jeudi 4 février 2016

C'est pas vos ognons

Afficher l'image d'origineJe suis une personne pleine de probité, tellement pleine que j'ai peur d'exploser. J'explique: je  sais rarement où il faut mettre un accent circonflexe dans les conjugaisons du passé. Je vérifie souvent. Je ne suis pas sûre, et même pour sûre je ne suis pas sûre. J'ai lu aussi sûri avec ou sans accent chez les classiques. Or donc, si je me goure avec le circonflexe assez souvent, sa disparition officielle et programmée me navre, et je préfère rougir de honte quand je me fais prendre en flagrant délit de dysaccentugraphie que   m'associer à ce triste assassinat. 

L'oignon perd son i aussi. 2400 mots se tapent un lifting. La réforme date des années 80, mais elle n'avait jamais été appliquée, tandis que maintenant, elle le sera dans les prochains manuels scolaires.
C'est la nouvelle lubie de notre sémillant ministre qui déteste vraiment les professeurs. C'est fait pour faciliter la vie des enfants, soi-disant.  Allons donc ! Celui qui ne sait pas écrire mille-pattes , à qui l'on n'a pas expliqué l'étymologie  un peu farceuse de ce mot composé (Voyons Toto, aucun insecte n'a mille pattes, c'est juste qu'il en a beaucoup et qu'on ne peut pas les compter d' un simple coup d'oeil) ne sera pas plus à l'aise avec millepattes.
Conserver l'orthographe des mots difficiles (les mots composés, quel chantier !) a pourtant quelques avantages, celui  de la compréhension de l'histoire de la langue, de la logique, et même, paradoxalement, de la simplicité. Si les mots restent tels quels, on sait où les chercher, dans quel dictionnaire. On les apprend en même temps qu'on les comprend, et si on ne s'en souvient pas bien, quelle importance majeure, franchement ? On appliquera mieux la règle la fois prochaine, et puis c'est tout. Il faudrait être bien cruel pour se moquer d'un étranger ou d'un élève qui se trompe à dithyrambique, irascible ou chrysanthème, ou même dans l'accord avec les verbes pronominaux.  Il faudrait être bien optimiste pour penser que des mômes qui écrivent "je faisse se que je peu mes je manuit bocous en clase comme meme" vont bénéficier de cette réforme oubliée.
 Après avoir supprimé des heures d'enseignement du  français au collège à des gamins qui en ont tant besoin, on va sûrement les consoler  avec ognon, cout, gout, nenufar...




lundi 1 février 2016

mercredi 13 janvier 2016

Les volte-face de Hollande


J'entends à la radio qu'on dissout des associations et ferme des mosquées salafistes. Ce qu'on raconte de leurs activités fait froid dans le dos. Et on les a protégées, allaitées de subventions si longtemps...
On découvre maintenant qu'il y aurait comme un lien entre les tueries de juifs et de mécréants  mélomanes, les barbus débiles encensés par nos politologues et sociologues de gauche,  et le bourrage de crâne des jeunes des banlieues ?

WAOUH !!!

Est-ce qu'on peut dire que les victimes des attentats ne sont pas morts pour rien ?

Est-ce qu'on pourrait, dans la foulée, interdire la manifestation de tout ce qui s'apparente à de la propagande salafiste ? On a bien des lois s'appliquant à l'incitation à la haine... ça rentrerait dans ce cadre, non ?

Est-ce qu'on pourrait laisser  les crèches, maisons de retraite, organismes pour la jeunesse, et même toutes les entreprises, d'intérêt public ou non, qui le désirent, établir un règlement intérieur s'inspirant de ceux régissant les institutions ou établissements laïques, alors qu'elles doivent subir les caprices des islamistes protégés par des associations procédurières qui ne mégotent pas sur le prix des avocats, traquent et cherchent à réduire à néant tous ceux qui s'opposent à leurs desiderata théocratiques ?

Est-ce qu'on pourrait assurer aux petites filles qui vivent en France le droit de ne pas être voilées, où que ce soit, par qui que ce soit ?  et donc interdire la vente de vêtements islamiques taille enfant, supprimer les allocations familiales aux obsédés qui outrepassent et sexualisent le corps de leur môme de six ans en la brimant pour qu'elle n'excite pas le désir des mâles ? Interdire, même dans les écoles musulmanes, les discriminations sexistes ? Regardez les sites des écoles primaires et maternelles musulmanes... Vous y verrez en photo de souriantes petites filles voilées comme des adultes.   Virons donc toutes ces dégueulasseries anachroniques, dans le cadre de la  protection de l'enfance.  Huons  les  pourfendeurs de l'islamophobie comme on en voit sur le Net (je pense par exemple au site Contre-attaques qui n'arrête pas de faire la promotion du voile à coups de témoignages qui ont tous l'air d'avoir été écrit par la même personne) dès lors qu'ils incitent à voiler les mômes ? Ils diront peut-être qu'ils n'incitent en rien, qu'ils témoignent juste de l'épanouissement spirituel des jeunes filles voilées.... Un de leurs derniers articles qui vaut son pesant de youpi l'islam, c'est J'ai dix ans et demi et je décide de porter le foulard, cool !

Bon, je radote, je radote... Il y a des années que j'écris cela. Mais là, on dirait qu'il y a comme un petit rayon de lumière qui échappe aux éteignoirs.

C'est vendu en France, à partir de la taille deux ans

Un peu de lecture: Le piège tendu par les islamistes , Serenade Chafik
Criminaliser le salafisme, Mohamed Sifaoui
Les liaisons dangereuses du collectif contre l'islamophobie (CCIF) par Ikwhan info

lundi 11 janvier 2016

Si j'étais immigrée...



http://www.jeuneafrique.com/medias/2013/06/11/010062013190610000000m%C3%A9decin.jpg

-  Ce ne sont pas des immigrés, ce sont des réfugiés
-  N'oublions pas qu'ils ont fui les bombes...
-  S'ils ont fui les bombes, pourquoi ont-ils laissé leurs femme et leurs enfants dessous ?

***
J'ai lu ça  au moins cent fois.

Quand, dans l'histoire de l'immigration, a-t-on vu des vagues de familles passer d'un pays à l'autre ? En général, il y a un homme qui part pour tâter le terrain, faire son trou, et organiser l'arrivée du reste de sa famille. Idéalement, il trouve du travail, économise un peu et se débrouille pour que tout le monde le rejoigne, légalement ou pas. C'est ainsi que sont partis les Européens pour les Etats-Unis, ces deux derniers siècles. C'est ainsi que sont arrivés les Africains chez nous.

Qu'est-ce qu'il y a de mal à ça ? C'est  facile de conseiller aux immigrés de se battre dans leur pays, pour leur pays, plutôt que venir nous encombrer. Je voudrais bien y voir certains. En quoi faut-il absolument discréditer l'immigré économique au profit du réfugié ? D'autant que l'image du réfugié n'est pas très nette: tantôt c'est le pauvre hère aux pieds nus fuyant toute la misère du monde, qui  a vendu ses trois chèvres faméliques pour payer un passeur, l'enfant de douze ans orphelin qui s'agrippe au train d'atterrissage de l'avion, tantôt c'est un lettré de la classe moyenne qui a mis toutes ses économies dans le coup et veut refaire sa vie dans la paix,  le respect de la démocratie et l'éducation d'enfants occidentalo-compatibles. La réalité est rarement aussi simple, et l'immigration syrienne s'accompagne d'une publicité mensongère.
Je ne comprends pas toute cette langue de bois, tout ce fatras de beaux discours. On ne veut pas faire monter les idées du FN ? On ne veut pas rejeter le petit corps d'Aylan dans les vagues ? On veut montrer qu'on est  humaniste, charitable, fraternel, tout ça ? Mais on peut l'être, ou tendre à l'être,  sans se gargariser de  gogoleries  démonstratives. Il me semble que si on virait les salafistes étrangers, si on essayait vraiment de décourager les intégristes français, si on incitait les musulmans raisonnables à s'organiser pour se démarquer des nuisibles, on ferait déjà beaucoup pour tous. Fermer les mosquées salafistes plutôt que commémorer en larmoyant serait un message fort, comme on dit, et salvateur pour les immigrés qui n'ont pas envie de se positionner en ennemi de nos coutumes et de la laïcité. Annoncer la couleur à l'arrivée, et ne pas négocier sur la mixité et d'autres petites choses auxquelles on a la faiblesse d'accorder de l'importance.
Et ne pas oublier que dans les hôpitaux publics, un médecin sur cinq a obtenu son diplôme à l'étranger. Qu'il y a une part grandissante de professeurs dont les parents étaient immigrés. Ce n'est pas spectaculaire, c'est pourtant vrai.


vendredi 11 décembre 2015

J'ai pris le train


http://www.clipartlord.com/wp-content/uploads/2014/05/train19.png




Ce n'est pas pour me vanter, mais j'ai pris le train.

Il est parti à l'heure
Il n'y avait pas de gel sur les rails ou les caténaires.
Pas de neige
Pas d'inondation, rien.

Aucune biche, aucun sanglier n'ont encombré la voie.
Aucun suicidé non plus.


Dans le wagon, il n'y avait pas de terroriste, il n'y avait  pas d'islamiste ostensible
Il n'y avait pas d'adolescents qui mettaient les pieds sur les sièges ou écoutaient de la musique en mugissant en rythme
Il n'y avait pas de petit chien jappant dans son panier
Il n'y avait pas de bébé pleurant, pas de soldats beuglants, pas de téléphones portables stridents

Et pourtant, c'était un vrai train qui roulait vraiment. Il est arrivé à la gare à l'heure prévue.

dimanche 22 novembre 2015

Mais que deviennent les Rrrruminants ?







   Que deviennent nos Ruminants, nos rrruminants chéris, Lediazec, BabelOuest, Clomani, et d'autres dont j'oublie le nom ?

 Que racontent nos chers tenants de la théorie du complot, ceux qui vous répètent qu'en fait tous nos malheurs viennent de ceux qu'on ne peut pas nommer mais qu'un certain Protocole désigne sans ambiguïté,  et puis de la cinquième colonne (méfie-toi, camarade, et puis et puis...)

Les derniers évènements leur ont-ils mis un peu de plomb dans la tête, ou leur ont-ils permis de réviser leurs aimables certitudes ?

Voyons voyons...

Sur leur nouveau blog  (enfin, pas si nouveau que ça), Cailloux dans l'brouillard 

babelouest20 novembre 2015 09:26

 De jour en jour on s'aperçoit davantage et une fois de plus qu'il s'agit d'une attaque sous fausse bannière par des "commandos", et au moment de ramasser des pruneaux ne restent que quelques "connus des services" envoyés au casse-pipe.
Du coup "lémédia" montent en épingle la mort d'un chien "au champ d'honneur", pour faire verser la petite larme à M'ame Michu, et le tour est joué.

Rem*20 novembre 2015 13:58

... :La PALESTINE, toujours, depuis 1948!!!!!! :ne jamais oublier ce facteur CENTRAL ! :

Article « Le retour du boomerang » de Jean-François Bayart, Professeur à l’IHEID (Genève)
http://www.liberation.fr/debats/2015/11/15/le-retour-du-boomerang_1413552
EXTRAIT :
« (…) Les origines de ce 13 novembre sont aussi à chercher du côté de la politique étrangère de l’Europe et de la France ces quarante dernières années.(...) La démission de l’Europe sur la question palestinienne, dès lors que sa diplomatie commençait là où s’arrêtaient les intérêts israéliens, a installé le sentiment d’un «deux poids deux mesures», propice à l’instrumentalisation et à la radicalisation de la rancœur antioccidentale, voire antichrétienne et antisémite. (...) »

Clo 21 novembre 2015 13:12

Je ne suis pas en guerre, MM Hollande, Valls and co ! Guerre contre qui ? Pour quoi ? Moi pas comprendre ! Moi pas vouloir !
Leurs guerres... nos morts ! Leurs guerres... no more, comme écrivait Julien Salingue dans son blog dès mardi.
Si j'ai un conseil à vous donner, écoutez l'émission "là-bas si j'y suis" -sur Internet uniquement puisque Mermet s'est fait jeter de F.Inter... trop gauchisssssse)- avec Alain Gresh qui remet les pendules à l'heure sur le Moyen Orient, Al Qaeda, Daesh et autres tristes sires enc. de m...

 Lediazec 6h 45 le 19 novembre:

En veux-tu de la goulée, regarde la télé pendant les opérations policières, écoute les infos des chaînes d’Etat, observe le comportement avilissant du député de ta circonscription, tu seras gavé comme jamais ta mère ne t’a gorgé de lait maternel !
Et qui écrase-t-on chez nos députés français et chez nos ministres exemplaires aujourd’hui ? Pas le terrorisme, ce monstre qu’on a enfanté et laissé grandir pour mater une certaine idée de la liberté, mais le peuple tout entier.

Clomani (en colère contre cet état qui aide les gros cons à détester leurs voisins) 14 novembre 2015 08:45

La France a fermé ses frontières, Paris ses écoles et lieux publics etc... au lieu de pleurer les morts, de s'occuper des survivants et de continuer à vivre, le gouvernement, aidé des journalistes, ne parle que de sécurité, sécuritaire, police, flicage, Fesse Bouc propose aux gens parisiens de se déclarer "en sécurité en se géolocalisant bien sûr, histoire de leur envoyer de la pub + tard quand ils seront à nouveau prêts à consommer... L'état policier a été déclaré. Les journalistes se pourlèchent les babines : ils vont vendre ! (croyez-en mon expérience, chaque attentat proche est une décharge d'adrénaline et on en met un coup, du haut en bas des rédactions... les autobombardés spécialistes s'invitent eux-mêmes aux JiTés )...


vendredi 20 novembre 2015

Le terrorisme de la bêtise (billet rance, nauséabond et islamophobe)


 Afficher l'image d'origine



Il y a des bombardements en Syrie et des attaques au sol à Saint-Denis, que mes petites voisines collégiennes ont renommé "Saint-Denis-sur-Daesh" : bien bien bien...

Il y a les déclarations de nos ministres et leurs bonnes résolutions: parfait parfait parfait...

Il y a le terrorisme de France et les résistants au terrorisme qui appellent à boire des coups en terrasse et à danser. Allez, quoi, mes chers compatriotes, résistons, personne ne nous en voudra d'être résistant de la dernière heure si l'on s'affiche en terrasse, un demi à la main.

Il y a les sanglots de nos youpi l'islam habituels qui dénoncent inlassablement  le racisme et l'islamophobie d'état et  la stigmatisation. Il y a  les potes des salafistes, les associations de défense de l'islam  style "mamans toutes voilées", les adversaires habituels de la laïcité et les ravis de la mosquée (Les Indigènes de la République, les sociologues de Villetaneuse, de grands penseurs du Monde Diplomatique qui demandent l'abrogation de la loi de 2004 et trainaient Babyloup dans la boue, le NPA, Contre Attaques, le CCIF, etc). 

Il y  a le terrorisme de la bêtise, de l'obscurité, du crétinisme intégriste, du totalitarisme.

Et ce terrorisme là est parfaitement légal. Il prêche quotidiennement, il s'exprime à son aise, il s'étale, il dégueule de partout. Pas la peine d'aller le chercher bien loin: il est chez nous, il est de chez nous. Il est porté par des personnes qui sont allées à l'école chez nous, qui ont été enfants dans les cités de nos banlieues, mais aussi dans nos petits collèges de campagne,  peinards et catholiques parfois. 

Quel cinéaste nous offrira une version moderne du Dictateur, avec un de ces imams baveux, rétrogrades, s'exprimant dans un français altéré, corrompu ? Les ridiculiser serait la meilleure des choses. On ne manque pas de modèles aussi intéressants que le petit moustachu.

Si vous avez envie de rigoler , vous pouvez regarder quelques vidéos en famille:

Abou Anas :  "Nader Abou Anas est actuellement le directeur de l’institut D’CLIC à Bobigny, dans lequel le coran, la langue arabe et les sciences religieuses y sont enseignées. Le frère enseigne aussi des cours d’arabe au sein de l’institut". 

Mehdi Kabir ;  immam à Villetaneuse "celui qui mange du porc, a tendance à avoir le comportement d'un porc. C'est pour cela que les consommateurs de la viande de porc tu les trouves parmi les gens les plus sales. Les gens qui n'ont pas de jalousie envers leur famille, les gens qui ne se soucient pas de voir leur femme dénudée et embrassée par les autres hommes. Les gens, qui lorsqu'ils sortent des toilettes, ils ne se lavent pas les mains. Les gens qui n'ont pas de pudeur vis à vis d'Allah. Les gens qui embrassent leur femme devant tout le monde sans aucune pudeur et sans aucune honte. Pourquoi ? Car ils consomment de la viande de porc.
Et le Prophète a informé qu'il viendra un temps où Allah transformera certains être humains en singes et en porcs."

Rachid Abou Houdeyfa : imam de Brest. La musique transforme les enfants en porcs et en singes. (On le savait déjà)

et on peut continuer, de lien en lien, de vidéos en vidéos...

L'islam, religion de paix, d'amour ?  Pas seulement...

mardi 17 novembre 2015

Ma crainte du jour


 Afficher l'image d'origine




J'en ai marre des mimi petites bougies, des fleu-fleurs blanches sur le sol, des mises en scène télévisuelles où des pères de jeunes assassinés dialoguent avec un psychologue qui les coache jour et nuit sur des plateaux où l'on répète toujours la même chose, avec "imagine" en fond musical.  Ces nouvelles formes de deuil-guimauve sont terrifiantes, et ne présagent rien de bon. La prière ou le désir de vengeance sont plus dignes.
J'ai peur, tu as peur, il a peur, nous avons peur. C'est entendu.

J'ai peur qu'il y ait d'autres attentats islamistes, qu'il y en ait de pires.  J'ai peur que meurent ou survivent difficilement des personnes que j'aime, et tous les innocents du monde.

J'ai peur aussi de ce qui se passera quand tous les padamalgam et les youpi l'islam se seront bien fait secouer, seront touchés dans leur quartier, dans leur ville,  encore une fois, puis une autre. J'ai peur qu'on passe du déni, du catéchisme lénifiant du vivre ensemble,  d'une tolérance imbécile et aveugle envers l'islam  directement aux ratonnades, pour le dire vite.

Comme les Bretons sont souvent en avance sur le reste de l'humanité, on dirait que ça a déjà commencé, à Pontivy par exemple. 

lundi 16 novembre 2015

Malek Boutih, depuis vingt ans, dit la même chose...


 Afficher l'image d'origine

 Malek Boutih était sur France inter ce matin.
On peut le réécouter sur le site de cette radio.

J'ai noté quelques fragments de son interview (pas tout parce qu'il cause à une vitesse d'enragé).

[..] Si on veut gagner ce combat, il faut aujourd'hui sécuriser le territoire dans sa composante humaine et pas simplement matérielle. Je pense qu'aujourd'hui il y a un continuum, que  les djihadistes ne sont pas simplement l'organisation de l'état islamiste. Elle est aujourd'hui responsable de ces attentats, elle est en pointe. Mais  nous avions avant Al Qaida et le GiA et il peut y en avoir d'autres. ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'il y a un processus politique d'une force qui prend différents masques mais qui est dans un projet politique totalitaire qui chez nous recrute et là-dedans on retrouve quoi ? On retrouve toujours les mêmes c'est à dire en fait les salafistes, en fait ceux qui partent du terrain religieux pour construire du terrorisme et la fameuse séparation entre ceux qui seraient des quiétistes, qui seraient simplement des gens qui veulent prier et ceux qui passent au terrorisme à mon avis elle est un peu artificielle parce que quand on met toutes les femmes du monde arabe sous voile, quand on les met sous burqa, quand on restreint toutes les libertés, quand on produit de la violence dans toutes les communautés musulmanes, quand on les met au pas, quand on les martyrise c'est avec un seul objectif, pousser les gens à se radicaliser, à rompre avec les valeurs démocratiques et à aller au combat.

Il faut croire ces gens-là dans ce qu'ils disent. Arrêtez de penser qu'on aurait une sorte de décorum et que derrière ce ne serait que ce qu'on a entendu dire, un terrain de  jeu que d'aller en Syrie, un défouloir pour adolescents... Non, tous les grands mouvements de masse, surtout ceux qui se militarisent et qui recrutent commencent par ce genre de cible, les plus fragiles et cætera, mais il y a des têtes pensantes, vous avez des gens avec des diplômes, vous avez des gens avec des hauts niveaux intellectuels qui mènent le combat contre nous. Il faut arrêter de les décrire comme une sorte de bande d'illuminés imbéciles sales sur eux et sachant juste pianoter sur Internet. On a aujourd'hui des forces très structurées, très organisées, qui ont des années d'expérience dans les pays arabes d'abord pour monter ce genre de réseaux, qui ont des années d'expérience dans la manipulation et qui sont aujourd'hui des nouvelles formes, je dirais de terrorisme, qui ne sont pas simplement la projection de ce qu'on a connu, et qui amènent un phénomène qu'on doit combattre avec de nouvelles armes.

[...] Il faut cesser toute une série de politiques d'assistanat, de mise en ghetto de populations, de laisser faire et d'explications sociologiques et rompre avec un certain nombre d'émetteurs, l'extrème-gauche, un certain nombre d'organisations, qui veulent culpabiliser la société française et qui aujourd'hui, avec les communiqués qu'ils ont produits dans ces quarante huit dernières heures, sont tombés dans le côté du fascisme.
Il n'y aura pas de compromis avec ces gens là. Ce n'est pas parce que vous retirerez vos troupes de leur territoire qu'ils ne viendront pas nous attaquer. L'histoire nous a appris une leçon: vous signez les accords de Munich et vous avez la guerre derrière.
[...] Un certain nombre de gens qui ont cherché à créer le trouble dans la société française en disant "je ne suis pas Charlie", "tout est plus compliqué", aujourd'hui se taisent et se cachent. Mais dans trois semaines ils vont réapparaitre, dans trois semaines vous allez commencer à avoir des vidéos qui disent "ah mais non, ah mais c'est une manipulation, "vous allez avoir la fameuse technique de la théorie du complot qui va se remettre en mouvement, ces gens là ne lâcheront rien. "

***

Non,les islamo-gauchistes ne lâcheront rien. Certains n'attendent pas trois semaines,  on peut lire leurs grincements sur leurs pages Twitter ou Facebook.

Le 13 novembre, sur le site Contre -Attaques, on publiait  ceci:

L’islamophobie, un racisme respectable ?

L’année 2015 a connu une augmentation sans précédent des actes islamophobes avec notamment 500% d’actes islamophobes en plus entre le premier trimestre 2014 et celui de 2015. 

et bla et blabla bla... 


jeudi 12 novembre 2015

Billet d'origine rigolote




"Un soir, tardivement, tu dois rendre visite à une amie qui habite dans une cité que tu ne connais pas et tu es perdu. Tu arrives sur une place où se trouvent un SDF qui dort sur un banc, une bande de jeunes bruyants qui discutent sur un autre banc. Un homme d'origine africaine en tenue traditionnelle traverse la place, accompagné d'une femme aveugle. À la sortie d'une supérette, il y a une femme d'origine roumaine qui porte un bébé dans ses bras. Vers qui vas-tu demander ton chemin ? Qui évites-tu à tout prix ? Explique ton choix."

 C'est un petit exercice d'Instruction civique sur lequel devaient plancher les collégiens dans les académies de Rennes et Nice.
Comme des professeurs ont protesté sur Twitter, ça a été retiré.

Je me demande pourquoi. Ce cynisme m'a bien fait rire, même si le cynisme, c'est mal. 

Quoique  si  le cynisme était si mal, notre ministre de l'éducation nationale n'en ferait pas si grand usage. Quand on lui demande au Parlement ce qui adviendra des professeurs d'allemand que sa réforme supprime, elle s'esclaffe  gracieusement  en jouant avec sa bretelle de soutien-gorge. Faut vraiment être une mégère lepéniste frustrée,  un passéiste gynophobe en blouse grise ou un professeur d'allemand pour noter de tels détails. 
Elle est super rigolote  notre ministre. Elle rigole tout le temps quand on lui pose des questions méchantes. Elle veut qu'on ne s'ennuie plus au collège et qu'on apprenne l'orthographe différemment. En lisant aux élèves des textes d'auteurs classiques, par exemple (re-auto-esclaffage quand elle annonce ça, la bonne blague !) 
N'empêche, elle a trouvé un truc super pour l'orthographe. Quand elle apparait en public, il y a toujours une banderole derrière elle, et sur cette banderole il y a souvent une faute d'orthographe. Pourquoi à votre avis, hein ? Parce qu'elle sait écrire, la ministre, et d'ailleurs ce n'est pas elle qui les fait, ses banderoles, ce n'est pas son boulot. Ses collaborateurs ils savent  écrire aussi. Non non non, s'il y a des fautes, c'est pour qu'on les voie, qu'on les signale, qu'on réagisse ! C'est de la pédagogie active, voilà ! Et quand elle parle en disant des trucs incompréhensibles, ce n'est pas qu'elle méprise la syntaxe, bien au contraire, c'est toujours pour nous faire réagir, pour voir si on suit ! Elle enseigne, elle ne peut pas s'empêcher d'enseigner, mais en rigolant !...

Bon, en tout cas, je ne sais pas ce que j'aurais répondu à l'exercice, moi. On discrimine à tous les coups.  C'est un peu comme l'histoire de la mère qui offre deux cravates à son fils, une rouge et une bleue. Quand il en met une, elle lui souffle, au bord des larmes, en lui adressant un regard lourd de reproches  "je savais bien que tu n'aimerais pas l'autre"...