brusquement, les enfants se redressent se mettent à crier: deux gendarmes traversent la pelouse et se dirigent vers eux. Leurs brodequins noirs décollent des plaques d'herbe, laissant la terre à nu, et l'on voit l'empreinte brune de leur semelle, aussi nette que celles de pas dans la neige.

Hier, au supermarché:

 Petit papa Noël, chocolats, jouets et illuminations dès  la porte franchie. Et là, ces fiers consuméristes ont fait fort: le thème de l'animation est inspiré par, ou dédié aux, je ne sais pas, mais enfin tout grouille de LAPINS CRÉTINS. Ceux qui ignorent de quoi je parle ont de la chance. Bref, sur une estrade à deux niveaux recouverte de gazon synthétique se tortillent des lapins effrayants avec des bonnets rouges où ballottent  de vagues bois de rennes. La sono est épouvantable. Autour de l'estrade il y a la même barrière basse en bois blanc que celle de la déco de Pâques et de la fête du jardinage. Killian l'a enjambée sans difficulté. D'abord il  baffe un lapin, à la grande joie de l'assistance, puis réussit, en tirant fort sur les oreilles d'un autre, à désolidariser la partie peluche de la partie mécanisme.  Horreur: l'automate en ferraille se trémousse, les globes de ses yeux  clignotants  sont entourés d’écheveaux de fils électriques et sa mâchoire claque atrocement, Killian se laisse tomber par terre en hurlant. Killian a environ trois ans, et tout le monde sait qu'il s'appelle Killian parce que son colosse de mère n'arrête pas de gueuler: "Killian, sors de là d'd'ans et r'viens toutd'suite ou bien tu vas voir, tu vas t'en prendre une !" La foule se presse  pour voir Killian s'en prendre une, en jetant des regards circulaires vaguement inquiets  car il plane une odeur bizarre de plastique chaud autour de l'estrade. Le lapin crépite puis s'éteint, tandis que les yeux des autres restent bloqués sur la lumière rouge et que le son déraille. Killian s'assied et se frotte les yeux. "Non", crie-t-il à sa mère qui lui désigne sa poussette et fait mine de partir. Ensemble, comme au credo à la messe, les gens commencent à entonner "ah, si c'était le mien..." On sent que l'avenir proche ne s'annonce pas super gai pour Killian, et que si ça se trouve le Père Noël va carrément blacklister  l'adresse de son appart. Un chef commercial intervient à point, il se prend les pieds dans la pelouse synthétique qui se déchire et s'enroule à ses chevilles. Il rampe jusqu'à la sortie de rallonge électrique, sous le petit moulin,  qu'il débranche enfin. Tout s'éteint. Killian se met debout, et là, fier dans ses Nike, ferme sa petite main hormis le majeur qu'il brandit bien vertical devant l'homme par qui s'interrompit le  spectacle.

vendredi 7 novembre 2014

Je ne comprends pas Hollande






Voilà, le billet est dans le titre.
Je ne comprends pas Hollande.
Ce n'est pas une question de se sentir avec lui  d'accord, pas d'accord, ce n'est pas qu'il m'est sympathique ou antipathique, mais  je ne comprends pas ses choix, je ne comprends rien de sa politique, mais alors rien du tout. Je pourrais expliquer qui est Sarkozy, ou Le Pen, ou Besancenot, ou Juppé, dans les grandes lignes, à quelqu'un qui ignorerait tout de la vie politique française. Je ne pourrais pas expliquer Hollande. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi il a choisi certains de ses ministres, pourquoi il renforce l'un, se sépare de l'autre, pourquoi, comme dans la comptine enfantine, il fait si souvent un pas en avant, trois pas en arrière, puis  s'engage dans des impasses ou dans des chemins dangereux, pourquoi il semble se mettre tout seul dans les embarras plus d'une fois sur deux, à chaque fois qu'il y a une décision à prendre. Pourquoi il fait d'aussi étranges et décourageantes  allocutions télévisées, pour qui et pourquoi ces  papotages qui semblent si  loin de ce qu'on attend d'un chef d'Etat. Je le trouve incohérent. On dirait qu'il attend que le temps passe.
Je n'aurais attendu aucun miracle d'un gouvernement de droite et encore moins d'extrême droite ou des Verts, mélenchonistes et assimilés. Il y a un vivier d'élus de gauche traditionnelle qui ne déméritent pas. Le pays n'est pas mort, il y a du pain sur la planche, pourtant.

Pour qui je vais voter, bon sang, quand il le faudra ?

lundi 3 novembre 2014

Les gens causent au bistro



C'est pas pour dire, mais il n'y a pas qu'au Kremlin que les bistros sont ouverts et pleins de gens qui causent.
Ce matin, au bistro-épicerie du village, à propos des violences dans les manifestations à Rennes et Nantes:
- T'as vu la manif  à la télé ? Ah oui y cassent tout, c'est pas des vrais manifestants comme avant, moi je dis,c'est plus que des casseurs, y cherchent qu'à se battre.
- Moi, je s'rais à la place des flics...
- Les flics, ils ont des ordres. Ils doivent laisser faire.
- Et pourquoi qu'y z'ont tout cassé cette fois ?
- Oh, leur équipe elle a du perdre, mais quand ça gagne, ça casse tout aussi.
- C'était quel match ?
- Chais pas. 'toute façon, le foot, maintenant...

mardi 7 octobre 2014

Vive l'utérus durable !

  





     Grâce à une donneuse de 61 ans (ménopausée, donc), une Suédoise de 36 ans à qui la nature avait oublié de placer un utérus à l'endroit ad hoc,  a pu donner naissance à un joli bébé tout neuf. 

L'article est ICI

      J'interdis à l'abominable Nicolas de commenter de quelque façon  que ce soit ce billet.

lundi 6 octobre 2014

Le prochain otage meurt, loin des caméras, quelque part ailleurs





Chaque jour  il y a des attentats et des assassinats islamistes dans le monde. On parle d'êtres  inhumains et barbares..

On frissonne aux égorgements d'otages occidentaux (car ils sont bel et bien égorgés, leur tête n'est pas décollée d'un coup de sabre), on frissonne ensemble, devant le poste. La mort d'un de ces journalistes ou pèlerins de l'humanitaire est un nouvel épisode de la nouvelle série criminelle. La mise en scène de l’événement participe aussi de la barbarie.
On écoute les déclarations des politiques, on communie en se réjouissant d'être hors d'atteinte, puis on craint de ne plus être hors d'atteinte. Et si c'était mon enfant qui explosait, qui fuyait, étouffé, aveuglé, qui mourait en m'appelant, dans la gare, à l'école, dans l'avion ?.
 Pendant que nous pleurons et célébrons la mort de nos pairs, d'autres hommes périssent de la même façon, et pire encore. La mort de chaque enfant égorgé, éventré, jeté contre les murs de la maison où il dormait est presque indicible, inimaginable, et pourtant elle a été, elle survient encore, tous les jours. En Algérie*, pour ne prendre que cet exemple, il y a eu des centaines de milliers d'êtres humains tués ainsi dans les années 90. Pas quelques dizaines de victimes de quelques dizaines de fous sectaires, pas des otages, mais des centaines de milliers de personnes ordinaires. Des islamistes allaient dans les maisons la nuit et s'en donnaient à cœur joie.
 C'est oublié, déjà, au point qu'on ne veut plus appeler "islamistes" les nouveaux assassins ? Oubliée diplomatiquement l'islamisation de l'Afrique de l'Ouest en moins de trente ans, à grands coups de machette ? Notre indignation vibre au tempo de scénarios bien  huilés, simplistes, écrits d'avance. Des chrétiens d'Orient sont morts hier, par centaines, des enfants africains aussi, maintenant et demain encore, et chacune de ces morts vaut celle des otages occidentaux. Sauf pour le grand dieu de l'audiovisuel, ses prêtres et ses fidèles las...


Histoire de se rafraichir la mémoire:

*"Au cours du mois d'avril, l'Algérie subit des massacres d'une brutalité et d'une ampleur sans précédent (voir le massacre de Thalit) ; d'autres massacres avaient été commis au cours du conflit, mais toujours à une échelle nettement moindre. Visant particulièrement les villages ou les banlieues sans distinction d'âge et de sexe des victimes, les partisans du GIA tuèrent des dizaines, et parfois même des centaines, de civils à la fois. Ces massacres se poursuivirent jusqu'à la fin 1998, modifiant notablement la situation politique. Le sud et l'est d'Alger, qui avait voté pour le FIS en 1991, furent particulièrement frappés ; les massacres de Rais et de Bentalha choquèrent en particulier les observateurs internationaux. Des femmes enceintes furent éventrées et découpées en tranches, des enfants furent taillés en morceaux ou jetés contre des murs, les membres des hommes furent coupés, dans leur retraite les attaquants enlevèrent des jeunes femmes pour en faire des esclaves sexuelles. (Nesroulla Nesroullah Yous & Salima Mellah « Qui a tué à Bentalha ? » ). Depuis sa création, le GIA était concentré dans les secteurs urbains, préconisait et appliquait le massacre, quiconque soutenait le pouvoir, y compris les employés de l'État comme les professeurs et les fonctionnaires. Il assassina des journalistes et des intellectuels (comme Tahar Djaout), disant que « Les journalistes qui combattent l'islamisme par la plume périront par la lame ». Il intensifia ses attaques en visant les civils qui refusèrent de respecter ses interdictions, puis il commença à massacrer des étrangers, fixant un ultimatum d'un mois avant leur départ « n'importe qui dépassera le délai d'un mois sera responsable de sa mort ». Après quelques massacres remarquables, pratiquement tous les étrangers quittèrent le pays »" (Wikipedia)

vendredi 3 octobre 2014

Notre soeur l'araignée




Le jour de la saint François d'Assise, patron des animaux, la SPA ouvre ses portes. Quand j'étais enfant et que j'allais au catéchisme, saint François était mon saint préféré. Ma "dame catéchiste", comme on les appelait à l'époque,  était italienne, et la vie n'avait pas été tendre avec elle: son maçon de mari avait glissé d'un échafaudage et rendu l'âme sur le coup; leurs  trois bébés successifs n'avaient  survécu  que quelques heures avant de succomber à un mal indéfini. Seule, veuve à trente ans, sans problème d'argent grâce à la prime et à la pension du défunt, elle commença à parler avec les oiseaux. Elle offrait du pain aux moineaux en chantant le Cantique des Créatures, elle conversait avec la chouette qui nichait dans son grenier.  J'allais chez elle un soir par semaine après la classe, avec une dizaine de garnements et  drôlesses de l'école publique. Nous dévorions des biscuits avec du chocolat et de la confiture, et la grenadine coulait à  flots. Ceux des écoles catholiques avaient le catéchisme dans leur chapelle à eux, les pauvres, et je doute qu'on leur ait appris à transporter délicatement une araignée sans lui abimer les pattes, du coin du buffet de cuisine à l'appentis derrière. Ne m'en veux pas, notre sœur l'araignée, lui disions-nous, mais tu seras plus à ton aise là où ta toile ne sera pas détruite par le balai, et les mouches seront aussi dodues, tu verras. 
Un jour, adulte, je suis allée à Assise. C'était en été, la chaleur était étouffante, et dans la basilique on étouffait aussi. J'ai reconnu, dans les fresques de Giotto, les images que ma dame catéchiste nous donnait pour marquer les pages de notre livre de prières, les affichettes et les calendriers couvrant les murs de sa cuisine. Les fresques de Giotto avaient des centaines d'années, je le savais bien, mais en les scrutant je cherchais et reconnaissais leur original, leur matrice, qui demeurait à jamais chez une Italienne un peu folle, et dans un petit coin heureux de mon enfance.

lundi 22 septembre 2014

Bénédiction des cartables

L'été est fini. L'année scolaire est bien entamée. Il parait que dans de nombreuses églises, on bénit les cartables des écoliers. Traditionnelle bénédiction des cartables, ai-je entendu à la radio.
Quand j'étais enfant, j'allais à la messe et au catéchisme, mais jamais on n'a béni mon cartable. Était-ce parce que j'allais à l'école publique ? J'ai demandé à mes vieilles voisines si on bénissait leur cartable à l'école du village. Hein ? Quoi ? On bénissait les maisons, on les bénit encore,  et puis les paires de bœufs autrefois (on fleurissait leur joug et c'était beau, le contraste entre la force animale et la délicatesse des primevères ou des coeur-de-Marie.) On bénissait les barques de pêche, les chiens des chasseurs, on a même béni des voitures (une fois, en 1952, il y en avait cinq, et c'était beaucoup), mais des cartables, jamais.
J'ai gougueulé, j'ai vu qu'une tripotée de paroisses bénissait à qui mieux mieux, mais je ne sais pas qui a lancé la mode, et quand.
Est-ce qu'on bénit aussi les cartables des collégiens, des lycéens, des professeurs ?

   


                                        

mardi 9 septembre 2014

L'homme politique et sa maîtresse








   Eh bien moi je n'achèterai pas le livre de Valérie Trierweiler et ne le téléchargerai pas, parce que je l'ai déjà lu... Enfin, plus exactement, j'ai vu et entendu les meilleurs passages, et les  meilleurs passages étant issus des meilleures pages ,  je m'en tiendrai là. 
Je trouve amusantes les appréciations "c'est un livre bien écrit", "c'est un livre mal écrit"... C'est écrit comme toutes les biographies pipol, avec le style ad hoc. C'est écrit comme les mémoires d'un sportif, d'une miss France, d'une actrice, en français correct avec les expressions dans le vent, du larmoyant et de l'émotion par tonneaux pour respecter la charte du produit.
Ce type de livre se vend très bien. On se régale du récit la vie de nos rois et de nos vedettes, et  les médias font une formidable promotion qui ne coûte pas un centime à l'éditeur.  Marcella Iacub, avec le récit de ses amours Strauss-Kahniennes, avait déclenché les mêmes critiques et commentaires de médias bien vertueux pour l'occasion ; son livre était cependant d'un autre niveau.
Et si on assistait au début d'une mode ?  Il y a sans doute des hommes politiques qui éprouvent quelques craintes actuellement : pour peu que l'on offre pas mal de pognon à leurs conquêtes déchues, elles se mettront à table et une flottille de nègres renflouera  les épaves d'aventures embarrassantes pour l"homme public qui ne demandait pas ce type de notoriété.   S'il s'y mêle en prime quelque scandale politique, le succès financier du livre sera tel qu'il motivera de plus en plus de vocations d'écrivaines  ex-amantes .

Il faudrait, pour satisfaire ce qui nous reste de morale sexuelle, que l'ancienne maîtresse, la femme trompée, l'épouse abandonnée, soit généreuse, pudique, miséricordieuse et surtout bien digne. On loue la complaisance des épouses d'hommes de pouvoir cavaleurs à l'extrême, pour qui on affiche la plus grande sympathie, et pour le reste, que les maîtresses soient d'une heure ou d'une vie, on ne demande à elles que l'effacement et la discrétion. On conspue celle qui parle, la méchante, l'ingrate, on fustige l'éditeur et les vendeurs, on cite en exemple les libraires au cœur pur qui ne trempent pas dans ce style de compromission. C'est peine perdue, parce que la déontologie, l'intérêt du pays, les valeurs ceci et cela auxquelles on se réfère pour critiquer les vilaines bavardes exhibitionnistes ne pèseront pas lourd face à  l'appât du gain, qui n'a pas de préférence sexuelle. La fautive se coltinera des masses d'antipathie, des flopées de  condamnations et d'insultes vieilles comme la nuit des temps. Oui mais les scandales passent, et les belles propriétés demeurent. La femme trompée pourra baptiser  la villa de ses rêves du prénom de son ancien amant et y couler une retraite heureuse, loin des affaires et du pouvoir.

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L'illustration est la copie d'un tableau de Catherine de Rosa, La femme et le cochon, publié sur ce blog