mardi 6 octobre 2009

Un sport d'amour et de partage


Je viens d'entendre à la radio qu'un club de foot musulman a refusé de jouer contre un club de foot gay. En gougueulant un peu, je m'aperçois qu'on ne parle que de ça un peu partout, et je m'étonne de l'étonnement général. Déjà, je ne vois pas pourquoi on forcerait des gens à jouer les uns contre les autres s'ils n'en ont pas envie, mais je n'y connais rien au foot. Ainsi, il y a des clubs de foot gays, des clubs de foot musulmans ? Des clubs de foot juifs aussi, et protestants, et végétariens, des clubs de foot où il n'y a que des joueurs roux, noirs, nains, des clubs de foot philatélistes ou témoins de Jéhovah, peut-être ? Comme le foot est une grande et belle chose!
En plus, je ne m'étonne pas qu'un club de foot musulman n'ait pas envie de jouer avec des homosexuels. Les homosexuels, des gens comme tout le monde, avec les mêmes droits ? Pour vous peut-être, pour moi certainement, en Europe, oui, mais dans les pays où l'Islam est religion d'état, certainement pas.
Islamophobie galopante, encore ? Bah non, l'homosexualité est illégale et réprimée dans la plupart des pays musulmans. Le Coran la condamne, et la charia s'applique dans les pays où l'Islam est religion d'état. Ce n'est pas de la médisance, hein, lisez donc Wikipedia et adressez vos griefs à ses contributeurs ou aux gouvernements des pays concernés, pas à moi si vous trouvez que j'ai tort, qu'on n'a pas le droit de dire ce que je dis là, .

Oui, mais on est en France, et chez nous on n'a pas le droit de discriminer les gens en fonction de leurs croyances, religion, préférences sexuelles ?

Ah, oui, c'est vrai.

samedi 3 octobre 2009

Cette auteur a-t-elle l'heur de vous plaire ?


Le meilleur dictionnaire du ouèbe, le TLF, ne propose pas de e à auteur, ni à écrivain, même quand les écrivains sont des femmes. Masculin, masculin. Colette et Marguerite Duras sont des auteurs et des écrivains.

Peu de femmes écrivains se qualifient, se substantivent, se vêtent du mot écrivaine. On entend vaine, c'est bof bof. Par contre, auteure est souvent utilisé. (Au moment où j'écris auteure, le correcteur orthographique me le souligne, alors qu'il n'a pas souligné écrivaine).

Je n'ai pas envie d'écrire une auteure. Il y a beaucoup de mots féminins qui se terminent par eur.
Pour moi, ce sera une auteur, une professeur, même si je dois chagriner les jardiniers et les maîtres-queux de la langue française.

***

.

jeudi 1 octobre 2009

Pourquoi n'y a-t-il pas de caissières en fauteuil roulant ?


C'est ma question irrésolue du jour : pourquoi n'y a-t-il pas de caissière, de caissier, enfin d'hôtesse ou hôte de caisse comme on les appelle maintenant, en fauteuil roulant ?
Qu'est-ce qui empêcherait un paraplégique de faire ce travail ? dans la mesure ou le paraplégique en a le désir, évidemment. Loin de moi l'idée de saisir les poignées du fauteuil en grognant au gars: "écoute, Toto, les allocations, les pensions, c'est bien joli, mais avec les mains, tu peux encore faire quelque chose d'utile et de rentable pour la société" mais si ce travail est dans les cordes de quelqu'un qui, par exemple, a perdu l'usage de ses jambes dans un accident, et que la perspective de ne plus être dans le monde du travail embête énormément ?
J'ai posé la question sur le livre de doléances de deux grands supermarchés. J'ai laissé mon mail. Aucune réponse. On m'a dit: les cahiers de doléances, personne ne les lit. J'ai donc laissé deux trois messages sur l'impossibilité de trouver du chocolat trucmuche, ou sur la mauvaise disposition des barrils de lessive qui gênaient le passage des caddies, ou sur la musique d'ambiance insupportable, n'importe quoi, juste pour voir. J'ai obtenu alors des réponses immédiates et commercialo-circonstanciées.

Comme j'ai l'art de poser des questions idiotes et qu'en plus je suis obstinée, je répète : alors qu'il est si difficile pour les handicapés de trouver un emploi qui soit compatible avec leurs possibilités, alors que les entreprises préfèrent payer les amendes plutôt que d'employer des handicapés, alors qu'il y a dans les supermarchés des toilettes handicapé, des caisses femmes enceintes et handicapés, pourquoi n'y a-t-il pas de poste de caissier (e) en fauteuil roulant ?

***

mardi 29 septembre 2009

Ah, les braves gens!


J'ai bien ri ce matin grâce à une photo de cet article du Post , concernant l'arrestation du corbeau de l'Hérault.
Elle représente un homme et un policier, de dos. Le policier est cagoulé et l'homme est menotté. Il y a la précision "photo d'illustration" à droite, on se doute bien avec un peu de réflexion qu'il ne s'agit pas de l'homme en question, mais quand même. La cagoule illustre la situation d'intervention urgente avec grand risque de violence et nécessité de ne pas être reconnu par la suite pour le policier, et les menottes sont floutées. Flouter les menottes sur une photo prise de dos, alors là... Qu'est-ce qu'on risque d'identifier, de reconnaître ? Des mains?

***
.

lundi 28 septembre 2009

Anonyme, mon amour.

Lettre ouverte à Anonyme, qui a laissé un commentaire dans mon billet précédent.



Tu as consacré aujourd'hui dix minutes de ton temps, au moins, pour écrire ce commentaire. Tu en écris parfois de bien plus longs. Pourquoi n'as tu pas la cohérence (car ne parlons pas du courage minimum, de la misérable honnêteté) de le signer d' un pseudonyme, d'un prénonyme qui reliera tes interventions, leur donnera un peu de sens?

Tu as honte d'utiliser ton pseudonyme habituel, Anonyme ?

Tu as honte parce que sur ton blog à toi, tu utilises la modération des commentaires pour ne jouir que du concert monotone de tes potes? Parce que tu me censures quand je vais te contredire chez toi, et que tu perçois bien le ridicule qu'il y aurait à venir profiter sur mon blog et sur d'autres de la liberté d'expression que tu refuses sur le tien? Jamais assez de liberté chez les autres, mais pas une once chez toi ? Tu as bien raison d'avoir honte, espèce de pleutre.

Ton comportement éclaire singulièrement la puissance de ton argumentaire.

***

C'est le dernier commentaire anonyme que je laisse sur mon blog. Désormais, quelles qu'en soient la teneur et la pertinence, hop, à la trappe.

*****

dimanche 27 septembre 2009

Le nombre des années












Fusillade en Seine-Saint-Denis: deux jeunes tués - LePost.fr

Deux jeunes tués par balle en Seine-Saint-Denis - LeMonde.fr

Le Figaro - France : Deux jeunes tués dans une fusillade à Saint-Ouen

Ils avaient 28 et 29 ans.

Jusqu'à quel âge est-on un jeune ?

S'il était question de deux femmes de 28 et 29 ans, dirait-on deux jeunes ?

*****

jeudi 24 septembre 2009

Après-midi d'automne


Guénolé marche depuis deux jours. On dirait qu'il n'a fait que ça toute sa vie. Pour se reposer des malheurs du monde, il faut regarder un enfant qui vient d'inventer la marche. Il tombe, se relève sans avoir le temps de pleurer; Guénolé marche marche marche...
Nous l'accompagnons avec nos regards, nos sourires. Nous sommes assis à table, nous mangeons de la tarte aux pommes, la bouteille de cidre circule, nous resserrons nos chaises pour lui laisser plus d'espace. Guénolé tourne autour des bancs, arpente le salon. On entend ses petits pas dans la cuisine, on entend ses petits pas dans la salle de bains, dans les toilettes, il a des chaussons qui font couic couic, on entend Guénolé marcher partout.
Guénolé revient de la cuisine avec une pomme de terre dans la main. Il a planté dedans ses quatre incisives mais le goût a du lui déplaire, un filet de bave terreuse lui pend du menton.
Maintenant, Guénolé promène sa pomme de terre, il lui parle. Il la passe d'une main à l'autre puis la serre contre son cœur et marche sans se tenir aux meubles, sans le balancier des bras pour assurer son équilibre. Nous sommes admiratifs. Guénolé emmène sa pomme de terre dans chaque pièce de la maison. Infatigable enfant, disons-nous en enfilant des lieux communs et en attaquant une troisième tarte aux pommes. Ah, si nous devions nous dépenser autant qu'un enfant de cet âge, nous serions épuisés flapis crevés au bout d'une heure, tandis que lui... Ah, regardez-le comme il s'amuse avec sa patate, on achète des tas de jeux compliqués et lui, avec une pomme de terre de rien du tout il est heureux. C'est bien la peine, tiens.

Et puis quelqu'un se lève pour aller aux toilettes, d'où il ressort derechef en riant. Un sac entier de dix kilos de pommes de terre qu'il avait mis une par une dans la cuvette, Guénolé.

*****

lundi 21 septembre 2009

Et pourquoi seulement les livres ?


A quoi sert l'Unesco ?

Depuis 1945, officiellement, à construire la paix dans l'esprit des hommes.

Farouk Hosni, ministre de la culture en Egypte, soutenu par l'Union africaine et la Ligue arabe, est le candidat favori (et idéal, n'en doutons pas) : il veut brûler tous les livres écrits en hébreu.

"soutenu par l'Union africaine et la Ligue arabe, Farouk Hosni serait, s'il était élu, le premier Arabe à diriger l'organisation." (voir l'article de l'Express )

Heureusement qu'à part engraisser des discoureurs inutiles, l'Unesco ne sert à rien.

Et c'est ainsi qu'Allah sera grand.

*****

vendredi 18 septembre 2009

La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel.


J'ai vu un téléfim il y a quelques semaines. Il était question d'une famille maghrébine vivant dans la France de maintenant, chaleureuse et ferme la famille, et d'une fille enceinte qui se suicidait, se faisait bannir, et tout et tout. Réactions diverses de toute la parentèle, médisance des femmes, colère du père, courage et émancipation d'une sœur et happy end.
Je me rappelle avoir pensé à Pagnol : La fille du puisatier, Fanny. J'ai pensé à cette histoire de mariage annulé pour non-virginité, aux débats que j'ai lus ci et là à propos des demandes de reconstruction d'hymen, de certificats de virginité, que reçoivent les gynécologues ou Centres de Planning Familial . J'ai pensé aux femmes qu'on marie, qu'on enferme, qu'on rejette et qu'on bannit si elles désobéissent.

Cinquante ans après, voilà que dans mon pays les mêmes histoires de fille-mère, de femmes impures, de bâtard, d'honneur perdu nous reviennent même pas remastérisées, colorisées, réactualisées, non, nous reviennent vivantes, l'air de rien, comme si elles étaient parties faire trois petits tours pour laisser les femmes s'habituer à autre chose, nous reviennent d'actualité. Puis j'ai oublié ce téléfilm oubliable.

Et je suis tombée hier sur ce billet étonnant :

[...] Aussi douloureux que cela puisse être ressenti par les écorchés du drapeau et les thuriféraires d’une France éternelle et gauloise : NOUS TRANSFORMONS LA FRANCE. En d’autres termes, elle aussi, S’INTEGRE à nous. Certes en y mettant le temps, mais nul besoin d’une conspiration fomentée par les masses arabo-négro-berbères, ni d’un quelconque complot ourdi par des cellules dormantes de barbus-le-couteau-entre-les-dents. La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel. Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’église, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité. [...]
( Houria Boutedja, porte parole du Mouvement des Indigènes de la République)

Plus jamais comme dans les films de Fernandel... tiens tiens.

*
Ce téléfilm est Aïcha, de Yasmina Benguigi

***

jeudi 17 septembre 2009

Linkodingues


Je causais peinardement avec Le Coucou rapport aux liens qui farcissent le moindre billet et qui vous disturbent la comprenette du texte.
Alors c'est simple : ya des blogs où les liens, pour moi, c'est pire que de la pub. j'ai peur de marcher dedans. Des textes farcis de soulignage, et quand vous cliquez ça vous mène à quoi ? Sur des pages d'auto-promo ou sur des pages de gentils potes qu'ont aucun rapport avec la choucroute.
En plein blog, on tchatche et pis crac, un bourre-lien , mais ils sont complètement fous ces mecs ! Mais moi les linkodingues j'les soigne, j'm'en vais leur faire une ordonnance, et une sévère, j'vais leur montrer qui c'est la Reine du Web. Aux 4 coins du Net qu'on va les r'trouver éparpillés par petits bouts façon puzzle... Moi quand on m'en fait trop les liens, j'correctionne plus, j'cliquotte plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile...

***