jeudi 24 juillet 2014

Anthropologie relative du billet de blog












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 J'aime bien les châteaux de sable.  Les  enfants courent autour  et creusent à toute vitesse quand la marée montante submerge leurs  douves frêles. Les murailles s'effritent et s'effondrent, mais les gamins les embellissent encore, ajoutent une algue, un galet, un morceau de bois. Aucun d'entre eux  ne pleure et ne regrette le temps passé à construire quelque chose d'aussi éphémère. Ces bâtisseurs enfantins sont innocents, désintéressés et sages.

samedi 12 juillet 2014

Grâce à nous

                                                                       au sinistre Marco Polo

Un jour, il y a quelques années, j'amenai ma fille à l'anniversaire d'une camarade de camp de vacances.  C'était un peu loin, et la dernière partie de la route, qui se transformait en chemin en côtoyant une rivière sinueuse,  n'était pas facile. La camarade nous attendait à grille du château. Grille  monumentale, ouverte sur une longue allée de chênes. Le petit château, au bout, miroitait de toutes ses fenêtres. À vue d’œil, c'était un de ces derniers manoirs  construits à la fin du 19ème siècle, sans grand charme mais pas vilain, avec des dépendances, de grands espaces, une statue de Diane,  des allées, un bassin et des lions à la chevelure de lierre. La fillette monta dans la voiture et nous fit emprunter une allée  bordée de houx,  aboutissant à  la cour de sa maison  qui devait être autrefois un logis de jardinier  ou d'autre domestique.
J'acceptai  le café offert par la mère et, histoire de discuter, la félicitai pour la beauté du rosier blanc qui tapissait la façade. La fille de dix ans rigola grassement: ils avaient foutu assez de désherbant dessus, pourtant, pire que les ronces cette saloperie increvable. Des lambeaux de vigne vierge desséchée pendaient sur le mur ouest. Foutues plantes grimpantes qui attiraient des tas  de parasites ! Heureusement qu'ils allaient déménager bientôt !
La mère sortit un album du tiroir du buffet pour me montrer  les photographies du pavillon qu'ils faisaient construire dans un lotissement du  bourg voisin. On y  serait mieux, et bien chez soi...
Je posai des questions sur les châtelains. On me répondit que c'était un couple d'instituteurs en retraite qui avait racheté le bâtiment assez bon marché. Qui viendrait habiter à onze kilomètres de la première boulangerie, dans une vallée, et avec une route pleine de trous en plus ? Des toqués comme ces deux-là, qui se donnaient l'air de ne pas se donner l'air,  qui n'avaient même pas la télé et qui faisaient chier leur monde en laissant les fenêtres ouvertes les soirs d'été et en jouant du piano et du violon toute une partie de la nuit, encore heureux quand ils n'avaient pas l'idée idiote d'organiser leurs soirées de  musique de chambre -ou de pot de chambre, ha ha ha !- avec d'autres cinglés  de leur connaissance comme au mois d'août dernier.
Mais on les encule comme on veut, a conclu la mère. Nous, on met du Johnny hyper fort, alors, leurs fenêtres, ils les ferment.  La boulangère nous a dit que grâce à nous, quand on sera parti, ils ne prendront pas d'autres locataires.


vendredi 11 juillet 2014

Grâce à toi

Un soir, il y a quelques années, je regardais un  reportage qui passait tard le soir, J'irai dormir chez vous. Le journaliste, Antoine de Maximy, voyage dans le monde entier. Il se fait héberger chaque soir par des inconnus du matin. Ce jour là, il demanda à une jeune femme qui tenait par la main un petit garçon de cinq ans s'il pouvait venir passer la nuit chez elle. Était-ce au Portugal, en Espagne ou en Amérique latine ? Je ne sais plus. Elle accepta tout simplement, il les suivit, elle présenta le voyageur à son mari qui rentrait du travail, et prépara le repas. Le petit garçon disposa sur la table assiettes et fourchettes, puis dit à l'invité: " tu vois, d'habitude, nous sommes tout le temps trois à table. Grâce à toi, ce soir, nous serons quatre."
Chaque fois que je lis le mot hospitalité j'entends la voix de cet enfant, je revois son visage grave et confiant.

jeudi 19 juin 2014

Un R a disparu...


Alors là, je tombe des nues. On me l'aurait dit avant que je ne l'aurais pas cru. Et quoi qu'on m'aurait dit ? Qu'un r de Rrom aurait mouru, comme ça. Serait tombé comme un brave petit soldat au combat, ou comme une feuille morte à l'automne alors qu'on est en été. Se serait évanoui, évaporé, pulvérisé. Mais pourquoi, pourquoi ?  Pourquoi nos Bohémiens, Romanichels, Manouches, Tziganes, Voyageurs, Roms, transfigurés en Rroms pendant quelques années, dégringolent-ils maintenant au point de se déglinguer l'appellation, et de rouler tout cabossés, avec un r en moins  ?  Mystère. Il n'y a rien de bon là-dedans, je prédirais même que ça craint pour eux. Les fiers gitans, les circasiens de génie, les guitaristes musclés aux semelles de vent, c'est fini. On le pressentait déjà un peu.  Le coup de la belle étrangère dans  des bas-quartiers de bohémiens a pris un coup dans l'aile. Si même les militants antiracistes acharnés, les défenseurs du Rrom et de la burqa à tous les étages,  les dames pleines de bonté bonne leur ont soufflé une partie de leurs r, c'est mauvais signe: signe qu'il y a du laisser aller (qui n'est pas sans rappeler les compromissions les plus sombres de nos heures les plus rances de notre Histoire la plus moisie) dans la défense du Rom, surtout quand elle pourrait faire de l'ombre à celle du mmusulman. Rappelons qu'il n'est pas beau d'ethniciser les difficultés des pauvres et des victimes du colonialisme. Les mots sont importants, et tuer une lettre n'est pas innocent.

lundi 2 juin 2014

IslamiZons ! Zon-zon !

Il s'est radicalisé en prison... 
À chaque spot d'infos, on apprend que ce  tueur de juifs français s'était radicalisé en prison.

Ah, ben j'avais prévenu pourtant.

J'ai déjà causé de l'islamisation des prisons  en 2011, on m'croyait pas. Le génial Gauche de combat me disait alors: "Suzanne, vos obsessions, ne révèlent que vous même, pas le monde tel qu'il est."

En 2012, il y a eu un reportage sur Roubaix. J'avais écrit un p'tit billet  sur ces gentils islamistes cautionnés par le Parti Socialiste. Roubaix, c'est vraiment spécial. Une ville qui fait envie.

Le ministre de l'Education, Benoît Hamon, vient d'autoriser les établissements scolaires publics à organiser des sorties encadrées par des parents en costume religieux. Lui, il va finir par nous faire regretter Peillon qui va finir par nous faire regretter Chatel...

Les collectifs d'islamistes style "mamans voilées" ont bien fait leur boulot. Faut se faire voir, s'affirmer, participer, qu'ils répètent, les imams ou chefs charismatiques. Et, bien entendu, les gaucho-écolo débiles et charia compatibles couinent en chœur.  "Abrogeons toutes les lois islamophobes, vive le voile à l'école" !

Je suggère aux parents qui ont des hauts-le-cœur à l'idée que des barbus et des belphégor accompagnent leurs enfants à la promenade scolaire de se porter également volontaires et de se vêtir en bonne sœur avec cornette, ou en curé. On peut se fabriquer de super-croix d'un mètre d'envergure en bûchettes de polystyrène teint, c'est léger comme tout. Se munir d'un petit sac à dos avec, en impression "I love Jésus". Soignez les déguisements, ce sera aussi gai qu'une course de voiture à pédales. S'il fait trop chaud, choisir  plutôt la tenue de moine boudhiste. Attention aux coups de soleil si un bras est découvert, n'oubliez pas l'écran total ou changez de bras de temps à autre.

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Le titre de ce billet  provient d'un commentaire de Didier Goux. Hommage lui soit rendu.

samedi 3 mai 2014

À celleux qui me lisent

Je n'aime pas les charcutages grammaticaux féministes, genrés ou dégenrés, comme on voudra, je ne veux vexer personne. Je ne m'y ferai pas, je ne me ferai pas à l'écrivaine, l'auteure, la pompière, ni à l'architctrice, à la dentistrice, et j'en passe. Et encore moins à l'auteurE, l'écrivainE, ou  à ces façons tarabiscotées d'encadrer les e avec des tirets, ces lourdes et hideuses minauderies qui plombent la lecture.  Je passe d'autant plus vite que j'ai des trous dans ma défense; pour avoir vécu dans un village dont le maire était une femme, j'ai dit, comme mes voisins, la mairesse. Quand on disait le maire, c'était le maire d'avant, et il ne fallait pas prêter à confusion. La dentiste et la chauffeur de car font partie de mon vocabulaire un peu malgré moi, mais c'est comme ça, il y a des expressions qui m'ont eue à l'usage... La plupart du temps, quand je tombe sur des inventions langagières dégenreuses ou féministoïdes, je grogne, en bonne conservatrice que je suis. Il y a une exception: celleux, pour celles et ceux.  Je trouve parfait ce nouveau pronom démonstratif. Tellement parfait que je me demande, en bonne réactionnaire,  s'il n'existait pas avant. Il me reste à fouiller les dictionnaires anciens, à coucher avec un linguiste (je n'irai pas jusqu'à  linguistrice parce que je n'ai pas le bonheur d'être bi, hélas) ou à faire appel aux connaissances de celleux qui ont lu ce billet.

jeudi 20 mars 2014

Il n'y a pas que les matématics dans la vie




Et où peut-on s'initier à la phylosophie ? Au lycée de la Nouvelle Chance. Ça ne s'invente pas.



jeudi 13 mars 2014

Rêves de fièvre

  Je suis fatiguée. Je me demande si je n'ai pas de la fièvre. Je suis sur le canapé, la télévision est allumée, une chaine d'informations en continu balance les dernières nouvelles du monde entre des pubs bizarres. Je m'endors. Je ne m'endors jamais devant la télévision, je dois avoir de la fièvre. Il faudrait que je me lève, que j'aille chercher un thermomètre, que je boive un verre d'eau, oui mais voilà je suis fatiguée et je m'endors sans m'endormir tout à fait. Arrivent les redoutables rêves de fièvre, répétitifs, qu'on ne peut pas chasser puisqu'on ne peut pas se réveiller tout à fait. Un petit chien blanc  s'approche, il a une bouche de femme avec du rouge à lèvres. Si j'essaie d'ouvrir les yeux il recule et me regarde avec tristesse puis il revient; ça dure des heures et des heures et des heures. Je dois vraiment avoir de la fièvre, et j'ai mal à la tête. Le petit chien blanc s'en va, mais à sa place il y a un utérus. Puis deux, trois utérus. Une voix parle d'utérus qui défilent dans les rues. Du fond de mon sommeil fébrile, je m'inquiète. Qu'est-ce que c'est que ces utérus qui avancent en se dandinant, comme de grotesques personnages de film d'animation ? Ils n'ont pas de jambes mais brinquebalent, ils sont en rangs, on dirait une invasion de fourmis, sauf que ce sont des utérus qui reposent sur leur col, avec les trompes de Fallope qui balancent en mesure, comme des bras. Ou comme des ailes.  L'ONU va prendre des mesures, la situation est très sérieuse, dit la voix. J'essaie de repousser le rêve et de rappeler le petit chien blanc. Ces utérus sont dégueulasses, ils ont des couleurs qui rappellent celles du camouflage des habits militaires. Pourquoi je fais des rêves comme ça, moi ? Ah oui, la fièvre. Et un psy, qu'est-ce qu'il en dirait, de ces rêves d'utérus ? Des centaines d'utérus qui marchent au pas. Je ne suis jamais allée voir un psy. Ma tête me fait mal à m'en cogner par terre, je me force à émerger. Paracétamol, verre d'eau, non, je ne monterai pas l'escalier pour aller me coucher. Je retombe sur le canapé et cherche la télécommande pour éteindre la télévision. Des unités russes ont envahi la Crimée, dit la voix, avant que je la coupe. Ah ! des unités russes, unitérusses, utérus....

vendredi 21 février 2014

Mon éclat de rire du jour

Mon éclat de rire de la matinée est du à la lecture de cet article.
Dans la bonne ville de Mérignac, près de Bordeaux, une femme s'est présentée sur les listes du FN et de Lutte Ouvrière.


"La tête de liste FN, Jean-Luc Aupetit, et celle de LO, Guillaume Perchet, ont confirmé à L'Express cet incident et se renvoient la responsabilité.

Les deux candidats évoquent un engagement de conviction de la part de leur ex-colistière. "Elle a exprimé des idées très à droite et a signé un pré-engagement au mois de juin qu'elle a confirmé en décembre 2013", affirme le FN Aupetit. "Elle ne nous a pas rejoint par hasard, elle voulait faire entendre la voix du camp des travailleurs", assure, de son côté, Perchet.
[...]
Le FN comme LO assurent que cet épisode n'aura aucune incidence sur leur présence au scrutin de mars à Mérignac: les deux formations ont d'ores et déjà trouvé une remplaçante à leur ancienne colistière. "


Je n'ose  imaginer quel genre d'engagement de conviction manifestera la remplaçante. Udmf (Union des musulmans de France)  et PCD (le parti chrétien démocrate de C.Boutin) ? PIR (parti des Indigènes de la République) et Bloc Identitaire ? On est inquiet pour Mérignac.
Candidate sur ces deux listes aux positions diamétralement opposées, Sandrine Cocureau, âgée d'une quarantaine d'années, n'appartient à aucune de ces deux formations. Mais elle avait rempli, signé et remis aux deux partis les documents officiels nécessaires à l'enregistrement de son dépôt de candidature.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/aquitaine/municipales-a-merignac-candidate-pour-le-front-national-et-lutte-ouvriere_1493342.html#9lTWwGGTufb7M3dO.99La tête de liste FN, Jean-Luc Aupetit, et celle de LO, Guillaume Perchet, ont confirmé à L'Express cet incident et se renvoient la responsabilité.
Finalement absente des deux listes

Les deux candidats évoquent un engagement de conviction de la part de leur ex-colistière. "Elle a exprimé des idées très à droite et a signé un pré-engagement au mois de juin qu'elle a confirmé en décembre 2013", affirme le FN Aupetit. "Elle ne nous a pas rejoint par hasard, elle voulait faire entendre la voix du camp des travailleurs", assure, de son côté, Perchet.

Quoi qu'il en soit, Sandrine Cocureau, que L'Express a vainement tenté de joindre, ne figure plus sur aucune des deux listes. "Pas question de la garder : elle s'est moqué de nous. Et, a peut-être agi avec l'intention de faire exploser notre liste", fulmine Aupetit. "On a décidé d'un commun accord avec elle de ne pas la garder afin qu'il n'y ait pas de souci. Elle a été abusée par le FN", lâche Perchet.

Le FN comme LO assurent que cet épisode n'aura aucune incidence sur leur présence au scrutin de mars à Mérignac: les deux formations ont d'ores et déjà trouvé une remplaçante à leur ancienne colistière.
Candidate sur ces deux listes aux positions diamétralement opposées, Sandrine Cocureau, âgée d'une quarantaine d'années, n'appartient à aucune de ces deux formations. Mais elle avait rempli, signé et remis aux deux partis les documents officiels nécessaires à l'enregistrement de son dépôt de candidature.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/aquitaine/municipales-a-merignac-candidate-pour-le-front-national-et-lutte-ouvriere_1493342.html#9lTWwGGTufb7M3dO.99
Candidate sur ces deux listes aux positions diamétralement opposées, Sandrine Cocureau, âgée d'une quarantaine d'années, n'appartient à aucune de ces deux formations. Mais elle avait rempli, signé et remis aux deux partis les documents officiels nécessaires à l'enregistrement de son dépôt de candidature.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/aquitaine/municipales-a-merignac-candidate-pour-le-front-national-et-lutte-ouvriere_1493342.html#9lTWwGGTufb7M3dO.99
Candidate sur ces deux listes aux positions diamétralement opposées, Sandrine Cocureau, âgée d'une quarantaine d'années, n'appartient à aucune de ces deux formations. Mais elle avait rempli, signé et remis aux deux partis les documents officiels nécessaires à l'enregistrement de son dépôt de candidature.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/aquitaine/municipales-a-merignac-candidate-pour-le-front-national-et-lutte-ouvriere_1493342.html#9lTWwGGTufb7M3dO.99
Candidate sur ces deux listes aux positions diamétralement opposées, Sandrine Cocureau, âgée d'une quarantaine d'années, n'appartient à aucune de ces deux formations. Mais elle avait rempli, signé et remis aux deux partis les documents officiels nécessaires à l'enregistrement de son dépôt de candidature.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/aquitaine/municipales-a-merignac-candidate-pour-le-front-national-et-lutte-ouvriere_1493342.html#9lTWwGGTufb7M3dO.99

jeudi 20 février 2014

Journée mémoriale du bashing, bâchage et bâclage de François Hollande le 23, 24 ou 25 février

                                                             Pour encourager Nicolas au stopbashing
     Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la justice sociale.
Demain, celle de la langue maternelle. Après-demain, celle de la pensée. Le 23, 24, 25, RIEN, et le 26, c'est la journée mondiale d'action contre l'ordonnance sur les brevets en Inde. Le 27, RIEN et le 28, la journée Européenne des maladies rares. Le premier mars, nous nous vautrerons dans la journée du compliment. Il n'est pas dit qu'ils doivent être sincères, j'accepterai les pires.
Le calendrier des journées est . On voit que c'est un pauvre calendrier illogique et plein de trous. On ferait bien mieux d'en confier officiellement l'ordonnance à notre gouvernement actuel, qui, rien que par la quête incessante de nouveaux sujets créant du lien, de la mémoire et des discours empreints de dignité républicaine, de syntaxe chancelante et de larmoiements phobiphobes, pourrait bétonner  les jours sans, et même nous maçonner et plâtrer du mémoriel pour des jours bis et ter.  Oui, on pourrait confier ce grand chantier sociétaliste à nos ministres, ou à l'officine du Parti Socialiste qui s'y adonne déjà, et, qui, emporté par sa fougue, a même   commémoré  la disparition de François Hollande en personne le 8 janvier dernier.