
Fulla a le teint mat et de grands yeux marron. Dans la version du Golfe, elle porte une abbaya noire et est vendue avec son tapis de prière. Dans sa version nord-africaine, elle porte le hidjab et de longues robes couvrantes.
Pas de maillot de bain dans sa garde-robe et pas de petit ami non plus. Pas de Ken oriental à l’horizon. « Les parents ne veulent pas de ça. Ce n’est pas culturellement correct. Fulla sera toujours célibataire », explique Fawaz Abidin, son créateur.
Il y a deux ans, l’Arabie Saoudite a interdit la vente des Barbie sur son sol, critiquant ses tenues « honteuses », symboles de « l’Occident pervers ». Fulla est venue combler ce vide. Son créateur a voulu en faire une porteuse de « valeurs musulmanes » comme la modestie, le respect et la piété.
Fawaz Abidin, manager de la société New Boy basée à Damas, explique : « Il ne s’agit pas seulement de mettre un hidjab sur une poupée Barbie. Avec Fulla, j’ai voulu créer un personnage que parents et enfants puissent considérer comme un membre de leur famille. Elle est honnête et ne ment jamais, elle est aimante, dévouée et elle respecte son père et sa mère. Elle est bonne avec ses amies, elle aime la lecture et adore la mode. »
Contrairement à Barbie, femme active qui évolue dans nombre de métiers, Fulla n’est que médecin ou professeur. « Deux métiers respectables pour les femmes. On aimerait encourager les petites filles à s’engager dans cette voie », explique Fawaz Abidin. Ce dernier a pensé à la touche « moderne » pour la petite musulmane modèle : elle a une tenue pour la maison, avec jupe, pantalon, tee-shirt ou débardeur. Mais « si vous faites sortir Fulla de la maison, n’oubliez pas de lui mettre sa nouvelle abbaya ! » clame la réclame sur les chaîne satellitaires arabes pour enfants, inondées de pubs Fulla.
Mattel a édité une Barbie marocaine de collection ainsi que Leila, censée représenter une esclave musulmane à la cour Ottomane. En Iran, les petites filles connaissent bien la poupée voilée Sara. Enfin, une société du Michigan qui vise les communautés musulmanes, commercialise Razanne en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Mais c’est Fulla qui a su s’imposer.
Ce billet est constitué d'extraits d'un article paru sur le site Afrik.com
Pas de maillot de bain dans sa garde-robe et pas de petit ami non plus. Pas de Ken oriental à l’horizon. « Les parents ne veulent pas de ça. Ce n’est pas culturellement correct. Fulla sera toujours célibataire », explique Fawaz Abidin, son créateur.
Il y a deux ans, l’Arabie Saoudite a interdit la vente des Barbie sur son sol, critiquant ses tenues « honteuses », symboles de « l’Occident pervers ». Fulla est venue combler ce vide. Son créateur a voulu en faire une porteuse de « valeurs musulmanes » comme la modestie, le respect et la piété.
Fawaz Abidin, manager de la société New Boy basée à Damas, explique : « Il ne s’agit pas seulement de mettre un hidjab sur une poupée Barbie. Avec Fulla, j’ai voulu créer un personnage que parents et enfants puissent considérer comme un membre de leur famille. Elle est honnête et ne ment jamais, elle est aimante, dévouée et elle respecte son père et sa mère. Elle est bonne avec ses amies, elle aime la lecture et adore la mode. »
Contrairement à Barbie, femme active qui évolue dans nombre de métiers, Fulla n’est que médecin ou professeur. « Deux métiers respectables pour les femmes. On aimerait encourager les petites filles à s’engager dans cette voie », explique Fawaz Abidin. Ce dernier a pensé à la touche « moderne » pour la petite musulmane modèle : elle a une tenue pour la maison, avec jupe, pantalon, tee-shirt ou débardeur. Mais « si vous faites sortir Fulla de la maison, n’oubliez pas de lui mettre sa nouvelle abbaya ! » clame la réclame sur les chaîne satellitaires arabes pour enfants, inondées de pubs Fulla.
Mattel a édité une Barbie marocaine de collection ainsi que Leila, censée représenter une esclave musulmane à la cour Ottomane. En Iran, les petites filles connaissent bien la poupée voilée Sara. Enfin, une société du Michigan qui vise les communautés musulmanes, commercialise Razanne en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Mais c’est Fulla qui a su s’imposer.
Ce billet est constitué d'extraits d'un article paru sur le site Afrik.com













