lundi 21 mai 2012

Matière à sourire


   
    Tout d'abord, il y a ce billet de Nicolas. Monsieur Jégoun est interviouvé par le Figaro. Même pas honte. Depuis le temps qu'il fricote avec  les réacs les plus sombres de l'Histoire à nous de maintenant, ça devait bien arriver un jour où l'autre..
J'ai lu l'article du Figaro, vite vite (je ne suis pas de droite, moi) pour atterrir au commentaire suivant qui n'a été écrit que pour me faire sourire un lundi matin alors qu'il pleut sans discontinuer depuis deux jours : c'est marrant toutes ces personnes ont des noms ou prénoms bien français : JUAN, JEGOUN etc... incroyable d'avoir au sein de notre pays des gens qui viennent d'ailleurs et veulent nous donner des leçons et critiquer notre ex président. J'espère que leur venin n'a pas eu d'incidence sur ceux qui lisaient leurs conneries. (Sirven, le 19/05/2012 à 17:09 )

Et puis il y a France Culture, ma radio préférée. Ce matin, elle cause de l'Iran où, si j'ai bien suivi, Ahmadine Edjad ne serait pas contre la modernisation de la tenue islamiste.  Les femmes pourraient porter un pantalon noir non moulant avec une tunique s'arrêtant au-dessus du genou. Puis les journalistes évoquent le problème complexe et rigolo de la prononciation du nom de notre premier ministre dans le monde arabe. Ayrault, si on le prononce Èro, signifie pénis en arabe. Comme c'est fâcheux, on écorche le nom à dessein, on le transforme en Aro,  Èra, Adro, ou on le remplace par le seul prénom, ce qui n'est pas très respectueux. À la fin, on demande à la France ce qu'il faut faire.  La solution du problème est évidente : on détachera bien à l'oral chaque lettre du mot qu'on entendra aïra-ult (ou aïrol't, je ne sais plus).

La semaine dernière, alors que j'écoutais cette même radio, c'était le nom de Talleyrand qu'on honorait de trois ou quatre prononciations différentes suivant l'intervenant. Moi qui ai toujours dit et entendu tallèran, entendre  talran répété cent fois m'a fait  un effet de fausse note dans les ondes*.  Oui, mais et si c'était la bonne prononciation,  la vraie  ?  Qui pourra me répondre avec certitude ?  Me revient une histoire drôle de cour d'école. C'est un Français qui est à Waterloo et qui demande à un type à côté de lui : voilà, je n'ai jamais su si on disait ouaterlo ou vaterlo, vous pourriez éclairer ma lanterne ?  Ouaterlo, répond le type avec assurance. Ah, merci beaucoup, dit le Français, j'ai bien fait de venir sur place, vous habitez dans le coin sans doute ? Pas du tout, rétorque le type, je suis en ouacances.

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J'ai copié la photo sur ce site








mercredi 16 mai 2012

Instinct maternel

  Clémence  a dix ans et tient dans ses bras son premier neveu, qu'elle est allée voir à la maternité. Le bébé a cinq jours et c'est un magnifique poupon. Il vient de téter sa mère sous l’œil attendri d'une grande famille  qui se presse dans la chambre, s'exclame, piaille, roucoule, étale sur le lit des brassières et pyjamas  multicolores et change l'eau des fleurs.
 Clémence est belle et avec ce bébé dans les bras, elle est plus belle encore. Les traits de son visage s'adoucissent, ses épaules s'arrondissent, son regard se voile de tendresse. On la prend en photo. Comme le bébé se met à gémir en se tortillant, elle le change de position et le tient verticalement. La tête rose de l'enfant se cale au creux de l'épaule de Clémence. Sa main minuscule aux doigts si minces et si longs agrippe une mèche de cheveux et ne la lâche plus. Clémence lui tapote le dos et donne à son corps un mouvement de balancier;  le bébé soupire et ferme les yeux. Les commentaires fusent: ce que c'est que l'instinct maternel qui n'est rien d'autre que notre instinct mammifère, tout de même. Voyez Clémence qui n'a pas de frères et sœurs plus jeunes, qui ne s'est jamais occupé d'un bébé... D'instinct, elle trouve tout de suite les bons gestes, comme la jeune chatte avec ses chatons, qui fait aussi bien qu'une vieille bête ayant élevé vingt portées...  On aura beau dire...
Le bébé hoquette et  lâche un long jet de lait caillé particulièrement malodorant dans le cou de la fillette qui pousse un cri, et saute en arrière en écartant les bras.

jeudi 3 mai 2012

Question simple











Qu'est-ce qu'elles ont de mieux que les autres, les villes gérées par un élu du Front National ?

vendredi 27 avril 2012

Au printemps je m'aigris

Une pizza avec croûte incrustée de cheeseburgers ou de filets de poulet, des  bouchées de crêpe  parfumées au sirop d'érable et fourrées de saucisse;
 - un sunday bacon  composé de glace à la vanille, de sirop d'érable et de  tranches de porc fumé;
 - une pizza mayonnaise, crabe royal, crevettes, maïs, viande de bœuf et sauce mi-glacée, brocolis, oeufs et pommes de terre dont  la croûte est elle-même remplie de mayonnaise et de crevettes;
 - des frites recouvertes de fromage Monterey Jack et de cheddar fondus, de tranches de bacon et servies avec une sauce "ranch" ( 2900 kcal seulement) ...

Ce n'est rien de l'écrire ou de l'imaginer. Il faut voir les photos sur le site de l'Express, dans l'article "Les 15 horreurs du fast food"

Je n'en copierai qu'une seule, pas trop dégoûtante à regarder si on imagine que le jaune crème de ces petites bouchées est la couleur  de la glace à la vanille, par exemple. Glace à la vanille enrobée de pâte brisée ?  mais non mais non....


"Les Fried Butter Balls, par Marion's Fried Dough (Etats-Unis)
Un restaurant du Massachussets propose à ses clients des nuggets plutôt singuliers. Des boules de beurre congelé sont trempées dans une pâte, puis frites dans de l'huile avant d'être garnies de sucre. "Le beurre est un aliment de base, nous avons donc pensé que nous devrions essayer" a justifié la gérante du restaurant au Boston.com. Tout en admettant que certains étaient "sceptiques""

vendredi 6 avril 2012

Perplexité












J'offre une boite de chocolats à qui me trouvera le lot de chaussettes de même, pour pieds sensibles,  dont la quatrième est gratuite.

jeudi 5 avril 2012

David Weber et ses potes

 Voici petite lurette, j'ai participé à un débat sur le blog de Romain Blachier. Il était question d'un  award décerné par Les Indivisibles  à Caroline Fourest pour racisme.
J'ai débattu avec deux internautes, David Weber et un certain Chardonneret, qui alimentent le blog maintenant déserté de Jean Baubérot. 
J'adore, sur le Web, cet esprit "médisance derrière les rideaux", qui pousse à dire sur le blog de A tout le mal qu'on pense de B, et vice versa, et  sur son Twitter ouvert à tous vents oser des réflexions  ou des prises de position,  qu'on ne se permettrait pas sur son blog. Comme si tout cela n'était pas public donc visible par tous... Il est vrai qu'on n'a pas le temps de  lire tous les commérages, et qu'à essayer, on deviendrait fou.
En cherchant en trois clics à savoir avec qui j'avais discuté (il me semblait que c'était des intégristes adeptes de la méthode d'infiltration pateline), je suis tombée sur leur QG, où j'ai eu la délicieuse surprise de me voir délicatement  assaisonnée. Quant à  Romain Blachier, on le disait  bon à manœuvrer comme le dernier des cons de gauche. (Le style, c'est l'homme).

Fâchée ? Non, merci pour la rigolade !

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 Extraits des commentaires. Il y en a peut-être d'autres, mais pfuit... J'ai juste employé la fonction "rechercher" de Firefox.

"L'internaute nommée Suzane est une copine de Catherine kintzler... Suzane tient un blog (que je n'apprécie pas : http://merle-moqueur.blogspot.fr/). Donc je crois que je vais être très très taquin..."
Écrit par : david weber | 21/03/2012

J'ai répondu à M. Blachier, avec un pseudo de volatil, mais ça ne s'affole pas trop les réponses sur son blog.
Écrit par : Francis | 21/03/2012

"Effectivement, sur le blog de Blachier cela ne s'affole pas...L'internaute nommé Suzanne ne répond pas."[...]

Écrit par : david weber | 22/03/2012

"l'autre débile de Suzane a répondu et je n'arrive pas a reprendre le fil de la conversation sur ce p... de site..Grr!!!"

Écrit par : david weber | 22/03/2012

Laissez moi Suzanne. Elle vient d'écrire d’énormes bêtises en ce qui concerne la laïcité : elle est morte !

 Écrit par : david weber | 23/03/2012

et le meilleur pour la fin (ils parlent de Romain Blachier)

Ensuite, il faut ménager l’auteur du blog qui est socialiste, par exemple, en citant le guide sur la laïcité de Jean Glavany. Cela constituerait un clin d’œil complice avec l’auteur du blog. Par contre, l’internaute Suzanne ne doit pas être de gôoooche. Donc, l’astuce consiste à la pousser à sortir des âneries islamophobes pour montrer que, derrière une argumentation supposée laïque, elle masque une islamophobie voire, ce qui serait mieux, du racisme.
 Écrit par : david weber | 24/03/2012

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Que de haine !


Sur la page d'accueil de Riposte Laïque, ce matin, il y a six fois le mot haine.
Quand on ouvre le dernier billet, le verbe haïr est conjugué trois fois.
C'est beaucoup.

vendredi 30 mars 2012

Ces êtres nocifs qui conduisent à la perte de l'humanité

"En ce qui concerne le thème de l'homosexualité, l'auteur se pose cette question : « Est-ce qu'on tue l'actif et le passif, par quels moyens les tuer, est-ce avec un sabre ou le feu ou  les jetant du haut d'un mur, cette sévérité qui semblerait inhumaine n'est qu'un moyen de débarrasser la société islamique de ces êtres nocifs qui conduisent à la perte de l'humanité »"

C'est  dans Wikipedia, là.   Et c'est de qui, hein ?

D'un certain   Youssef al-Qaradâwî,  dans Le licite et l'illicite en islam.

Oui, je sais, je sais... Toutes les religions, ou peu s'en faut, condamnent vigoureusement l'homosexualité. Mais tous les religieux  en 2012 n'incitent pas à  les zigouiller.
Pas d'amalgame, pas de stigmatisation surtout. Faut pas stilgamer, encore moins qu'hier et pas plus que demain.

Cet  homme charmant est-il un  intégriste cavernicole ? Point, nous assure Alain Gresh, qui écrit sur son blog:
"Qaradawi, qu’on le veuille ou non, représente l’une des références des Frères musulmans. Il milite en faveur de l’ouverture et fait régulièrement pression sur les Frères d’Egypte pour qu’ils abandonnent leur sectarisme [...]

Alain Gresh reproche donc à Juppé, Guéant  et Sarkozy d'interdire "par démagogie" l'entrée de ce brave penseur musulman. Il est question de Ramadan aussi.  Allez lire les commentaires horrifiés par ces monstrueuses discriminations  islamophobes contre la laïcité, moi j'ai abandonné en cours de route. J'espère qu'Alain Gresh ne sous-entend pas que par rapport aux prêches musulmans ordinaires, il n'y a pas de quoi fouetter un chat dans ceux d'Al Qradawi.
Alors oui, il y a sûrement de la démagogie en l'air. Monsieur Propre et ses proprinoux  vont nous montrer qui est le chef, le garant de nos institutions, de nos libertés et de nos homosexuels, tout d'un coup, comme ça, hop vive la France forte de ses droits, de ses lois et de ses libertés, et tout et tout. On réagit un peu tardivement mais mieux vaut tard que jamais. Avant, ce n'était pas possible. Maintenant, allez zou, tremblez  vous  les méchants qui voulez saper les fondements de notre République,  qui brûlez en public le Code Civil, qui rêvez de tuer du Français et planquez vos armes lourdes sous le berceau du petit.
Avant les présidentielles de 2017, ce serait possible de n'avoir en France que des prêcheurs qui n'appellent pas à tuer les juifs, les  homosexuels et les femmes adultères, s'il vous plait ? Je m'y prends à temps, là ? Nous avons bien des lois qui doivent préciser deux ou trois petites choses à ce sujet, non  ?

Démagogie, opportunisme... Oh, ça oui.... mais bon, c'est toujours ça de gagné contre l'intégrisme, même si ça fait verser des larmes à ceux qui l'entretiennent et le  soutiennent avec tant d'ardeur.

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crédit photo: encyclopédie Savoir.fr

jeudi 22 mars 2012

Je suis ton ennemi politique

Voilà ce que j'écrivais en mars, il y a deux ans.  Est-ce que les temps changent ?

J'ai relu les commentaires, il y en a de beaux.....

jeudi 8 mars 2012

Si toutes les femmes seraient comme moi

Voici ma modeste contribution à la  Journée de la  Femme.

Simone Hervoche "si toutes les femmes seraient comme moi" by detoutderiensurtoutderien


J'ai demandé à Gaël, qui s'y connait en femmes puisqu'il est père d'au moins sept filles, de m'aider à la mettre en ligne.

Cette chanson a été enregistrée lors d'un concours de chant  a capella, dans le pays gallo.