lundi 29 juin 2009

Les vrais problèmes












Ce n'est pas un hasard si tout le monde se rue actuellement sur ce sujet. Il suffit de se demander à qui le buzz profite, qui nous manipule, dans quel but et ce que cela occulte. Pendant ce temps-là, on ne parle pas des vrais problèmes.

jeudi 25 juin 2009

Dorham et Franssoit sont de faux exhibitionnistes

Au pire, je montre ma queue, c'est toujours ça de gagné... (Dorham)
Bon, ben si on peut pas sortir sa queue, on va sortir sa bite. (Franssoit)

Des promesses, des promesses, encore des promesses...

Tandis que moi :


mardi 23 juin 2009

Farid L, gentleman français

[...]Cela va aller en s'empirant pour les gens comme vous, qui fort heureusement ne représentait* presque rien à notre époque. Compte tenu de l'évolution des choses, vous serait* bientôt aux archives de l'histoire comme monstruosités*.


Farid

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C'est bien ce que je disais : ce monsieur est tellement occupé à défendre les prérogatives islamiques qu'il ne se rend pas compte qu'il ne s'adresse pas qu'à des femmes voilées.

Je vous recommande la lecture de son blog de propagande et son billet pro Ahmadinejad

* sic

Cachez moi tout ça



Je vous engage à lire dans son intégralité cet excellent texte de Catherine Kintzler, paru sur son blog Mezetulle

Burqa et niqab au-delà du masque : une dépersonnalisation indifférenciée

...dont voici la conclusion:

"Je suis donc favorable à l’interdiction du port de la burqa et du voile intégral dissimulant le visage dans tous lieux accessibles au public.
  • Non pas parce que ce sont des signes religieux, car la laïcité ne les interdit pas dans l’espace civil, l’abstention étant requise dans les seuls espaces relevant de l’autorité publique.
  • Pas seulement parce que ce sont des signes d’oppression et de soumission des femmes, car ce délit serait la plupart du temps impossible à établir clairement de manière explicite.
  • Il faut les interdire parce que ce sont des dénis d’identification publique qui procèdent à une dépersonnalisation négatrice de toute singularité. "
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Merci à l'excellente Polluxe pour le lien.

lundi 22 juin 2009

Interdire la burqa, burka, burqua, bourka, et pareil pour niqab


Tapez "interdire la burqua" dans Google, il vous offrira 82 000 entrées, et vous suggérera burqa plutôt que burqua. Dans le commentaire d'un billet précédent, Dominique explique pourquoi l'on doit écrire burqa. Didier Goux demande la francisation du mot, arguant que le Q, à part dans piqûre et coq, ne se promène pas sans son U. J'ai d'abord écrit burqa, puis burqua, puis je reviens à burqa. La belle affaire, me dira-t-on, qu'est ce qu'on s'en fiche ! On s'en fiche tellement que dans les billets, les articles écrits par des gens qui n'ont pas l'habitude de maltraiter l'orthographe, on trouve souvent deux ou trois graphies différentes dans le même paragraphe.

On a francisé la riding coat (redingote) et le pai jamah (pyjama), c’est trop tard pour ticheurt et joguing qu’on supporte très bien en anglais, je crois que ce n’est pas la peine d’insister pour franciser burq[u]a ou niq[u]ab. Si on refuse la nationalité française à des femmes qui la portent, je ne vois pas pourquoi on aménagerait le mot (qui est déjà dans le Petit Larousse en burqa ou burka). Burqa est une faute de français ? A tous les niveaux, oui.

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L'illustration est un dessin de Simona Bassano di Tuffilo pour le livre BURQA écrit par Jamila Mujahed, ex journaliste à Kaboul.


vendredi 19 juin 2009

Souklaye yop la boum



J'ai découvert un blog qui semble écrit par un générateur de phrases aléatoires.

Son auteur n'est autre que le sympathique et bien connu Sylvain Souklaye qui butine d'un blog à l'autre en laissant son pollen parfumé.

J'ai beau lire et relire des phrases comme ça, je n'y entrave que dalle:

"Depuis que la boîte à dépêches autorise les jugements préventifs et les exécutions numériques, le libre arbitre n’est plus un préalable, mais une excuse.
Le trop de temps à perdre gagne par abandon de l’adversité et par mimétisme du divertissement.

Les modes exotiques font les normes sociales afin que les extrémismes du prêt à penser rejoignent ceux du prêt-à-porter.

Puis qu’il faut des exceptions plausibles pour faire des exemples compatibles puis vendre des généralités crédibles, mieux vaut adapter des mensonges condamnables aux phobies raisonnables.

La prise en otage systématique de la tolérance et du respect par le nombre et les chiffres, souligne notre indécision face à la société de l’option permanente."

jeudi 18 juin 2009

Et vive la burqa, ma mère...






"Sous prétexte de choix religieux, il y a de plus en plus de femmes qu'on ne voit plus, y compris en France. Les femmes en burqa inquiètent les parlementaires. Il y a dix ans tout le monde sursautait en les apercevant mais désormais l'heure est plutôt au malaise tant il n'est plus rare de croiser dans la rue des femmes voilées de la tête aux pieds. C'est le cas notamment à Vénissieux, dont le maire communiste André Gérard réclame aujourd'hui un débat national. Il raconte qu'il s'est récemment retrouvé incapable de marier une femme dont le futur époux refusait qu'elle dévoile son visage et il a donc rédigé une proposition de résolution à l'Assemblée Nationale pour obtenir la création d'une enquête parlementaire sur le sujet, enquête pour mieux comprendre ce phénomène, ce nombre croissant de femmes complètement voilées en France. 57 autres députés de tous bords on signé le texte du maire de Vénissieux. Il pourrait donc y avoir bientôt un nouveau grand débat en France sur la question du voile."

J'ai entendu ça à la revue de presse de France Inter hier.

J'ai jeté un coup d'œil sur ce qu'en disent des musulmans sur les forums. Hurlements approbation ou gémissements, c'est selon; pas mal d'humour aussi. La burqa, c'est quand même le top du top. Il y a une expérience amusante à réaliser, qui ne nécessite que du drap noir. (recyclable pour se déguiser en Belphégor, en curé ou en Ankou les jours de carnaval. ) Pas besoin d'une cité, enfin un d'un quartier de cité, ou une cité de quartier. Non non, n'allez pas en acheter une ou vous en construire une vite fait, restez chez vous, à Domigny les Péronelles, 15 000 habitants, deux lycées, trois collèges, une gendarmerie et un petit hôpital. Prenez juste une rue, une des plus commerçantes. Bon, c'est parti. Emburquanez-vous, entchadorez-vous, voilez-vous de sombre des pieds à la tête. Homme ou femme, ce n'est pas un problème, pas besoin d'avoir une connaissance millénaire de l'art d'épingler ou d'entortiller les chiffons, contrairement au sari et au petit hijab la burqa tient toute seule.

Eh bien, là dedans:
- On a un champ visuel très réduit.
- On n'entend pas bien.
- On transpire et on pue très vite en été.
- Personne ne vous reconnait (c'est le but).
- Personne ne vous parle, sauf de temps en temps une femme voilée qui vous glisse quelques mots, un bonjour murmuré, et des galopins arabes qui vous traitent de ninjas ou de Belphégor. (On ne peut même pas leur courir après pour leur tirer les oreilles, puisqu'on ne peut pas courir)
- On vous évite. Dans une rue où il y a foule, les gens gardent entre eux, tant qu'ils le peuvent, une distance de sécurité, de non touchage. Cette distance triple en cas de port de voile intégral. Les gens dévient le regard, tournent la tête. Certains vous fixent avec insistance et horreur, mais baissent les yeux au moment où vous passez.

Non seulement on ne passe pas inaperçu, mais on est le point de mire continuel de personnes qu'on choque. Pour les bambins qui trottinent auprès de leur mère ou découvrent le monde de leur poussette, voilà un excellent début d'intégration sociale.

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Interdire ou pas ? Nicolas, de PMA, ne rejette pas l'idée.
Un article du Monde à propos du même sujet.

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µ

lundi 15 juin 2009

Travailler pour remettre le Parti en marche



Tout le monde est d’accord : il faut remettre la machine en marche. (Nicolas)
Je dois être malade : je suis d'accord sur tout ! (Didier Goux)

vendredi 12 juin 2009

Le cochon ne regarde jamais le ciel




Polluxe a écrit un billet sur Kadhafi. Ce billet renvoie à un billet antérieur sur les métamorphoses vestimentaires de cette personnalité haute en couleurs. J'embarque sur Wikipedia, où je clique sur un lien qui m'amène sur une archive de Libération - ce charismatique libérateur des femmes a-t-il oui ou non violé la journaliste française venue l'interviouver ?- et je jette un coup d'oeil sur les titres de Libération: un laboratoire Suisse a trouvé LE vaccin contre la grippe A/H1N1. La pandémie, qui ne sait pas encore qu'on lève des armées pour exterminer ses vaillants virus, se la coule douce en pandèmant tranquillement mais sûrement.
J'ai une pensée émue pour ceux-z'et celles qui ont décidé mordicus (et l'ont signifié vigoureusement) que le virus était une invention des média à la solde du pouvoir pour distraire de la Crise, une habileté politicienne qui arrive comme par hasard en période pré-électorale (on est toujours en période pré-électorale, si on réfléchit bien) pour nous plonger dans la terreur et nous inciter à voter pour les pires dictateurs responsables de la Crise, un coup monté des laboratoires pour s'en mettre plein les fouilles (on sait par là à qui profite la Crise), une preuve de l'existence d'extraterrestres malveillants, un complot ourdi par qui-on-sait-mais-on-ne-dira-rien- , bref bref BREF, au moment où je me demande s'il y a des lobbys juifs ou franc-maçons chez les extraterrestres (ils sont partout, partout, partout!), mon regard glisse sur un des commentaires de Libération, d'un certain Chonchonparis:

" Maintenant, ça suffit ! Là, ce n'est plus acceptable ! Il n'y a pas très longtemps, on nous a expliqué, très sérieusement, qu'il y avait un abus de langage à dire "grippe porcine" ! On dit grippe A/H1N1, ou plus simplement grippe A. J'en ai assez, je n'en peu plus, je me révolte ! Le cochon, notre cousin (bien plus proche de nous que le chimpanzé), le plus laïc et athée de nos animaux (il ne regarde jamais le ciel), ce précieux donateur d'organes, celui qui a mis d'accord avant tout le monde les Juifs et les Musulmans, pourquoi l'acoquiner à cette saloperie de grippe ?"

Et je vais penser à ça toute la journée: le cochon ne regarde jamais le ciel.
Demain, j'arrête le Net.

mercredi 10 juin 2009

Une enfant bien cruelle


Les jumelles d'une voisine du village ont la varicelle. Leur arrière- grand-mère qui les garde le mercredi et en cas de pépin est partie en voyage en Espagne avec le club "Age d'or" intercommunal. Je n'ai pas réussi à trouver une excuse vraisemblable pour éviter que la mère ne me les amène en catastrophe, et me voilà nantie de deux chipies de cinq ans, presque six, pour une journée entière.
Difficile de trouver deux sœurs aussi dissemblables. L'une est aussi brune, mate, courtaude, carrée, solide, que l'autre est blonde, pâle, longue et molle comme une algue. Brune est venue avec son appareil photo, un petit compact qu'elle garde dans la main, accroché au poignet par une dragonne. Elle m'explique que son appareil fait des macros extraordinaires, qu'elle va me montrer tout de suite ses photos d'insectes si je la laisse prendre place devant l'ordinateur et lui fournis un cable USB ad hoc. Blonde sort d'un sac à dos plus haut qu'elle trois pochettes de feutres, un bloc de papier aquarelle, des crayons aquarelle aussi, se remplit un verre d'eau, me demande un chiffon, et propose d'aller faire un portrait du poney qui broute dans le pré d'à côté. Il fait beau, je les pousse dehors avec leurs instruments d'étude et d'expression artistique, et je me fais un café.
Brune arrive en galopant, toute rouge, jambes griffées, la chemisette ouverte battant sur un short déchiré. Elle a photographié trois insectes dont elle ignore le nom. Un truc énorme et vert qui ressemble à un monstre méchant ou à un criquet très maigre, dit-elle. Mon café peut bien refroidir, il faut absolument qu'on visionne l'image et qu'on recherche le nom de la bête sur des forums d'entomologistes dont la donzelle connait l'adresse par coeur. Même pas six ans. D'accord, elle peine un peu à lire des mots comme "orthoptère" et "préhensible", mais pas "mantide religiosa" ni "mante religieuse", et c'en est une. Nous découvrons ensemble que ce gros gros bourdon noir est une abeille charpentière, et la troisième bestiole, genre scarabée, a l'air inconnu de tous les répertoires. Et si c'était la première fois qu'on en voit un comme ça, qu'on le prend en photo ? Brune, du coup, s'élance dans la brousse à nouveau pour réaliser de meilleurs clichés et disparait derrière le lierre du vieux mur, au grand dam des merles qui s'envolent en l'injuriant.
Blonde entre à pas légers, et pose sur la table des dessins étonnants. Aucune mêche de ses cheveux platine n'a glissé de la tresse qui lui arrive en bas du dos. Elle me tend un paysage, c'est ici, la maison, le champ, le vieux poirier, mais c'est à peine un dessin d'enfant. Puis un portrait du poney. Je m'exclame : "waouh !". Brune est là, qui me tend son compact allumé sur un gros plan de patte de scarabée. Ah, ça a l'air très bien, je lui dis. Je leur sers un jus d'orange.

J'ai fait des dessins, dit Blonde, je les montrerai à papa. Il les trouvera splendides, comme d'habitude. Bah, ben moi j'ai trouvé un insecte disparu, rétorque Brune, et elle (moi) m'a dit que mes photos étaient très bien. Oui, très bien, dit Blonde en souriant, mais à toi, elle n'a pas dit "waouh"!
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Pérégrinations du jour

Promenade de chemin en chemin, d'un site à l'autre ce matin:


Milo, y es-tu ?



Mais qui est donc Milo ? Milo est un petit garçon, qui semble jouer éternellement au bord d’un lac, au cours d’un été sans fin. Au loin un phare, dans l’eau des poissons, et Milo adore parler, vous parler. A vous, derrière (ou devant je ne sais plus) votre écran. Car Milo est un être de synthèse, une pure création de 0 et 1, né de l’esprit de Peter Molyneux (Populous, Syndicate, Powermonger, oui ça calme tout de même), Milo a tout les aspects d’un vrai petit garçon, sa gestuelle, son phrasé, son sens de l’inattention.... Milo, y es-tu ?

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Iona : un tout nouveau blog d'une toute jeune fille qui n'a pas encore écrit d'article, mais posé une jolie bannière et nanti son profil d'un portrait réussi. Elle dit aimer le jazz et le ... blouse.

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L'immeuble Panayot :

"Il y a quelques jours, ma grand-mère a quitté cet appartement beyrouthin, au troisième étage de l'immeuble Panayot, rue Abd el Wahhab el Englizi, qu'elle habitait depuis quelques 50 ans...[...]"

Et la reprise d'un article du Monde : "Bonnes à vendre", sur Stroobia, un blog à explorer.


dimanche 7 juin 2009

L' envoilement d'Europe


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Lu chez Olympe :

Comment veux tu être respectueusement pratiquante du Coran et émancipée ??? C'est une pure contradiction. Celles qui s'émancipent le quittent, prennent de la distance ( va regarder ce qui se passe à l'étranger, les femmes qui s'émancipent quittent les symboles externes ) - sous prétexte qu'en France monte un intégrisme et qu'il faut - comme le fait Obama - ménager la chèvre et le chou à cause de leur connerie de terrorisme etc on préfèrera ici sacrifier les femmes et leur possibilité émancipation pour la seule "paix des braves" et les avantages politiques de la gestion des communautarismes ...

Aucune religion a ce jour promeut l' égalité femmes-hommes, pas même la philosophie bouddhiste ... Donc il me parait impossible, en dehors de la défense de la laïcité de promouvoir l'espace nécessaire pour l'émancipation ... De mon point de vue pas d'émancipation possible pour les femmes sans le terrain neutre de la laïcité.

Nous n'avons pas à respecter les religions en premier - ce seraient plutôt aux religions de respecter les femmes et les hommes sous un jour nouveau. C'est à elles de faire leur mise à jour - pas l'inverse.
En demandant allégeance Obama crée un statu quo. Demain si on critique le port du voile dans la perspective du féminisme on va nous dire qu'on favorise le terrorisme ... Vous verrez ...

C'était un commentaire de Wildo.


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Comme les écologistes ont le vent en poupe, j'espère qu'au moins nous aurons une réglementation de Bruxelles pour que les voiles soient tous en pur coton teintés uniquement avec des végétaux analergisants .

mardi 2 juin 2009

Statistiques tac toc

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Ce blog est né le 16 mars, mais je n'utilise Google Analytics que depuis deux mois.
Je vais faire comme le Privilégié et d'autres, remercier les blogs pourvoyeurs de visite.

En avril, j'ai eu 1907 visites via 58 sources et supports dont

Didier Goux: 246
Olympe: 134
Hommes engagés: 72
Nicolas PMA: 39
Dorham: 33
Floreal: 28
Nicolas (Partageons le reste) 24
Madame Kevin 15
et d'autres pour moins de 15 visites.

En mai, 2652 visites via 98 sources dont

Didier Goux: 463
Hommes engagés: 125
Mtislav: 67
Crêpe Georgette: 67
Manutara: 49
Nicolas PMA: 41
Olympe: 38
Dorham: 37
Balmeyer: 36
Catherine Goux: 25
Mademoiselle S : 17
Femmes engagées: 15
Olivier Porret : 18

Tous les autres affichant moins de 15 visites

Je fais remarquer à Olympe que sur 12 blogs de mai, il y a 5 blogs de femmes. Résutat PRESQUE paritaire.


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Nabot du coeur et de la tête




Quand on cherche "nabot" dans Google, on tombe en première page sur quatre images, dont deux représentent Nicolas Sarkozy. Ensuite, à part les définitions de dictionnaires en ligne, on vogue d'un leftblog à l'autre. D'un blog vigilant à l'autre. D'un blog alterpolitique, alterdegauche à l'autre et surtout d'un blog stupide à l'autre.

Billet chez Didier Goux sur les left-blogueurs , ce matin: j'ajoute mon grain de sel et ma note d'humeur.

À l'école primaire j'avais des cours de morale dispensés par une institutrice dont la moitié de la ville disait pis que pendre parce qu'elle vivait en union libre avec un métèque et vendait l'Humanité en place publique le dimanche. Lautre moitié de la ville faisait écho aux braves gens de la première parce qu'elle allait bras nus à la messe comme aux réunions de cellule du Parti, vivait en état de péché avec un païen et reprenait sur un rythme jazzy , avec une voix tonitruante, les cantiques de la Fête-Dieu.

Cette femme hors du commun, tous les lundis, jour de la leçon de Morale, ouvrait le tableau noir sur une illustration choisie puis lançait une discussion propre à réveiller Jésus, Kant et Spinoza à la fois, discussion qu'elle soldait par un résumé à recopier (sans fautes, sinon, gare!) du type "je ne dois pas me moquer des défauts physiques de mes camarades, car je ne sais pas ce que la vie me réserve et le plus important c'est ce qu'on a dans le coeur et dans la tête".

Ça m'est resté. On aide un aveugle ou un petit vieux à monter dans le train, à traverser la rue. On est serviable et aimable autant qu'on le peut. Pauvreté n'est pas vice. Les étrangers sont des Hommes comme nous. On est libre de dire ce qu'on veut si on le dit poliment. On ne se moque pas des laids, ni des fous, ni des débiles.

Eh bien the times they are changing. Les leftblogueurs, les blogs de gauche surchargés de logos type blog vigilant, blog fra-ter-nel, blog recommandé par les influenceurs, blog antisarkozyste, blog plus pur politiquement que moi tu crèves, tapent à coups de mots lourds sur le nabot... Tout est la faute au nabot, le nabot doit offrir sa démission (exigeons la démission du nabot, ai-je lu quelque part), le nain a encore frappé, le nain, le nabot, le petit nabot... Et ils sont contents, les blogueurs de gauche, sous leurs parapluies de logos de gauche, se serrant les coudes et les mots. On s'échange des dessins de nabot. Encore un ! Mate comme on l'a bien naboté, le mec ! Qu'est-ce qu'on rigolerait si le nabot se cassait une jambe ! Ce serait un nabot estropié ! Il ne pourrait même plus escalader sa grande asperge, ouarf !
Hoho, me réplique le leftblogueur, la lefteblogueuse si je lui demande comment il ou elle qualifierait un élu en fauteuil roulant, on rigole, mais en vrai c'est pas ça qu'on lui reproche, et puis kesssta à gueuler t'as voté Sarko et t'es pas contente qu'on en dise du mal, hein, c'est pour ça, va donc moisir un peu plus sur tes blogs réacs à vômir, c'est nous les gentils et toi la méchante.

Faut voir comme ils se prennent au sérieux, les blogueurs de gauche !* Comme ils se la jouent à qui wikiotera le plus loin ! On a une vieille tradition d'humoristes, de fabulistes, de chansonniers, de caricaturistes qui s'en sont toujours donné à coeur joie sur le physique des politiciens ou des rois. La différence, c'est qu'ils restaient dans leur registre et ne prétendaient pas nous donner des leçons de morale et de maintien, comme tous ces blogueurs qui ont un jour écrit "le nabot", qui l'écrivent tous les jours. Ce sont des nabots du coeur, des esprits gauches. Ou alors des gens dont la faiblesse de l'intelligence tire à l'indigence intellectuelle et là, s'il y a débilité ou faiblesse mentale, je ne me moque plus car ce serait mal, comme le disait ma maîtresse.

*Bien évidemment, je ne parle pas d'un collectif défini, les left-blogueurs-marque-déposée, mais des blogdegoche. Pas de moi, donc, dit l'un d'entre eux avec raison. Seulement des nains du verbe , des faiblards du ciboulot, de tous ceux qui utilisent ce terme nabot tandis qu' ils donnent de jolies leçons d'humanisme, de Valeurs de Gauche, de respect de l'Autre et de sa Différence.