jeudi 17 septembre 2015

Je vais perdre le Nord, maman...





Le 22 octobre 2008, j'écrivais sur le blog de Nicolas:

Il a bien besoin de vous, le Peuple. Pour militer aux côtés des ouvriers, je vous suggère de rejoindre le Front National (premier parti ouvrier de France, tout de même!)

Et Nicolas me répondait:
"Je continue à mener mes combats ! Surtout contre des gens qui considèrent le Front National comme le premier parti ouvrier de France..."

Sept ans après... plus de 6 jeunes sur 10 de 18/24 ans se déclarent prêts à voter Front National, dans le Nord. (Source: La voix du Nord)

Le feraient-ils si la gauche était plus fière de ses idées, respectait ses promesses ? Le feraient-ils s'ils avaient le sentiment de pouvoir être écoutés ? Le feraient-ils s'ils avaient grandi dans de bons collèges, si on s'était bien occupé d'eux, si on avait eu  pour eux une bonne ambition de gauche concernant leur réussite scolaire ?  Le feraient-ils si la gauche locale était plus vigilante avec la laïcité, et moins attentive aux revendications communautaristes ?

Roubaix est devenue une  ville française à majorité musulmane. Le Monde Diplomatique s'en réjouit  en 1997. Le New York Times en félicite la France en 2013. 

 Il y a aussi ceux que ça ne réjouit pas, parce qu'ils pensent que la laïcité, la condition féminine, la mixité, la paix sociale, ont pris de méchants coups dans les tibias, avec une municipalité socialiste aussi sympa avec les barbus. «Dans deux ou trois générations, la France entière ressemblera à Roubaix. Le melting-pot sera partout, et Roubaix en est le laboratoire», affirme dans l'article américain le directeur de la communication du maire PS de la ville. (Le PS a perdu la ville l'année dernière, je ne sais pas si l'équipe municipale de droite a continué le "dialogue fructueux" avec les mosquées réunies en association)

On continue comme ça ? Toujours plus d'islam ostensible et omnipotent, toujours plus de gauche réjouie, ravie,  toujours plus de FN ?

mardi 15 septembre 2015

N'embêtons surtout pas les imams intégristes modérés



Il y a longtemps que je  grogne  et vitupère contre l'étrange tolérance que nos derniers gouvernements ont manifesté envers les imams intégristes qui officient dans des mosquées françaises, sur le sol français.

Celui de Brest est mimi, dans le genre. Il enjoint sur les réseaux sociaux aux femmes musulmanes de porter le voile "islamique" sous peine d'encourir les feux de l'Enfer dans l'au-delà, et des agressions sexuelles en ce bas-monde: "Si la femme sort sans honneur, qu'elle ne s'étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là." 
Il veut fonder une école coranique, aussi. (il a obtenu un permis de construire)

Il est évidemment protégé par la gauche youpi-l'islam, par les spécialistes subventionnés de l'islamophobie qui concèdent qu'il est peut-être un chouïa réactionnaire, mais qu'il s'est prononcé contre le meurtre des caricaturistes de Charlie-Hebo, alors, hein, on ne va pas s'en prendre à un modéré. Raphaël Liogier, enseignant-chercheur à l'Institut d’Études Politiques d'Aix en Provence et auteur du livre Le mythe de l'islamisation, estime qu'il faudrait d'avantage d'imams comme celui-ci. Merci Raphaël. Moi je serais plutôt pour envoyer une brigade féministe lui enlever ses fringues et le balader tout nu sur un char fleuri au prochain carnaval en le huant comme il faut, mais j'ai le fond mauvais, on le sait, comme les habitants du quartier qui n'en veulent pas chez eux. Oui mais  il est chez lui en France, et il dit et fait ce qu'il veut, parait-il.
Est-on de gauche si l'on  continue à protéger des types qui tranquillement, chaque jour, chaque semaine, balancent des atrocités sur les juifs, les homosexuels, les femmes ? Il parait que oui, et qu'on doit faire avec.

Il faut, à chaque fois qu'on parle des problèmes que pose l'islam en France, expliquer en préalable qu'on n'a évidemment rien contre l'immense majorité des musulmans modérés (on ferait mieux de dire silencieux,  parce qu'aucun vrai  croyant n'est modéré),  Poser des questions, c'est déjà suspect, dit Michel Onfray qui se fait défoncer dans Libération d'une façon que je trouve malhonnête et malheureuse. 

Les élus de gauche  n'ont pas l'air d'être motivés pour lutter contre l'islamisme. Nous nous apprêtons à accueillir un  contingent d'ex-Irakiens et d'ex-Syriens. Donc, des musulmans supplémentaires.  
Peut-être pourrions-nous en même temps faire preuve d'un petit peu de fermeté envers les ennemis de la démocratie, les prosélytes de la charia, ne pas autoriser les salons musulmans consacrés à la femme musulmane (où on apprend à bien la battre) et autres saletés misogynes ou antidémocratiques du même tonneau ? Dès lors qu'on sait ce que prêchent les orateurs, on pourrait là aussi faire intervenir les associations de défense de tout crin, non ? Mais non, aucune volonté affichée de s'y coller, mieux vaut laisser le sale boulot aux répugnants identitaristes de Desouche ou consorts.  

Les musulmans ne constituent pas une petite minorité en France, on n'a pas à hausser les épaules et à leur flatter le voile et le poil dans le sens du vive-la-charia, en appelant le vilain  peuple franchouillard à davantage de tolérance. Pourquoi avons-nous  des lois contre le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, l'appel à la haine et j'en passe, si c'est pour tolérer de telles exceptions ?   Les blogdegauche n'en parlent pas, ne parlent pas d'immigration, sauf pour rappeler qu'ils ne sont pas islamophobes, hein.. C'est un terrain miné. La gauche PS est en train de calculer ce qui est le plus rentable en terme électoral. Elle occulte ce qu'en pense le peuple, et fait silence sur les préoccupations populaires qu'elle juge innommables, en misant sur les voix musulmanes. Ce n'est pas forcément le meilleur calcul électoral, sans parler des valeurs et des Lumières et tout et tout. Est-ce qu'il nous reste une petite  gauche loupiote, quelque part, au moins?


edit trois heures après:  on me signale dans l'oreillette que Cecile Pina, Conseiller Régional du Val d'Oise, dit ICI la même chose que moi, mais bien mieux. Et que le parti des radicaux de gauche a dénoncé la présence de tels prédicateurs.
Dont acte !

Sur le site Contre attaques, c'est évidemment un autre son de cloche. Médire de ce type de "salons", ou de prédicateurs, c'est de l'islamophobie. Mais oui.

mercredi 26 août 2015

Mon éclat de rire du jour

Vive Najat Vallaud-Belkacem ! Et honte à ses détracteurEs et contradicteurEs, comme  la députée Annie Genevard, qui a annoncé officiellement sa démission du conseil supérieur des programmes (CSP). Bon, Ok, c'est une députée de droite et c'est Le Point qui relate la chose, mais quand même !    Dans le genre  comique, notre ministre se donne du mal, mais les résultats sont là. Après avoir souhaité la parité entre les auteurs et auteurEs classiques dans les manuels scolaires, parité de sexe, de genre et ptêt' même  d'orientation sexuelle, je ne sais plus, et joué avec les nerfs des professeurs en les assommant  de réformes plus étonnantes les unes que les autres, voilà-t-y pas que les programmes de maternelle émettaient, dans une version initiale, une proposition assez stupéfiante concernant les enfants de migrants scolarisés. Les familles de ceux-ci devaient être conviées à venir dans les salles de classe parler leur langue d'origine devant l'ensemble des élèves, invités à écouter les yeux fermés, afin de mieux s'imprégner de la musique de ces parlers différents.

L'âge d'entrée en maternelle recule alors que  les enfants issus de milieu non francophone devraient au contraire être scolarisés très tôt, dans de bonnes conditions. C'est une question de moyens, évidemment, mais pas seulement. On ne s'en tirera pas avec des fantaisies  bisounoursiennes (au mieux) ou la suppression de tout ce qui marchait à peu près bien (au pire).
L'éducation nationale mérite mieux. Le tragique le dispute au loufoque, et c'est dommage.

mercredi 22 juillet 2015

Et la tolérance fraternelle, alors ?


 J'attendais tranquillement que le feu passe au vert. Je regardais au loin les petits nuages, les saules trempant leurs branches dans le fleuve, les camions sur le pont, et BANG ! Une voiture a heurté la mienne, à l'arrière. Le conducteur a tout de suite bondi sur la route et s'est précipité vers moi. Les premiers coups de klaxon retentissaient dans la file derrière nous.
- Je suis atteint de cécité monoculaire, qu'il m'a dit, et j'ai pas la notion des distances, j'm'excuse.
Allons nous garer un peu plus loin, lui ai-je proposé. Nous franchîmes le pont, nous garâmes  et allâmes dans un bistro, munis de nos papiers bleus et de nos cartes d'assurance, en personnes urbaines. La canicule nous faisait économiser les paroles et les gestes. Après deux Perrier, mon emboutisseur se dirigea vers les toilettes. Il ne vit pas la marche, ni la poutre. Il régla les consommations en épongeant le sang qui coulait de son front et repartit en boitant. La patronne du bistro émit un commentaire désobligeant envers les clients qui pissaient à côté de la cuvette.

Au royaume des personnes en situation de handicap visuel entrainant une cécité binoculaire, les personnes atteintes de monophtalmie irréversible sont reines, mais bon...

mardi 9 juin 2015

Billet magique



Il y a un lieu magique à Nantes. Il porte honorablement son nom, c'est un endroit où l'on donne des spectacles de magie.  Jusqu'ici tout est clair.
Quand ma voisine me raconte sa promenade dans les marais salants, près de Guérande, elle conclut: " c'était un moment magique dans un lieu magique. " Dans ma télé, tout le monde cause de lieux magiques, d'instants magiques, ou assure "c'était juste magique" (très à la mode chez les sportifs). Jacqueline de Romilly grognait contre la sale manie de ne plus dire simplement oui ou non, beau ou laid, d'abuser des superlatifs et des mots béquilles. Je suis tout à fait d'accord. Je pense exactement comme elle, je tiens absolument à le préciser.  Cette vieille dame, avec son franc-parler, aurait peut-être fait remarquer que le plus magique des lieux magiques, celui où l'on pouvait, en parfait illusionniste, instantanément faire disparaître quelque chose en moins de trois  secondes,  c'était, comment dire... celui qu'on appelait autrefois  "les lieux".

mercredi 3 juin 2015

Billet plaintif

Sans me vanter, j'ai pris l'avion et je reviens d'un pays étranger. Enfin, je suis revenue dimanche soir. Je n'avais plus rien à lire. Je n'ai pas de liseuse. J'ai voulu profiter de l'escale à Amsterdam, avant le dernier avion,  pour m'acheter un roman, une revue, n'importe quoi ou presque. Les  gros titres des revues françaises, c'était sur l'islam, les migrants, l'immigration, l'islam, les immigrés. Ce n'était pas le cas des autres publications européennes. Je n'ai  pas trouvé de livres en français, et je ne voulais plus marcher. Finalement, j'ai ramassé un exemplaire du Monde dans une poubelle . Il y avait longtemps que je n'avais pas passé autant de temps à lire Le Monde, et c'était bien mais pas festif.
Chez moi aussi , je n'avais plus de livre nouveau. Je suis donc allée lundi au rayon culture du supermarché de ma petite ville, et là, dans les dernières parutions sur les étals, j'avais le choix entre des des bouquins de types ou de nanas qui parlaient de leur dépression, ou de nanas qui parlaient de leur viol, ou de types et de nanas qui racontaient comment ils avaient été abusés par leur père leur oncle leur animateur sportif ou leur voisin quand ils étaient petits et comment ils s'étaient refait une vie, merci  la vie et vive l'écriture qui vainc tout, les lourds secrets et les monstres.  Sans déconner.  Avec des titres à l'avenant. Je hais définitivement le  genre plaintif.

 Pour finir, j'ai pris le dernier Umberto Eco, Numero zero. J'ai entendu Eco parler de son livre, il y a une dizaine de jours, et j'avais un peu envie de l'acheter . Maintenant que je  lis   ce roman à mauvaise couverture, je crois que je préférerais encore entendre   parler son vieil auteur,  que j'aime et admire beaucoup.

mercredi 11 mars 2015

Mieux cadrer pour mieux libérer






Ah, chouette, des réformes, encore des réformes!

Celle du collège, annoncée ce matin, est... comment dire....

"Les enseignants ne se saisiraient pas suffisamment de la liberté pédagogique, assure le ministère, qui veut par conséquent leur imposer un «cadre»"
 « On doit s’adapter aux besoins des collégiens mais aussi à leurs goûts »
"Les élèves auront toujours des heures de français, mais en travaillant autrement ».

Il y a aussi :
Première langue en CP , deuxième langue en cinquième.  

J'aime beaucoup la première phrase, elle m'a fait rire: comme les enseignants ne sont pédagogiquement pas libres, on va leur filer un cadre. Logique. Cool.
J'aime encore plus la deuxième: c'est vrai, quoi, faut respecter les goûts des 11-15 ans, ils apprendront mieux. Et à la cantine, pareil.   
Les professeurs adorent la troisième phrase. Le concept du travailler autrement pour que le môme réussisse autrement, ça va améliorer les résultats en lecture-écriture.  (Rappelez-moi quel est le pourcentage d’analphabètes et d'illettrés qui entrent au collège, et qui en sortent ?)

La réforme sera  applicable à la rentrée 2016.

 L'intégralité du rapport est là [CLIC]


jeudi 5 mars 2015

À voir


mardi 3 mars 2015

Pas faux, Elie Arié, pas faux...


" La gauche ne comprend pas l’abstention, ni le vote croissant pour le FN, parce qu’elle ne VEUT pas les comprendre !

Elle a abandonné le combat pour la laïcité, par peur d’être traitée d' »islamophobe », et par complexe de culpabilité post-colonial.
Elle ne veut pas admettre que le combat majeur de notre époque, et qui se déroule à l’échelle mondiale, c’est celui de l’islamisme qui veut détruire les sociétés occidentales ( la traduction de l’expression Boko Haram, c’est  » L’éducation occidentale est un péché ».)
Elle a failli renverser le gouvernement sur la question du nombre de dimanches pendant lesquels les grandes surfaces pourraient ouvrir, alors que nous sommes entrés dans une longue époque d’attentats terroristes et de luttes non pas sociales, mais communautaristes – et qu’elle n’est pas idéologiquement prête à l’admettre .


Elle se refuse de voir que ce qui a mobilisé des millions de Français le 11 janvier, c’est le refus du terrorisme : ni « la défense des acquis sociaux », ni la lutte contre le réchauffement climatique , ses thèmes de prédilection, qui ne mobilisent plus personne depuis longtemps.
La gauche, ce sont les Byzantins discutant du sexe des anges lorsque les Turcs s’apprêtaient à prendre leur ville ."

Ce texte est un commentaire d'Elie Arié, sur ce blog.
Il écrit des billets intéressants sur le sien. Malheureusement, cette andouille y a fermé les commentaires.