vendredi 11 décembre 2015

J'ai pris le train


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Ce n'est pas pour me vanter, mais j'ai pris le train.

Il est parti à l'heure
Il n'y avait pas de gel sur les rails ou les caténaires.
Pas de neige
Pas d'inondation, rien.

Aucune biche, aucun sanglier n'ont encombré la voie.
Aucun suicidé non plus.


Dans le wagon, il n'y avait pas de terroriste, il n'y avait  pas d'islamiste ostensible
Il n'y avait pas d'adolescents qui mettaient les pieds sur les sièges ou écoutaient de la musique en mugissant en rythme
Il n'y avait pas de petit chien jappant dans son panier
Il n'y avait pas de bébé pleurant, pas de soldats beuglants, pas de téléphones portables stridents

Et pourtant, c'était un vrai train qui roulait vraiment. Il est arrivé à la gare à l'heure prévue.

45 commentaires:

  1. J'ai du tomber dans une faille spatio temporelle.

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  2. En France ? Vous preniez la direction de je ne sais quel désert rural façon Larzac alors !

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    1. Pas du tout ! J'étais dans ma belle province, où l'on sait encore vivre.

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  3. Vous avez fait Rennes-Guingamp ?

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  4. Et vous vous avez été réveillée par le téléphone?

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    1. J'ai lu. J'ai lu "Cevdet Bey et ses fils", d'Orhan Pahnuk. (Long, et morne)

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    2. Orhan Pamuk, faites un effort pour orthographier correctement son nom au moins. Vous êtes islamophobe ou quoi ?

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    3. J'ai déjà eu assez de mal avec Nitch et Welbek. Quand on a un peu de savoir vivre, on se prend un nom de plume sans H partout.

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  5. Ben moi qui vous cause et qui viens d'avoir 77 ans, j'ai connu une époque, vers les années 1950-60, où, dans le monde entier (enfin, partout où j'ai été, pas mal de pays quand même), on disait avec admiration: " En France, tous les trains arrivent à l'heure, à une minute près"...et, en plus, c'était vrai !

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    1. Arrêtez de nous raconter des histoires. Vous allez nous dire aussi qu'il y avait des compartiments dont les portes fermaient, que s'il n'y avait personne on pouvait s'allonger sur la banquette, qu'il y avait des rideaux sur la porte donnant sur le couloir, une fenêtre qui s'ouvrait, et, parfois, quelqu'un qui n'avait rien d'autre à faire que discuter avec vous, et davantage parfois, mais chut ? Que c'était au temps où l'on n'avait pas besoin de réserver un billet, où les enfants lisaient tranquillement, où il n'y avait pas de téléphone portable et pas encore de walkman, où les lettres confiées à la Poste arrivaient le lendemain, bref ce temps de passé largement fantasmé, voir imaginaire, où Chevènement militait dans un groupuscule de gaullistes de gauche qui voulait garder l'Algérie française ?
      Qui va vous croire, allons !

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    2. Moi.
      J'ai connu cette époque, qui était aussi celle des "grands commis de l'Etat", singulière espèce que les Universitaires américains venaient étudier !

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    3. Même si le chef de gare était cocu, ça marchait bien !

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    4. Moi aussi ! Moi aussi ! J'ai connu ça, il roulait dans le brouillard, il y avait de la lumière mais pas de chauffage, il avait franchi la frontière Allemande dans la nuit, nous étions tous serrés les uns contre les autres quand, déchirant la pénombre, nous entendîmes, amplifié par les haut-parleurs et nos angoisses "Landau hauptbahnhof" un frisson nous parcouru, mais comme nous faisions partie des troupes occupantes en 1970, nous étions détendus.
      Bon, après, j'ai passé mon permis de conduire, c'était plus cool et je crois bien que je n'ai jamais remis les pieds dans un train.

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    5. Waouh, l'autre ! Les troupes d'occupations, en 1970, c'était déjà un truc de pédés ! Moi qui vous cause, j'ai connu l'occupation de l'Allemagne dès 1961 !

      (Bon, d'accord, c'est mon père qui occupait, et moi, j'étais à l'école primaire…)

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    6. Ouaip ! Et j'ai même la cerise sur le schwarzwälder, ma mère sur le quai de la gare de départ, ce même quai qui avait vu le départ de mon père 31 ans plus tôt (ne dramatisons pas il est revenu 5 ans après) et qui, serrant fort son mouchoir mouillé dans sa petite main m'a fait sa dernière recommandation : "Surtout ! Surtout ! Ne me ramène pas une boche !"
      C'était couillu en ce temps là...

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    7. On va ouvrir un club dites donc, moi j'ai fait l'Allemagne sur le tard, en 1985. Mais on avait encore les patrouilles en armes des bolchos aux abords de la caserne, dans un véhicule bardé de machins pour capter nos transmissions. Nous avions ordre de tirer s'ils s'arrêtaient. Ceci dit, les boches ne nous aimaient pas vraiment, même à cette époque. Certains bars étaient interdits aux französich, et dans les autres, il n'était pas rare qu'une baston éclate. La grosse différence, c'était que lorsque nous partions à minuit de la gare de l'est, on nous tirait dessus, pas en Allemagne, mais depuis les tours de certaines cités. Plusieurs fois des vitres ont explosé sous l'impact.

      Diversité, amour et tolérance, qu'ils disent. Enc...s !

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    8. Et voilà... J'ai l'impression de tenir un blog en noir et blanc, avec des clients qui discutent dans un coin de la salle. Discutent du temps qu' ils étaient militaires... "Où sont-ils ces beaux militaires, soldats passés où sont les guerres, où sont les guerres d'autrefois ? » (Apollinaire)

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    9. Comme vous dites...
      https://www.youtube.com/watch?v=aLAxbQxyJSQ

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    10. C'est une des plus belles chansons pacifistes.
      Merci !

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  6. Moi, non seulement j'ai connu ces trains-là (milieu des années 70), mais j'y ai même travaillé !

    Sinon, comme nom de plume sans H partout, je préconise "Goux" : c'est très bien, Goux, comme nom de plume.

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  7. Il est vrai que Goux-H, ça fait plutôt nom de peintre.

    La vache ! Je tiens une de ces formes, moi...

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  8. Mais y-a-que des vieux ici! Moi, puis-je te prendre l'arrière-train?
    Did

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  9. En résumé il se passe peu de choses dans votre vie. Pensez à l'attrait qu'aurait un billet où vous nous relateriez le déroulement de TOUTES les choses que vous nous dites ne pas être arrivées!

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    1. Je n'écris pas de billets sur le mode convenu.

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  10. Le plus étrange, c'est que c'est depuis la multiplication des Trains à Grande Vitesse que les trains arrivent de plus en plus souvent en retard.

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    1. Oui.
      C'est la faute à socrate (le système de gestion imbécile qui a été mis en place à la naissance du TGV.)

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    2. Non : Socrate n'était qu'un système de réservations des places, pas un système de gestion de la circulation et de la vitesse des trains.

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  11. Tout aussi étrange est cette histoire de soldats beuglants. La conscription a-t-elle donc été maintenue en Bretagne ? Ou bien se peut-il que des membres des dernières bribes de l'ARB se livrent de temps à autre à de joyeuses animations bidassières dans les trains de voyageurs ?

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    1. Les jeunes et joyeux drilles des RIMA valent bien les conscrits.

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    2. RIMA: régiments d'infanterie marine

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    3. Qui autrefois étaient les Régiments d'Infanterie Coloniale. Délicieusement nauséabond.

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  12. Ah, évidemment, les beuglements de Marine, je comprends mieux...

    Cela étant, ne dit-on pas plutôt régiment d'infanterie de marine ?

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  13. Salut! Je voudrais rectifier quelque chose. Il est possible que l'incident de Pontivy soit une invention ou exagération de la gauche.
    Did

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  14. Rien à voir avec l'article, réponse à votre commentaire sur moi sur le blog de Jégou, commentaire qu'il s'obstine à censurer.
    Je n'ai jamais perçu le moindre antisémitisme dans l'hostilité que dégagent mes articles et/ou interventions ( mais je suis peu sensible à ce phénomène : je ne l'ai jamais perçu dans ma vie, alors qu'il a peut-être existé), hostilité que j'attribue à mon esprit de contradiction un peu systématique.

    Jégou ne ma viré de son blog que parce qu'il se refuse à admettre, contre toute évidence, que la manoeuvre politicarde de Hollande sur la déchéance de la nationalité a totalement foiré.

    Vous n'êtes pas la première à me dire que j'ai un ton pontifiant, mais je ne m'en rends absolument pas compte.

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    1. Elie, je me fiche que que vous ayez parfois un ton pontifiant dans certains commentaires. Je pense bien pire de certains des miens, lourds, emberlificotés et confus en plus, mais tant pis, nos commentaires de blogs ne sont pas gravés pour l'éternité dans le marbre et ne sont que des propos modestes, du parlécrit pour lequel on doit faire preuve d'indulgence, et donc d'auto-indulgence.
      Pour ce qui est de l'antisémitisme à votre sujet, j'en ai peçu, et du lourd, sur le blog de Juan, de la part d'internautes qui ne viennent plus, et de sombres crétins dont je ne survole même plus les écrits. Inutile donc de réchauffer de vieilles querelles.
      Vous voulez convaincre Nicolas que Hollande à tort ? Eh bien bon courage. Suivez donc son conseil, et n'insistez pas. Toute l'argumentation du monde est inutile, et en plus Nicolas est têtu comme un breton, et manque singulièrement de délicatesse dans la contradiction.
      Je pense aussi que Hollande a tort sur ce coup, mais comme je pense qu'il a tort sur beaucoup d'autres choses, et que je ne voterai certainement pas pour lui, avec son cortège de ministres foireux et ses voltes-faces (ça s'écrit comment au pluriel, volte-face ?) opportunistes, eh bien je ne vois pas l'avantage d'énerver les hollandistes.

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    2. Personnellement, je laisserais vote-face invariable. Il faudrait vérifier ça, mais, là, je passais en coup de vent…

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    3. Volte-face est invariable, bordel.

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    4. Merci. J'ai vu qu'on admettait ci et là "volte-faces", mais mieux vaut le laisser invariable.

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Modération parfois, hélas, mais toujours provisoire, ouf.