lundi 28 janvier 2013

Parlez-moi d'amour

J'ai vu hier soir un reportage au sujet des enfants de couples homosexuels.
Il y avait deux lesbiennes qui faisaient appel à un homme qui filait du sperme gratos en cachette de sa femme.  La jonction se faisait dans une chambre de Formule 1. Le gars filait son sperme dans un bocal. Oh qu'est-ce que ça pue, disait une des filles. J'ai oublié que ça puait autant. Sa copine lui enfilait une pipette de ce sperme tiède, et on voyait la fille allongée les jambes en l'air recouvertes d'un drap blanc. Auparavant, les filles décidaient, avant de rencontrer le géniteur, de changer leur prénom, leur âge, pour préserver leur anonymat. Pas de renseignements identifiants, surtout. Filmées par la caméra, passées à la télévision, vues par des millions de personnes. Vues en train de sniffer du sperme avec des mines de dégoût, de se l'injecter, dans ce décor de chambre de formule 1.
La première photo d'un enfant, celle qu'on place en tête de son album de famille, c'est celle de son échographie. Là, il sera content, le môme. Il aura (c'est la moindre des choses, si des millions de télespectateurs l'ont vue) la vidéo de sa conception,  les conversations de ses mères, la voix de son géniteur, tout.

47 commentaires:

  1. " J'ai oublié que ça puait autant. " Vous savez ce qu'il vous reste à faire...

    (mais kilécon, je sais).

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  2. C'était une des filles qui le disait dans le reportage...

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  3. On ne plaisante pas avec ces choses là, monsieur.

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  4. Votre billet est une ode à la PMA.

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  5. Et les psys du futur de se frotter les mimines…

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  6. Ben, celles-là, elles étaient gratinées. De là à les prétendre représentatives...

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  7. Pauvre type! Le jour où ces deux-là lui réclament une pension alimentaire après un test de paternité, il risque de changer d'avis sur la PMA "pour tous".

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  8. C'est pour cela qu'il est urgent de donner un cadre légal, disent les partisans de la PMA. Aussi pour qu'on ne puisse pas se tourner vers le géniteur, ou se retourner contre lui. On tourne en rond.

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  9. Et le pauvre gosse qui une ois adulte voudra savoir d'où il vient ? Il y en a déjà des milliers, on va multiplier ces cas par combien ? Ça promet !

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    1. Non, Cycee, vous avez beau m'offrir là une argumentation de 78 lignes, ces personnes existent.

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    2. Les cons existent, oui, c'est pas un scoop...Et M6 fait du caniveau tout le temps, c'est son mode de fonctionnement...

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    3. Cycee: imaginons qu'à la place du couple homosexuel, il se fut agi d'un couple hétérosexuel, rebuté par les délais d'attente dans les centres d'insémination, par exemple. ça ne changerait rien. Vlad n'a pas tort en parlant plus bas de monstres (ceux qu'on montre). Alors, M6, oui... J'ai pris ce reportage en cours de route, en zappant, et j'ai été écœurée du début jusqu'à la fin, pas parce qu'on montrait quelque chose qu'on n'eut pas dû montrer, mais en pensant aux enfants, en plaignant les enfants. Alors, bien sûr, il y a tant d'autres situations graves, tant de parents défaillants, immondes, monstrueux, très cons, pourquoi des homosexuels ne le seraient pas aussi ? Vous savez bien que ce n'est pas cela la question. Ni celle de l'homophobie. Elle a bon dos, l'homophobie.

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    4. Désolé Suzanne, mais je n'arrive as à m'empêcher de réagir quand j'entends de tels qualificatifs.
      M6 montre la réalité et comme la réalité est cruelle, les gens disent que c'est du caniveau. Je ne sais pas si les gens se rendent compte qu'ils avouent fermer les yeux quand ça ne sent pas bon.
      Sans vouloir être méchant, je trouve ça humainement malhonnête.
      Les faits sont là, la décadence (?) est avérée, et forcément ça ne plaît pas aux gens qui rêvent d'un monde de paix.
      Je leur dis aux rêveurs, leur plus gros défaut, c'est de nier que l'humain est par nature bon ET mauvais. L'humain n'est pas un être vivant parfait. Le jour où les Français comprendront ça, on avancera dans le bon sens.

      Bien à vous.

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    5. "Les faits sont là, la décadence (?) est avérée, et forcément ça ne plaît pas aux gens qui rêvent d'un monde de paix."
      Oh, eh, ça va. On sort d'une époque pas si lointaine où les enfants travaillaient dans les mines, et encore moins lointaine où les hommes semaient leur graine sans la moindre préoccupation de ce qui en adviendrait, tout en légiférant contre celles qui avortaient de leurs oeuvres. La reconnaissance des enfants bâtards, illégitimes, c'est tout récent et ça a flanqué un coup au mariage civil, et TANT MIEUX. Ce n'est pas une décadence que s'occuper des droits de l'enfant. Si, si on regarde les choses de haut, prétendent certains.
      Alors oui, les deux filles du reportage sont pitoyables et malfaisantes, d'une certaine façon et oui, j'ai peur pour l'enfant qui naitra de ces manoeuvres, c'est triste, c'est dommage, et je refuse qu'on me dise que ça va dans le sens de l'Histoire. Le sens de l'Histoire, c'est de ne pas légiférer CONTRE l'intérêt des enfants, de TOUS les enfants.

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    6. ...e t quand je dis "tant mieux", ce n'est pas "tant mieux que le mariage civil soit esquinté", c'est "tant mieux qu'on se soit préoccupé d'abord du sort des enfants illégitimes, qu'on ait essayé de supprimé cette notion même".

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    7. Je plussoie Suzanne. Qu'on modifie le code civil dans l'intrêt de l'enfant n'est pas décadence. Je parlais de décadence dans la mesure où ces deux copines vont faire un acte plutôt important, selon le même mode que celui d'achat de jean ou de manteau. Vraiment je pense à la décadence car on semble relayer en second plan le bien-être de l'enfant par rapport à l'"égalité des droits".
      Bien entendu, tout ce qui favorise le développement d'un enfant est une évolution. Mais ce n'est pas ce que je ressens en tant que Français en 2013.
      Je disais décadence pour une autre raison, c'est que ces 2 filles ne sont à mon avis pas des cas isolés, et peuvent même refléter l'attitude d'une bonne partie des futurs parents homos.
      Si on pensait à l'enfant en tout premier dans cette nouvelle affaire sociétale, croyez-moi je ne serai pas là à commenter sur ce sujet. Je laisserai faire le cours de l'Histoire.

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  11. Koltchak, je ne crois pas qu'on va les multiplier par milliers, qu'il va y avoir une politique nataliste chez les homosexuels... Je pense que ça ne changera pas grand chose. Ceux/celles qui veulent avoir des enfants absolument se débrouillent, et ces enfants naissent. Ce qui est terrible, c'est l'argumentation "coup sur la tête". Si on se préoccupe du malheur possible de ces enfants quand ils apprendront ce qu'est une mère porteuse (en dehors de la vision bisounoursienne absolument ridicule que certains en donnent) du malheur qu'ils auront d'avoir été achetés sous couvert d'adoption internationale, ou s'ils savent.. qu'ils ne peuvent RIEN savoir, qu'ils n'ont même pas ce droit primordial, sans qu'un intérêt supérieur soit en jeu, eh bien, si on se pose ces questions, on passe pour quelqu'un qui pédale dans le sens contraire de l'Histoire. Alors que le sens de l'Histoire, chez nous, va dans le respect de la condition et des droits de l'enfant.

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    1. Le fait qu'ils ne seront pas nombreux ne change pas la donne à mon sens. Les symboles sont importants. Faire un enfant, c'est autre chose que vouloir un enfant. Aujourd'hui, on a l'impression que le désir d'enfants doit nécessairement être satisfait comme si avoir un enfant, c'était la même chose que vouloir un chien, un jouet, une console de jeux... Ce n'est plus vouloir un enfant pour lui, pour l'être humain qu'il deviendra en espérant pour lui de grandes choses, une grande vie, mais c'est simplement vouloir un enfant pour soi, une petite poupée à câliner. Cela va bien au-delà du droit des homosexuels. les hétérosexuels sont aussi concernés, au premier cher, eux qui font des mômes et qui constatent dès les premiers mois que ce n'est pas ce qu'ils espéraient et dont les couples explosent à la moindre étincelle. L'individualisme le plus absolu. Voilà ce que révèle toute cette histoire... C'est triste à pleurer... Quel égoïsme !

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  12. Et si la pipette contenait des phtalates ?

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    1. Malavita: le bébé aura la phtalidomide, et alors ?

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  13. Susanne je dois dire que votre article est parfait. C'est normal j'ai pense la meme chose en regardant la scene repugnante de la '''seringue-formule 1-drap blanc-et sperme- qui- pue'''.
    Mes enfants legitimes nes de mon mari et moi meme, retrogrades, coinces et moisis, par bonheur étaient couches.

    Sorry pour les e sans accent, cest pas ma faute.

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    1. "Ces femmes sont des monstres."

      Au moins, oui.

      Je suis d'accord : gâcher du bon sperme comme ça. Elles auraient pu en garder pour faire des cocktails ou pour refaire les joints de la baignoire. Ou pour la pâte à crêpes...

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  15. La pipette était elle consentante ?

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  16. Voici donc ouvert un nouveau créneau pour notre industrie moribonde.
    Il faut se pencher de toute urgence sur le concept de "désodorisant de sperme" et le tour sera joué ...

    (ces émissions sont tout de même consternantes !)

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  17. Solveig: "émissions consternantes" ? hum hum....

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  18. Mais pourquoi on ne leur refile pas des tamagoshis, à tous ces emplumés en mal de pouponnage ?

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    1. C'est valable pour un bon paquet de couples hétérosexuels aussi.
      (il ne faut pas confondre les homosexuels modérés avec les homosexuels fondamentalistes, et faire un amalgame qui... ni...)
      (Cette pauvre Suzon est en train de lâcher ses derniers boulons)

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  19. Je trouve que ces émissions, derrière leur étiquette soi-disant racoleuse, sont de très bons indicatifs sur le comportement de l'être humain dans notre société. Un reportage comme celui-ci vaudra mille fois une analyse de sociologue longue de 24 pages grands carreaux Séyes, qui sera acquis à la cause progressiste.
    Qui décrie ce genre d'émissions avoue s'aveugler quand la réalité devient insupportable.

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  20. Robert Marchenoir29 janvier 2013 à 14:18

    Les visages étaient floutés ?

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  21. Parfois, dans dans ce reportage la femme qui se fait inséminer "artisanalement", la future mère de l'enfant, ne l'était pas.

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  22. Et puis, bon, hein : des gonzesses qui broutent du minou à l'année longue sont tout de même assez mal placées pour tordre le bec devant l'odeur des sécrétions masculines ! Je m'esscuse, mais merde…

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  23. (C'était Didier Goux, grand poète de l'amour courtois)

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  24. Consternant, en effet. Sur le sujet, on voit pas mal de trucs consternants. Comme une maman qui prétend savoir comment garantir l'équilibre des enfants à naître et qui choisit de se répandre dans les médias sous l'élégant pseudo de "Frigide". Mouais.

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  25. Oui, ben, le troubadour en collant, faut pas trop lui concasser les joyeuses non plus, hein !

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  26. Quand je dis que c'est consternant, c'est parce qu'il n'est pas nécessaire de tout filmer pour faire comprendre aux pauvres demeurés que nous sommes.
    Et comme j'ai pas tout compris, je voudrais qu'on filme aussi le généreux donateur en train de fournir et pas seulement LA récipiendaire.

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    1. Solveig, je cochais le mot "émission" (émission de sperme, quoi... oui, je sais, c'est de l'humour de troisième de cavalerie...)
      Et, dans ce type de reportage, justement, il faut filmer adéquatement. Il faut râcler. Soyez certaine que s'ils n'avaient pas encouru la censure pour images pornographiques, on y aurait eu droit, de la part de ces journaliste d'humeurs, à la branlette requise...

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    2. Ah ben oui... émission était coché en effet, Suzanne.
      La prochaine fois je réfléchirai avant de jacter précocément.

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    3. Ah, non, jactez sans cogiter, c'est meilleur quand ce n'est pas interromptus !

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    4. ... et l'animal n'est pas triste.

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  27. Evidemment, ces deux greluches sont sordides.
    Maintenant, je me demande quel était le dessein de l'émission de télé, diffusée dans le contexte de guerre de Sécession qu'on connaît. Voulait-elle dénoncer une abomination? De la part de M6, je doute. Pas trop le genre de la maison.
    Alors?
    Alors, il faut raison garder: M6 veut bassement faire du fric et les lesbiennes qui se pincent le nez, c'est bon ça, coco.
    Les deux monstres en question représentent une infime minorité de ces cinglés prêts à tous les excès, homo ou pas. Ne nous égarons pas.
    M6 ne montre pas du tout la réalité (désolée de ne pas être d'accord avec Pierre): elle la travestit et attise un feu qui n'en a pas besoin: en voyant ça, les anti (dont je suis), atterrés, sentent venir des envies de meurtres et les pro, qui ne sont tout de même pas tous rendus à ce niveau-là, vont avoir beau jeu de hurler à la caricature, à la stigmatisation et que sais-je.

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Modération parfois, hélas, mais toujours provisoire, ouf.