mercredi 5 mai 2010

Jeune d'esprit



Quand j'ai poussé la porte du café-épicerie, le brouhaha m'a claqué les oreilles. En plus des habitués du lieu, il y avait un nombre étonnant de buveurs au bar, et ça discutait sec. Le débat portait sur le sujet "les pédés sont-ils des gens comme nous?" et le patron remplissait les verres. Dans la partie épicerie, une grosse dame que je ne connais pas commentait les commentaires que reprenaient sur le mode gloussant trois clientes étrangères au village, tout ce beau monde étant venu pour un enterrement qui tardait à commencer, vu que le corbillard avait coulé une bielle et qu'on attendait un véhicule de remplacement.

Il n'était pas question de l'aimable morte, frappée d'anévrisme au seuil de sa verte cinquantaine et laissant derrière elle une kyrielle d'amants fort consolables, mais de deux hommes venus de la ville qui emménageaient dans un hameau proche du mien. J'ai tout de suite situé leur maison, une longère en travaux, et j'ai dressé l'oreille quand j'ai perçu dans le fouillis des conversations qu'un des deux était photographe. Un voisin photographe ? Tiens, ça peut être intéressant, s'il est discutant.
Les pédés sont-ils des gens comme nous, donc. Les buveurs qui carburaient au blanc assuraient que oui, la minorité qui s'enfilait des rouge prétendait que non, et le seul qui buvait du café n'avait ostensiblement aucune opinion. Un rouge avait lancé: "mais tu dirais quoi, si ta fille en épousait un"? et les blanc s'esclaffaient devant la bêtise de la question, puis les rouge enchaînaient les plaisanteries fines, style élargissez le cercle de vos fréquentations ou Marcel a du mal à courir avec sa jupe fendue.
J'ai payé mon kilo de poires et mon petit pot de beurre et je suis rentrée chez moi, non sans faire un détour par la maison en chantier du photographe, et j'ai vu que les travaux étaient finis, que la cheminée fumait et qu'il y avait un fourgon vert et bleu garé devant la clôture.
Quelques heures après, on frappait à ma porte. Deux anges se tenaient dans l'entrée. Bonjour, me dirent-ils, nous nous permettons de venir nous présenter, nous faisons une petite tournée de reconnaissance. Je leur ai offert un café. Est-ce que je n'aurais pas plutôt autre chose, un soda, un coca peut-être ou un verre de lait ? Mon dieu, comme ils étaient jeunes... on n'a pas l'habitude à la campagne de voir s'installer des gens aussi jeunes. Ceux-là avaient l'air de sortir du lycée, avec leurs petites fringues d'adolescents un peu classe et leurs cheveux frais coupés. Lequel pouvait bien être le photographe ? Comme vous avez de beaux lilas, dit l'un, eh oui, c'est ma fleur préférée. Nous causons de lilas. Et tiens, les hirondelles sont arrivées, et vous devez avoir des chauves-souris, dans cette vieille grange, très utiles, les chauve-souris, n'est-ce pas, et il y en a beaucoup chez vous, dites donc, des hirondelles, mais on ne va pas les déranger, elles sont contentes de retrouver leurs nids, et c'est une année à pissenlits, qu'est-ce qu'il y a comme pissenlits, des champs entiers de pissenlits, qu'est-ce qui peut bien faire que c'est une année à pissenlits... La conversation s'étirait. Aucun des deux ne me parlait de photographie. Je leur demandai subtilement s'ils prenaient des photos de fleurs. Bien évidemment, me disent-ils, c'est aussi pour ça qu'on est là. Pour prendre des photos de mes fleurs ? Non non, pour nous présenter. Ce n'est pas très facile, d'aller dans les maisons, il y a beaucoup de préjugés sur les gens comme nous. Oh, pas tant que ça, leur objectai-je. Vous verrez que vous n'êtes pas les seuls. Oui, ils sont gentils les gens, me dit le plus bavard, mais ils ne sont pas très réceptifs à notre message, et ils ont des habitudes difficiles à changer. C'est difficile de discuter, on se moque un peu de nous parfois, ils nous posent des questions ironiques.
Je commençais à les trouver un peu insistants. Qu'est-ce qu'ils voulaient, à la fin ? Que je colle sur ma porte d'entrée "ici, on n'est pas homophobe ?" Je leur répondis qu'il ne fallait pas s'inquiéter, qu'on ne s'occupe pas des affaires des autres, et que les nouveaux habitants sont bien accueillis en général. Ah, mais on n'est pas des nouveaux habitants, me dit celui qui parlait le moins. Mes parents vous connaissent, d'ailleurs.
Vos parents me connaissent ?
Ben oui...

Et le voilà qui m'expose un tronçon de sa généalogie, avec des explications à rallonge et des digressions dans la plus pure tradition paysanne. J'ai un doute. C'est bien vous qui venez d'emménager à la Petite Saulnaie, vous avez un camion vert et bleu ? Leurs yeux s'écarquillent. Ils font non de la tête.

Et c'est ainsi que je me suis retrouvée abonnée pour trois mois, à l'essai, à L'étincelle et l'ajonc, nouvelle revue écologique réalisée par et pour les jeunes.

***
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70 commentaires:

  1. Belle histoire. Sans préjugés.

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  2. Des diversions ou des digressions ? Je m'interroge...

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  3. Dominique, je ne comprends pas votre commentaire.

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  4. Je faisais allusion à cette phrase : « Et le voilà qui m'expose un tronçon de sa généalogie, avec des explications à rallonge et des diversions dans la plus pure tradition paysanne. » Il me semble qu'elle contienne un solécisme. Ou alors est-ce un effet de style ?

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  5. Non, je ne ferai pas de commentaire du commentaire.
    Magnifique texte, Suzanne.
    Et remarquable quiproquo ;)

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  6. Dominique: J'ai relu, mais je ne vois pas où j'ai fauté... merci de me l'expliquer

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  7. Carine, merci beaucoup! (Et les commentaires sont fait pour être commentés...)

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  8. ""L'étincelle et l'ajonc, nouvelle revue écologique"", vous vous en sortez bien, tant que l'on ne vous propose pas "les oreilles et la queue, nouvelle revue tauromachique" :)

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  9. Oui, Suzanne, je sais bien.
    Mais je sens que je vais m'énerver si je commente certain commentaire. Donc je m'abstiendrai (pour une fois!)

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  10. Je vérifie le sens du mot "solécisme", je ne vois pas où il y a solécisme. Mais si vous conseillez le mot "digressions" à la place de "diversions", ce n'est pas tout à fait la même chose, et j'employais "diversion" dans le sens que propose le TLF "Action de détourner quelqu'un ou quelque chose de son occupation première et généralement principale."

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  11. Je pense que Dominique veut dire que vous avez probablement employé le mot "diversion" à la place de "digression" qui, je le crois comme lui, aurait mieux convenu à votre phrase.

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  12. Carine, si vous voulez commenter, faites-le, mais ne restez pas dans le "je ne dis rien, tout le monde aura compris".

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  13. Didier et Dominique: ok. J'aurais pu préciser par un exemple bref en quoi consistait la diversion, mais digressions ferait un peu pléonasme. Je corrige donc la phrase, merci.

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  14. Ce que je veux dire, c'est que dans un très beau texte, certains verront toujours LA petite erreur ou la petite approximation.
    Cela me rappelle un pâté de lapin que j'ai commis, pour une fin d'année. Je ne sais pas si vous voyez le boulot mais bon, j'y ai mis beaucoup de temps et d'amour, n'étant pas une excellente cuisinière. Il s'est évidemment trouvé une bonne copine qui a trouvé LE petit os qui avait échappé à ma vigilance, et qui l'a signalé héroïquement (quelle mal élevée!). FAUTE ! Mais bon, peut-être a-t-elle eu raison, d'après ce que je crois comprendre. Et j'aurais sans doute dû la remercier .
    Il y a toujours quelqu'un qui trouve LA petite arrête dans une soupe de poisson aussi...

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  15. Cela dit, mon intention n'est pas d'initier un débat là-dessus. Vous me dites de dire, je dis. Cela ne présente aucun intérêt.

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  16. Carine, l'erreur de Suzanne m'avait un peu étonné, elle n'a pas l'habitude de se tromper sur le sens des mots. Mais on comprend très bien ce qu'elle a voulu dire et on rectifie mentalement. En revanche, vous employez, vous, l'horrible anglicisme « initier » au sens de commencer. « Initier le domestique », cela veut dire « dépuceler un jeune valet » en bon français et « développer le marché intérieur » en charabia franglais.

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  17. Carine, je ne suis absolument pas d'accord avec votre dernier commentaire.

    Dans le cas du pâté de lapin, c'est une impolitesse stupide, évidemment, mais dans le cas d'un billet de blog, je prends ce type de remarque pour une gentillesse, un peu comme quand quelqu'un vous dit: "tu as un peu de sauce tomate sur la joue".
    C'est une façon de dire aussi qu'on a lu le billet, sans en faire de grand compliment, parce que le sujet n'est pas votre tasse de thé, qu'on n'a pas vu le film ou lu le livre dont l'auteur ne vous branche pas spécialement, ou que la façon de l'aborder ne vous emballe pas, mais qu'on l'a lu. Pointer une faute peut être juste une façon de bougonner poliment qu'on est passé par là.

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  18. Si on ne se sent pas concerné, on peut toujours pointer son passage simplement par un "merci!".
    Mais bon, comme je le disais, je ne souhaite pas "générer" de débat sur ce sujet. Votre texte est super (oups anglicisme)

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  19. Carine: j'aime bien qu'on me signale mes fautes, et je fais de même quand le blogueur n'en fait pas des tonnes. On pourrait presque intégrer cette façon de faire dans la politesse bloguesque, d'ailleurs: on signale la faute dans le commentaire, juste la faute, le blogueur corrige la faute et efface le commentaire.

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  20. Moi, une fois, j'ai trouvé un os de lapin dans la soupe de poisson, eh bien je n'ai rien dit !

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  21. Vous avez reçu une très bonne éducation, vous, Didier.

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  22. Suzanne, il m'arrive aussi de le faire. Mais par mail.
    Ca m'est arrivé en com aussi, mais pour des fautes de frappe.

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  23. C'est un peu cela, Suzanne : je n'avais rien à dire de particulier au sujet de ce billet qui est honorable et pour lequel je ne vois aucun désaccord possible, contrairement à d'autres. Mais ce n'est pas de votre faute : je ne me sens pas inspiré ces derniers temps. Alors, je m'en prends à des broutilles. Je lis bien pis de la part de mes élèves, voire de mes collègues ou supérieurs ! Et dans ce dernier cas, cela me fatigue...

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  24. Je dois devenir suzannophile vidé de tout esprit critique, car je trouve ce billet truculent, réjouissant et la chute fort réussie. Là on où nous conduit droit vers une chute avec morale, on se trouve avec des VRP, c'est bien d'être mis en boite. "Les blancs contre les rouges", c'est aussi une très belle trouvaille.

    Ceci dit, je pense qu'une remarque laissée par un habitué est aussi une marque d'attention, et un peu de confiance, car au bout d'un moment il y a quelque chose d'un peu flippant et de mécanique à lire toujours "billet trop génial !" ou "Bon anniversaire !"

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  25. Balmeyer, c'est vous qui écriviez: "Un plaisir pour les yeux à lire, un plaisir pour les doigts à commenter."

    Fidel Castor, ah, non, je ne me serais pas laissée avoir par une revue tauromachique. (sauf, peut-être, si un torero en personne...)

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  26. Suzanne, souvenez-vous que je ne voulais rien dire!
    C'est vous qui avez insisté.
    J'aurais pas dû dire ce que je pensais, j'étais sûre du truc.
    Je ne comprendrai jamais rien aux blogueurs.
    Vous faites un joli texte, quelqu'un trouve une petite faille, vous le dit publiquement, je trouve ça un peu mufle et inutile, pédant pour tout dire, et vous "merci, merci de me corriger, encore!".
    Voilà pourquoi je ne pourrais jamais tenir un blog.

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  27. Je n'ai pas le code, je ne l'aurai jamais et ne souhaite pas l'avoir. Je ne suis pas assez "diplomate". Et ne souhaite pas l'être. Mon cas est grave^^

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  28. Carine: mais si, vous pouvez dire ce que vous pensez ! Je suis contente de vos compliments, par exemple.
    Vous pouvez dire ce que vous pensez, mais si je vous contredis, ça ne signifie pas que vous n'auriez pas du le dire, simplement que je ne suis pas d'accord, c'est tout !

    Il y a des gens qui se vexent si on leur fait une remarque, ou qui en sont malheureux (je n'avais pas un bon clavier, j'ai écrit ça en trois minutes, pourquoi vous attachez-vous donc tellement à la forme alors que vous ne dites rien sur le fond, etc....) Ben faut rien écrire, rien montrer, si on ne veut que des critiques positives. La critique positive, c'est "ton texte est merveilleux si profondément humain émouvant pliant de rire pétri d'amour éternel et festival créatif festif de la langue française sautillante primesautière et par ton génie recréée et réappropriée, mais je préfère le magnifique poème sur le même thème que tu as écrit en janvier 97, celui qui a été publié par Le Dinausaure Bleu."

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  29. Dorham, Marine est un peu Calimero, oui, mais étrange Calimero: elle souffre pour moi, là.


    Carine vient d'inventer un nouveau syndrome, "Le syndrome de Calimero par procuration" mais chut, on ne lui dit rien, sinon elle va le prendre mal...
    (bon, ok, je me sauve, je sors, comme disent les intern@utes)

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  30. Vous vous imaginez bien de l'usage que je vais faire de votre dernier commentaire, évidement..

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  31. Oui, Balmeyer, vous allez écrire un poème en 1997.

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  32. Dois-je faire preuve de contrition, Suzanne ? Je ne connais pas votre adresse de courrier électronique et donc je n'ai pu vous envoyer ma remarque (totalement anodine) en message privé. Mais si cela devait se renouveler, ce serait mieux qu'il n'y ait pas de commentaires à mon commentaire qui n'en appelait pas.

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  33. Dominique, mais pas du tout ! Pour une fois que je suis d'accord avec vous! (mon adresse mail est sur mon profil blogger)

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  34. Votre texte est merveilleux si profondément humain émouvant pétri d'amour éternel et festival créatif festif de la langue française sautillante primesautière et par ton génie recréée et réappropriée, mais je préfère le magnifique poème sur le même thème que vous avez écrit en janvier 97, celui qui a été publié par Le Dinausaure Bleu, bordel !

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  35. tiens, Nicolas, ça me donne une idée de billet sur "peut on dire qu'un texte est de la sous-merde ?"

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  36. Suzanne,

    Le "j'ai pas les codes" [je suis exclu] "mon cas est grave^^" [c'est trop injuste], ce n'est pas du Caliméro par procuration...

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  37. Calimero d'ailleurs, sans accent...encore un italien à la con...la coquille, c'est de la gomina en fait...

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  38. Suzanne,

    Mais oui on peut, un jour, on m'a dit que je "conchiais les mots" ou sur Marianne2, que ma "prose sentait la merde et que ça donnait envie de tirer la chasse"...

    Héhéhé !

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  39. Suzanne, Dorham,

    Non, on ne peut pas. Question de politesse. Ou alors si l'auteur a visiblement une mauvaise passe alors qu'il est très bon en général.

    Une question de politesse ou de je ne sais quoi : un type s'est fatigué à écrire un texte. Bien lui en fasse. On est pas obligé de le lire...

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  40. Non, je ne comprends pas comme ça ce qu'à dit Marine.
    il faut se blinder un peu pour tenir un blog, et elle ne s'en sent pas capable, elle n'en a pas envie, on ne va pas le lui reprocher...

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  41. Marianne2, ce n'est pas un truc pour les Vichy rance, hmmm?
    Nicolas, bah oui. Sauf si le type est un abominable prétentieux, et qu'on s'en fout de se fâcher avec lui.

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  42. Tiens, Nicolas m’a grillé mon gag que j’avais mis au chaud…

    Je lis parfois des trucs risibles dans les commentaires. La doxa des blogueurs c’est de ne surtout pas être un bisounours, parce que ça craint trop, alors on découvre des bons garçons qui font : « euh ne soyons pas des bisounours, euh, ton texte je ne peux pas être d’accord sur tout », et on voit bien qu’ils se forcent, les bons garçons, c’est un peu pathétique. Si je trouve qu’en ce moment Suzanne a le mojo, et qu’elle est en grâce, et qu’elle casse la baraque tel Leo Messi au Barça, autant le lui dire. Quand vous y réfléchissez, dans le fait de mesurer son enthousiasme, il peu y avoir quelque chose d’assez narcissique, un léger « qu’en dira-t-on », qui fait très petit village.

    (Je garde aussi, pour tempérer mes propos, une pointe de nostalgie de quand Dédé Gougoux désintégrait nos maigres tentatives d’écriture, il y avait quelque chose de flatteur, un peu comme si nous étions pris très au sérieux.)

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  43. "Marianne2, ce n'est pas un truc pour les Vichy rance, hmmm?"

    Ben, je ne sais, j'étais "blogueur associé" de Marianne2 : serais-je un réac qui s'ignore comme le prétendait autrefois D. Goux ?

    Je ne le crois pas...

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  44. Il faisait ça, Didier ? Oh, zut, j'aurais du bloguer à cette grande époque...

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  45. Suzanne,

    Oui, il faisait ça...

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  46. @ suzanne

    Merci pour votre texte torché en 3 minutes ( c'est vous qui le dites)
    Continuez vos chroniques villageoises ; elles sont "vraies " dans le sens où je retrouve par touches légères les petits riens de la vie quotidienne et l'inattendu qui s'y cache souvent .

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  47. Lucie, "torché en trois minutes", c'était une expression qui n'était pas pour mes textes... J'écris à une vitesse d'escargot.

    Merci pour votre commentaire gentil.

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  48. Un escargot, ce n'est pas ce machin qui bave, un peu comme Didier Goux quand personne remplit son verre ?

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  49. Nicolas: pffft...

    Je vais dormir, tiens.

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  50. Carine n'a pas de blogue ? Mon œil !

    À part ça, joli billet que le vôtre, qui, du fait de la chute, prend une nouvelle saveur à être lu une seconde fois.

    Cela étant, puisque vous y tenez, et uniquement pour ça, je verrais bien le trait d'union abusif de « ça peut-être intéressant » glisser jusqu'à ces malheureuses « chauves souris », qui en sont dépourvues (enfin, qui le sont du moins sur votre page principale, puisque le trait d'union en question réapparaît dans votre texte tel qu'il figure dans la zone où nous allons déposer nos commentaires, là même où le S final de chauve a quant à lui mystérieusement disparu...).

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  51. Chieuvrou: merci beaucoup, c'est fait.

    (J'ai les meilleurs correcteurs qui soient...)

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  52. Bonjour Suzanne.

    Des "buveurs" qui discutent "sec"... Pour le coup, si je puis dire, la trouvaille est merveilleuse. Bravo.

    À part ça, et bien entendu eu égard à l'élégance et au style léché qui vous caractérisent ainsi que (certains de) vos émérites commentateurs, j'ai tout de même envie de dire que ceux qui exècrent les pédés ce sont des enculés. Enfin bref.

    Bien à vous.

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  53. @Chieuvrou:
    Non, SBF, comme vous.
    Vous savez bien que s'il n'en reste que deux...

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  54. Joli billet !
    un jour un monsieur m'a dit " les pd, ben oui, sont commes nous, mais jen veux pas chez moi, ça pue " J'ai sorti de mon sac à main mon "sentbon" et j ai vaporisé la pièce. Ce con n'a rien compris !
    c'était comme ça en passant, ton billet m a fait repenser a cette anecdote

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  55. Corto: merci, c'est gentil. J'ai pensé à vous dédicacer le billet, en clin d'œil, puis je me suis dit que non, après tout, vous n'étiez pas photographe!

    Marine et Chieuvrou, je vous vois bien en cheminots, avec votre petit baluchon de mots sur l'épaule, nourris de soupe claire, de reliefs et de part du pauvre, reposant vos pieds fatigués et vos petits doigts crevassés à l'ombre d'une antique croix et d'un chêne qui marquent une croisée de blogs, et pérégrinant de plus belle, sans cesse, sans cesse, sans cesse....

    (les esclaviers de la blogue sont durs aux miséreux...)

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  56. @Suzanne:
    en chemineaux même!
    Oups, c'est vous qui l'avez voulu ;)

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  57. Chemineaux, oui ! (pardon à la SNCF)

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  58. Oui mais Marine, c'est pas du jeu.
    Moi j'parlais des fautes dans les BILLETS, car chaque billet doit tendre à être le chef-d'œuvre du blog. (rien que ça, si, si)
    Les commentaires, ça va vite, on ne se relit pas, c'est du parlécrit.

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  59. Marine, je suis de mauvaise humeur.
    J'ai commencé à traiter tout le monde de con chez Ruminances, j'en suis quasiment à "cons de nazis" maintenant. Viendez pas m'embêter.

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  60. Alors si mauvaise humeur je fais court: le texte est bon.

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  61. Suzanne,

    Je viens d'aller lire l'article en question... (pfffff, bon)

    Je vous admire presque encore plus maintenant. Restons calmes !

    Et puis, aussi, je trouve tout cela désespérant... De plus en plus.

    Mais il faut dire que ce débat en hautes sphères est tellement mal mené, qu'il fleure en effet tellement l'opportunisme politicien que les gens en finissent par croire bêtement qu'il n'y a pas de problème du tout. Ou qu'il y en a de plus important derrière ce qu'ils croient être un écran de fumée. Comme si la politique ne servait pas (ne devait pas idéalement servir) à régler plusieurs problèmes en même temps, les relativement circonscrits comme ceux d'ampleur...

    Comme si les symboles n'étaient plus rien, comme s'ils étaient puérils, à jeter...

    Que devrait-on attendre pour considérer cette tendance comme un réel problème ? Qu'il y ait des millions de femmes dans ce cas ? Et puis là, votre exemple de Vannes, s'il est avéré, c'est franchement révoltant, non ?

    Ce que je ne comprends pas, c'est que les gens qui restent convaincus qu'il y a un islam modéré devraient être aussi les plus fermes, les plus clairs, pour signaler, disséquer les comportements intégristes. Comme les cathos, malgré ce qu'on en dit, sont souvent les plus volontaires pour rejeter à la marge les fondamentalistes qui mouillent encore leurs draps en rêvant de croisades sanguinolentes.

    Quand je croise moi-même des silhouettes en burka avec mes enfants (bon, mes filles), pour dédramatiser, je leur dis qu'on vient de croiser Batman...

    La plus grande a déjà trouvé la faille : elle dit que Batman a des vêtements qui lui collent à la peau... Elle n'y croit pas, ça l'étonne, elle ne pige pas...


    Ce qui est drôle, c'est qu'on s'empresse de nous refiler - sur ce sujet - des leçons de gauchitude (je pense à vous ou à Nicolas récemment, même si on peut être en désaccord sur certains aspects...), alors qu'on a là des gens qui kiffent par ailleurs la lecture de Muray ou qui prennent tout à la dérision. Le gauchiste qui s'encanaille et le cynique qui s'ignore...

    So red, indeed !

    Y a des jours comme ça où ne plus tenir qu'un blog figé dans la glace me réjouit...

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  62. Popopo !

    Comme dit Tonnegrande, j'ai encore épuisé le sujet et le lecteur :)

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  63. Hé ho ! Tonnégrande est une marque déposée. Une grosse.

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  64. Tu parles, c'est de la propagande tout ça !

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  65. Mdr, je pensais à des témoins de Jéhovah : )
    Didier rouspète TOUJOURS quand il trouve une arrête !

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  66. Geargies: merci.

    Dorham: merci pour votre long commentaire, dont j'ai recopié une partie ailleurs. Je ne sais pas quel âge ont vos premières filles, mais je trouve plutôt bien de ne pas essayer de leur expliquer des choses pas très explicables à des petites têtes. On n'a pas encore écrit, à ma connaissance, d'album pour les 3-7 ans: "Comment expliquer le voile intégral à ma fille". Marjane Satrapi, c'est pour après.

    Nicolas, si vous pouviez éviter la pub pour la chose de votre ami... J'ai une avalanche de mails de fille, après, style "euh, tu le connais en vrai, il habite où ?"

    Catherine: j'y a droit au moins une fois par an, à ceux-là, mais ils sont toujours en couple, le vieux prêcheur et l'apprenti prosélyte, et il y a toujours un gosse avec eux, à qui j'ai envie de dire qu'il n'a pas de chance, mais qu'il se rattrapera quand il sera grand.

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Modération parfois, hélas, mais toujours provisoire, ouf.