
Est-ce que vous êtes allés voir Un prophète ?
C'est un bon film qui a les qualités des anciens romans noirs très secs, à l'écriture minimale, antipsychologique au possible.
Je n'avais pas lu les critiques avant, sinon je n'aurais pas fait le déplacement. Mais pour le peu que j'ai lu après, je me gratte la tête. Je n'arrive pas à trouver de message à ce film, pas de bla bla bla de dénonciation de l'univers carcéral du racisme du grand banditisme et tout et tout, ni de dimension tragique, non, juste une histoire qui se passe dans notre maintenant à nous. En prison, oui, mais pas sur la prison. Aucune démonstration pesante, aucune demande d'assentiment. Rien n'est cliché, et pourtant on est sur le fil du rasoir, entre les Arabes, les Corses, les gardiens.
Le héros malgré lui de l'histoire n'a pas le choix de s'asservir, de se révolter, de s'en tirer ou pas. C'est explicitement, énergiquement montré au début du film. Il plonge ou il meurt. Il plonge, donc, puis il surnage et tire peu à peu son épingle du jeu. On pourrait dire que c'est une portion de la vie d'un type qui était un pauvre gosse dont la prison a fait un mafiosi ou un chef de pègre, un film dans lequel on voit vivre des barbares, des hommes qui sont au-delà de toute perspective de récupération. On devine que les beaux jours de trafiquant et de criminel de ce jeune Arabe seront brefs et que sa fin ne sera pas joyeuse.
Après, j'ai gougueulé et je me suis bien amusée: Corsica Libera porte plainte pour racisme anti-corse. Apparemment, personne n'a porté plainte pour racisme anti-Arabes, et pourtant ceux du film ne sont pas reluisants. Je ne comprends pas la critique de Guilain Chevrier dans Riposte Laïque. J'ai l'impression qu'il parle d'autre chose et qu'il se trompe en posant le héros comme modèle à l'usage des délinquants en mal d'identification. On ne peut pas tout interpréter avec cette grille. En tout cas, pas ce film. Ou bien si ?
C'est un bon film qui a les qualités des anciens romans noirs très secs, à l'écriture minimale, antipsychologique au possible.
Je n'avais pas lu les critiques avant, sinon je n'aurais pas fait le déplacement. Mais pour le peu que j'ai lu après, je me gratte la tête. Je n'arrive pas à trouver de message à ce film, pas de bla bla bla de dénonciation de l'univers carcéral du racisme du grand banditisme et tout et tout, ni de dimension tragique, non, juste une histoire qui se passe dans notre maintenant à nous. En prison, oui, mais pas sur la prison. Aucune démonstration pesante, aucune demande d'assentiment. Rien n'est cliché, et pourtant on est sur le fil du rasoir, entre les Arabes, les Corses, les gardiens.
Le héros malgré lui de l'histoire n'a pas le choix de s'asservir, de se révolter, de s'en tirer ou pas. C'est explicitement, énergiquement montré au début du film. Il plonge ou il meurt. Il plonge, donc, puis il surnage et tire peu à peu son épingle du jeu. On pourrait dire que c'est une portion de la vie d'un type qui était un pauvre gosse dont la prison a fait un mafiosi ou un chef de pègre, un film dans lequel on voit vivre des barbares, des hommes qui sont au-delà de toute perspective de récupération. On devine que les beaux jours de trafiquant et de criminel de ce jeune Arabe seront brefs et que sa fin ne sera pas joyeuse.
Après, j'ai gougueulé et je me suis bien amusée: Corsica Libera porte plainte pour racisme anti-corse. Apparemment, personne n'a porté plainte pour racisme anti-Arabes, et pourtant ceux du film ne sont pas reluisants. Je ne comprends pas la critique de Guilain Chevrier dans Riposte Laïque. J'ai l'impression qu'il parle d'autre chose et qu'il se trompe en posant le héros comme modèle à l'usage des délinquants en mal d'identification. On ne peut pas tout interpréter avec cette grille. En tout cas, pas ce film. Ou bien si ?
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