mercredi 1 juillet 2009

Revue de blogs, comme si vous y étiez.


Chez Nicolas, c'est triste ce matin. On parle de la mort d'un petit homme qui n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie et qui a fini la sienne tout seul.

On sort de chez Mademoiselle S avec l'odeur du barbecue dans les cheveux ; c'est normal, c'est l'été. Mademoiselle S jette un regard furieusement féministe sur la burqa et nous parle avec son talent habituel des vrais problèmes, ne nous trompons pas de problèmes. Joli filet de plume, cette vilaine Mlle S. (et je n'avouerai jamais que j'aime beaucoup certains de ses commentateurs, surtout quand ils vont au grand galop)

Crêpe Georgette s'est fendue d'un très long billet dont le sujet est "pourquoi il ne faut pas punir une femme qui porte la burqa". C'est argumenté, intéressant, sérieux, et bien écrit.

Le Procureur du Peuple combat avec de plus en plus d'ardeur le réactionnariat qu'il détecte partout partout partout. Il n'a fait que quatre fautes dans son dernier billet , ce qui est très peu si on compare à d'autres mais assez ballot pour un "fétichiste de l'orthographe"

De très jolies photographies chez Catherine, qui a très bien saisi le lever du jour et ses brumes laiteuses, et merci aussi à Audine pour son "Graciles" qui m'a donné envie de rechercher tous les mots qui expriment une nuance de vert.

Sinon, j'ai découvert Un prof vide son cartable, de Charly un blog de prof vif et amusant.

lundi 29 juin 2009

Les vrais problèmes












Ce n'est pas un hasard si tout le monde se rue actuellement sur ce sujet. Il suffit de se demander à qui le buzz profite, qui nous manipule, dans quel but et ce que cela occulte. Pendant ce temps-là, on ne parle pas des vrais problèmes.

jeudi 25 juin 2009

Dorham et Franssoit sont de faux exhibitionnistes

Au pire, je montre ma queue, c'est toujours ça de gagné... (Dorham)
Bon, ben si on peut pas sortir sa queue, on va sortir sa bite. (Franssoit)

Des promesses, des promesses, encore des promesses...

Tandis que moi :


mardi 23 juin 2009

Farid L, gentleman français

[...]Cela va aller en s'empirant pour les gens comme vous, qui fort heureusement ne représentait* presque rien à notre époque. Compte tenu de l'évolution des choses, vous serait* bientôt aux archives de l'histoire comme monstruosités*.


Farid

***

C'est bien ce que je disais : ce monsieur est tellement occupé à défendre les prérogatives islamiques qu'il ne se rend pas compte qu'il ne s'adresse pas qu'à des femmes voilées.

Je vous recommande la lecture de son blog de propagande et son billet pro Ahmadinejad

* sic

Cachez moi tout ça



Je vous engage à lire dans son intégralité cet excellent texte de Catherine Kintzler, paru sur son blog Mezetulle

Burqa et niqab au-delà du masque : une dépersonnalisation indifférenciée

...dont voici la conclusion:

"Je suis donc favorable à l’interdiction du port de la burqa et du voile intégral dissimulant le visage dans tous lieux accessibles au public.
  • Non pas parce que ce sont des signes religieux, car la laïcité ne les interdit pas dans l’espace civil, l’abstention étant requise dans les seuls espaces relevant de l’autorité publique.
  • Pas seulement parce que ce sont des signes d’oppression et de soumission des femmes, car ce délit serait la plupart du temps impossible à établir clairement de manière explicite.
  • Il faut les interdire parce que ce sont des dénis d’identification publique qui procèdent à une dépersonnalisation négatrice de toute singularité. "
***

Merci à l'excellente Polluxe pour le lien.

lundi 22 juin 2009

Interdire la burqa, burka, burqua, bourka, et pareil pour niqab


Tapez "interdire la burqua" dans Google, il vous offrira 82 000 entrées, et vous suggérera burqa plutôt que burqua. Dans le commentaire d'un billet précédent, Dominique explique pourquoi l'on doit écrire burqa. Didier Goux demande la francisation du mot, arguant que le Q, à part dans piqûre et coq, ne se promène pas sans son U. J'ai d'abord écrit burqa, puis burqua, puis je reviens à burqa. La belle affaire, me dira-t-on, qu'est ce qu'on s'en fiche ! On s'en fiche tellement que dans les billets, les articles écrits par des gens qui n'ont pas l'habitude de maltraiter l'orthographe, on trouve souvent deux ou trois graphies différentes dans le même paragraphe.

On a francisé la riding coat (redingote) et le pai jamah (pyjama), c’est trop tard pour ticheurt et joguing qu’on supporte très bien en anglais, je crois que ce n’est pas la peine d’insister pour franciser burq[u]a ou niq[u]ab. Si on refuse la nationalité française à des femmes qui la portent, je ne vois pas pourquoi on aménagerait le mot (qui est déjà dans le Petit Larousse en burqa ou burka). Burqa est une faute de français ? A tous les niveaux, oui.

***

L'illustration est un dessin de Simona Bassano di Tuffilo pour le livre BURQA écrit par Jamila Mujahed, ex journaliste à Kaboul.


vendredi 19 juin 2009

Souklaye yop la boum



J'ai découvert un blog qui semble écrit par un générateur de phrases aléatoires.

Son auteur n'est autre que le sympathique et bien connu Sylvain Souklaye qui butine d'un blog à l'autre en laissant son pollen parfumé.

J'ai beau lire et relire des phrases comme ça, je n'y entrave que dalle:

"Depuis que la boîte à dépêches autorise les jugements préventifs et les exécutions numériques, le libre arbitre n’est plus un préalable, mais une excuse.
Le trop de temps à perdre gagne par abandon de l’adversité et par mimétisme du divertissement.

Les modes exotiques font les normes sociales afin que les extrémismes du prêt à penser rejoignent ceux du prêt-à-porter.

Puis qu’il faut des exceptions plausibles pour faire des exemples compatibles puis vendre des généralités crédibles, mieux vaut adapter des mensonges condamnables aux phobies raisonnables.

La prise en otage systématique de la tolérance et du respect par le nombre et les chiffres, souligne notre indécision face à la société de l’option permanente."

jeudi 18 juin 2009

Et vive la burqa, ma mère...






"Sous prétexte de choix religieux, il y a de plus en plus de femmes qu'on ne voit plus, y compris en France. Les femmes en burqa inquiètent les parlementaires. Il y a dix ans tout le monde sursautait en les apercevant mais désormais l'heure est plutôt au malaise tant il n'est plus rare de croiser dans la rue des femmes voilées de la tête aux pieds. C'est le cas notamment à Vénissieux, dont le maire communiste André Gérard réclame aujourd'hui un débat national. Il raconte qu'il s'est récemment retrouvé incapable de marier une femme dont le futur époux refusait qu'elle dévoile son visage et il a donc rédigé une proposition de résolution à l'Assemblée Nationale pour obtenir la création d'une enquête parlementaire sur le sujet, enquête pour mieux comprendre ce phénomène, ce nombre croissant de femmes complètement voilées en France. 57 autres députés de tous bords on signé le texte du maire de Vénissieux. Il pourrait donc y avoir bientôt un nouveau grand débat en France sur la question du voile."

J'ai entendu ça à la revue de presse de France Inter hier.

J'ai jeté un coup d'œil sur ce qu'en disent des musulmans sur les forums. Hurlements approbation ou gémissements, c'est selon; pas mal d'humour aussi. La burqa, c'est quand même le top du top. Il y a une expérience amusante à réaliser, qui ne nécessite que du drap noir. (recyclable pour se déguiser en Belphégor, en curé ou en Ankou les jours de carnaval. ) Pas besoin d'une cité, enfin un d'un quartier de cité, ou une cité de quartier. Non non, n'allez pas en acheter une ou vous en construire une vite fait, restez chez vous, à Domigny les Péronelles, 15 000 habitants, deux lycées, trois collèges, une gendarmerie et un petit hôpital. Prenez juste une rue, une des plus commerçantes. Bon, c'est parti. Emburquanez-vous, entchadorez-vous, voilez-vous de sombre des pieds à la tête. Homme ou femme, ce n'est pas un problème, pas besoin d'avoir une connaissance millénaire de l'art d'épingler ou d'entortiller les chiffons, contrairement au sari et au petit hijab la burqa tient toute seule.

Eh bien, là dedans:
- On a un champ visuel très réduit.
- On n'entend pas bien.
- On transpire et on pue très vite en été.
- Personne ne vous reconnait (c'est le but).
- Personne ne vous parle, sauf de temps en temps une femme voilée qui vous glisse quelques mots, un bonjour murmuré, et des galopins arabes qui vous traitent de ninjas ou de Belphégor. (On ne peut même pas leur courir après pour leur tirer les oreilles, puisqu'on ne peut pas courir)
- On vous évite. Dans une rue où il y a foule, les gens gardent entre eux, tant qu'ils le peuvent, une distance de sécurité, de non touchage. Cette distance triple en cas de port de voile intégral. Les gens dévient le regard, tournent la tête. Certains vous fixent avec insistance et horreur, mais baissent les yeux au moment où vous passez.

Non seulement on ne passe pas inaperçu, mais on est le point de mire continuel de personnes qu'on choque. Pour les bambins qui trottinent auprès de leur mère ou découvrent le monde de leur poussette, voilà un excellent début d'intégration sociale.

***
Interdire ou pas ? Nicolas, de PMA, ne rejette pas l'idée.
Un article du Monde à propos du même sujet.

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µ

lundi 15 juin 2009

Travailler pour remettre le Parti en marche



Tout le monde est d’accord : il faut remettre la machine en marche. (Nicolas)
Je dois être malade : je suis d'accord sur tout ! (Didier Goux)

vendredi 12 juin 2009

Le cochon ne regarde jamais le ciel




Polluxe a écrit un billet sur Kadhafi. Ce billet renvoie à un billet antérieur sur les métamorphoses vestimentaires de cette personnalité haute en couleurs. J'embarque sur Wikipedia, où je clique sur un lien qui m'amène sur une archive de Libération - ce charismatique libérateur des femmes a-t-il oui ou non violé la journaliste française venue l'interviouver ?- et je jette un coup d'oeil sur les titres de Libération: un laboratoire Suisse a trouvé LE vaccin contre la grippe A/H1N1. La pandémie, qui ne sait pas encore qu'on lève des armées pour exterminer ses vaillants virus, se la coule douce en pandèmant tranquillement mais sûrement.
J'ai une pensée émue pour ceux-z'et celles qui ont décidé mordicus (et l'ont signifié vigoureusement) que le virus était une invention des média à la solde du pouvoir pour distraire de la Crise, une habileté politicienne qui arrive comme par hasard en période pré-électorale (on est toujours en période pré-électorale, si on réfléchit bien) pour nous plonger dans la terreur et nous inciter à voter pour les pires dictateurs responsables de la Crise, un coup monté des laboratoires pour s'en mettre plein les fouilles (on sait par là à qui profite la Crise), une preuve de l'existence d'extraterrestres malveillants, un complot ourdi par qui-on-sait-mais-on-ne-dira-rien- , bref bref BREF, au moment où je me demande s'il y a des lobbys juifs ou franc-maçons chez les extraterrestres (ils sont partout, partout, partout!), mon regard glisse sur un des commentaires de Libération, d'un certain Chonchonparis:

" Maintenant, ça suffit ! Là, ce n'est plus acceptable ! Il n'y a pas très longtemps, on nous a expliqué, très sérieusement, qu'il y avait un abus de langage à dire "grippe porcine" ! On dit grippe A/H1N1, ou plus simplement grippe A. J'en ai assez, je n'en peu plus, je me révolte ! Le cochon, notre cousin (bien plus proche de nous que le chimpanzé), le plus laïc et athée de nos animaux (il ne regarde jamais le ciel), ce précieux donateur d'organes, celui qui a mis d'accord avant tout le monde les Juifs et les Musulmans, pourquoi l'acoquiner à cette saloperie de grippe ?"

Et je vais penser à ça toute la journée: le cochon ne regarde jamais le ciel.
Demain, j'arrête le Net.