jeudi 11 avril 2013

Les mot-tes qui conviennent








  Trouvé sur ce blog   le joli mot de caricaturistesses à propos de caricaturistes femmes. L'auteur semble hésiter un peu, car elle parle juste avant de "la caricaturiste". 
Pourquoi pas caricaturisteresse, caricaturisteuse, caricaturistereuse, caricaturistelle ? Il y a des choix qui m'échappent.
La caricaturistesse rejoint donc là-bas  la peintresse et l'architectrice.  On avance on avance.


45 commentaires:

  1. Mes yeux.... Rendez-moi mes yeux...

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  2. Bah, on pourrait considérer que le mots terminés par un "e" seraient épicènes mais comte/comtesse, prince/princesse prêchent pour le contraire. La bonne forme, si on suit cette logique la dame aurait raison... A part que tout ça est bien ridicule. Pourquoi n'habiterions pas LE France ?

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    1. Oui mais bof. Une élèvesse, une artistesse ? Même les Québecois n'en sont pas là.

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    2. En fait sauf erreur de ma part, les noms épicènes (terminant par un E) conservent leur orthographe, seul l'article change.
      Voici ce qu'on peut lire ici (page 21) :

      "Certains noms ont été féminisés depuis longtemps à l’aide du suffixe –esse : hôtesse, mairesse, maitresse, poétesse...
      Ce suffixe étant aujourd’hui senti comme désuet, voire dévalorisant, on a préféré ne plus y avoir recours. Seuls les emplois consacrés sont retenus (une hôtesse, une maitresse d’école) ; les emplois encore partiellement en usage sont toujours admis, à côté des formes épicènes proposées ou déjà concurrentes dans l’usage : une maire ou mairesse , une maître ou maîtresse
      (d’hôtel, de conférences, etc.), une poète ou poétesse..."

      Et je ne crois pas caricaturiste soit ce qu'on appelle un "emploi consacré" donc sa féminisation est totalement superflue (et moche par-dessus le marché). UNE caricaturiste est donc la règle.

      Même si les immortels ne sauraient sanctionner "caricaturistesse"

      La féminisation de la langue est une cassesse-tête.

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  3. Parce que c'est un paquebot, il n'y aurait pas la place pour tout le monde et certains seraient en troisième classe, toujours les mêmes.

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  4. J'aurais suggéré caricatureuse mais ce n'est pas mon domaine de compétence. Je peux vous proposer l'aide d'une essperte à la tête fort bien faite, dès son plus zone âge férue de littérature médiévale et même avant (arabe, germanique et précolombienne). Voulez-vous le lien chère Suzanne ?

    Amicalement.
    Al.

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    1. Alwest, si elle est spécialistesse aussi en culture des religions et en linguistique comparée, hum... je crois qu'on va faire sans.

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  5. Il faut quand même saluer ces efforts pour rendre la langue française la plus chantante possible. D'ailleurs vive le shenis aussi!

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  6. Elle est vraiment à la masse, cette pauvresse ! Je plains les féministes intelligentes, qui doivent se coltiner un boulet pareil.

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    1. Elles ne se la coltinent pas longtemps.

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  7. Tiens, vous modérez, vous, maintenant ?

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    1. Seulement quand il y a une avalanche de Léons.

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  8. Ne serait-ce pas de l'allemand?

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  9. Je suis favorable à la féminisation des mots, et à la simplification, je dis volontiers une auteure, une professeure, et même une docteure plutôt que doctoresse, etc. Mais pour les mots dont la terminaison est neutre et ou seul suffit l'article, je ne vois pas la nécessité de compliquer en transformant la peintre en peintresse et ainsi de suite. C'est absurde, laid, et au final ridicule.

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    1. L'auteure, l'écrivaine, je ne m'y habitue pas. En revanche, la professeur, la ministre, la dentiste... c'est passé dans le langage courant. Les femmes sont professeurs, ministres, kinésithérapeutes (kinesithérapeutesses, ça ferait bien long tout de même) Est-ce que ça modifie la donne de féminiser le nom ? Je ne crois pas, dans la mesure où il n'y a plus à se battre pour exercer ces professions, où la légitimité des femmes n'est pas remise en cause... en tout cas, achitectrice et peintresse, c'est trop bizarre.

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    2. Vous êtes un peu trop conservatrice, Suzanne! Lucia Mel a raison, c'est toujours le langage populaire qui finit par s'imposer; on verra à l'usage... Elle dit vrai également pour les langues latines, je peux le confirmer pour l'italien.
      J'ai un peu de mal avec certains termes, "écrivaine", par exemple, me semblait étrange. Adopté massivement au Québec, je m'y suis faite, et il me semble aujourd'hui posséder une certaine élégance.
      Je n'aime pas trop les termes en "esse", lourds à mon avis, mais il y en a que je conserverai, comme "enchanteresse" par exemple, plutôt qu' "enchanteure". Le charme délicat et poétique de l'Ancien, sans doutes...

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    3. Floréale : possible. Ces transformations sont perçues comme un plus pour les femmes alors qu'elles sont un moins pour le sens. Didier a raison, mais mais mais... pour ma part, tant pis. Je ne me battrai pas pour essayer de l'expliquer. Je crois que si cela fait plaisir à certaines, en dépit du sens, de l'histoire, de l'étymologie, on peut leur céder.
      C'est la même chose pour le pluriel des mots, ex: Les garçons et les filles sont fatigués. Oh, bien sûr, on peut évoquer la suprématie masculine. à la base, il y a de ça. Nous n'avons pas de neutre en français. On pourrait se contenter de préciser que l'accord au masculin n'a plus (à supposer qu'il en eût) aucune connotation sexiste, et qu'il s'agit d'une convention, d'un neutre à expression masculine, je ne sais pas comme un linguiste l'exprimerait, mais quelque chose dans le style. Eh bien non, il y a des femmes qui en ont décidé autrement et demandent que soit imposée la règle du dernier mot "les garçons et les filles sont fatiguées, les filles et les garçons sont fatigués." Ce type de démarche n'a pas de fin.
      Que celles qui sont contentes d'êtres écrivaines, auteures, plombières, marines-pêcheuses, dentistrices, psychologeuses et orthophonistesses s'intitulent ainsi, tant qu'on n'oblige pas les autres à s'y coller aussi, ça ne nuit à personne. Moi, je ne les appellerai jamais ainsi, et ça me permettra d'en éviter certaines. Je n'achèterai jamais un livre d' écrivaine, rien qu'à lire ce mot, j'ai déjà l'impression d'avoir lu l'essentiel de son œuvre, mais je ne me sens pas le droit d'en dissuader quiconque. Vive la liberté !

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    4. ...et moi aussi j'aime beaucoup enchanteresse, diablesse, pauvresse...

      O nuit enchanteresse!
      Divin ravissement!
      O souvenir charmant!
      Folle ivresse!

      http://www.youtube.com/watch?v=7o_Y3FALzyU

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  10. La terminaison en "e" me suffit aussi, les "esses" me paraissent juste bonnes à accrocher dans une boucherie ...

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  11. Solveig, j'ai cru que vous aviez écrit "les fesses", et que...non, rien...

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  12. Tu as fait une faute dans ton titre.
    Ce n'est pas "Les mot-tes" qu'il faut écrire, mais "Les mot-te-s" ou "Les mot-t-E-S.

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  13. Il faudrait tout de même rectifier une ou deux conneries, dont tout le monde semble ici persuadé qu'elles sont des choses avérées.

    D'abord, la lettre e n'est pas la marque du féminin ; elle ne l'est pas exclusivement, en tout cas, et même loin de là. On parle d'un apogée, d'un lycée, d'un empyrée, etc. Mais c'est parce qu'ils le croit fermement que des parents ignares ont décidé de baptiser leurs fils Timothé (quand ce n'est pas Timotei…) plutôt que Timothée, Cyril plutôt que Cyrille ou, comble de l'horreur, Jérémy au lieu de Jérémie.

    D'autre par, cette manie d'estropier les noms désignant un métier en leur ajoutant un "e" voire un "esse", prouve simplement que l'on fait une confusion entre le genre du métier et le sexe de la personne qui l'exerce, ce qui est absurde : les deux sont déconnectés l'un de l'autre.

    C'est ainsi qu'une femme sera UN ministre, cependant que son fils sera UNE sentinelle. Ou alors elle choisira de devenir UN écrivain cependant que son andouille de fils (qui est donc UNE andouille) se contentera, en son régiment d'être UNE simple ordonnance, voire UNE estafette. Mais si lui-même parvient à écrire de beaux livres comme maman, peut-être deviendra-t-il UNE grande plume.

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    1. Une grande plume dans le cul pour un pédée ?

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    2. Eh bien, justement, à propos : ça ne choque pas ces dames, que leur sexe soit UN vagin et le nôtre UNE verge ?

      Je propose : une vagine (voire une vaginette, pour les plus étroites), et un verg (que l'on prononcera vergue ou ver, chacun selon sa convenance)..

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    3. Un con et une bite ?
      Un ovaire et une couille et une testicule ?

      Quand Dieu a conçu la langue, il était bourré. Nous avons la preuve.

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    4. UN testicule (et UN ovule).

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    5. UNE bite et UNE chatte.

      Dieu buvait encore plus que moi et Didier réunis.

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    6. Didier, vous avez encore raison, mais je crois que c'est trop tard, fichu. La ministre, la maire sont passés dans le langage courant et votre argument flanche injustement. Bataille perdue contre les modernoeuds, là.

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    7. Ne dites jamais à Didier qu'il a raison ! Les évolutions du langage sont naturelles en plus.

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    8. Mais si, il a raison. Ce n'est tout de même pas difficile à comprendre, ce qu'il explique là. Le fait est qu'il y a beaucoup de noms de professions, de fonctions, qui sont masculins, et peu de féminins... et que le féminin existe depuis longtemps pour certains, et pas pour d'autres, ce n'est pas logique. Et on s'épuise à trouver une logique discriminatoire dans des cheminements étymologiques dus au hasard des emprunts, et on veut établir une espèce de justice ... Mais si l'écrivaine et l'auteure sont contentes avec ça...(et en plus, elles vont pouvoir se marier maintenant !)...

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    9. Pourtant Didier, cette règle ne s'applique pas au masculin. Les hommes qui font le ménage ne s’appellent pas "femme de ménage". Les académiciens sont allé cherche Socrate et la Maïeutique pour quelques rares hommes ne soient pas affublés d'un "sage-femme" pour titre professionnel, le maïeuticien est né ! Pourquoi changer une langue bâtie sur une culture qui avait si peu de considération pour les femmes. C'est une tradition française d'être sexiste, c'est normal que cela se voie dans la langue.

      Sinon détail "amusant", je cherchait un barème des salaires pour les techniciens du cinéma. Je tombe sur ceci :
      http://directeurdeproduction.com/downloads/bareme-Techniciens-APC-UPF-01-01-12.pdf
      Vous remarquerez que "Tapissière" s'écrit au féminin quant le salaire est de 828,99€, mais passe subitement au masculin "Tapissier" lorsque la paye est de 1208,24€. Le français c'est formidable. Mais pourquoi le changer ? Je me demande bien...

      Vos petits jeux de -esse, -ette, -euse sont revelateurs. Ils sont significatif de la valeur et des connotations du féminin dans cette langue que vous chérissez. C'est facile en français de se moquer des mots féminins, le féminin est très souvent péjoratif. C'est même une aggravation de l'insulte que de féminiser son interlocuteur dans la langue de Molière. On "traite" peu les pères quant il s'agit d’évoquer la putâsserie et beaucoup d'insultes n'ont simplement pas de masculin, sans conter la longue énumeration des professions qui deviennent une insulte quant on la passe au féminin ( http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2005/03/cest_une_pute.html ). Mais puisque le masculin l'emporte, je me demande pourquoi je proteste, je ne suis qu'une tapissière, en français c'est pas loin de la tapisserie, ni du paillasson.

      Mais ne changeons rien. Obéissons à nos maîtres (d'école et autres) et écoutons sagement les momies de l'académie françaises. La bonne langue, la langue droite, la langue orthonormée, on ne rigole pas avec, c'est sacré. La raideur, c'est important (et c'est si viril). Il faut restez toujours bien droit, strict, rigide, c'est une hygiène de vie. Au garde-a-vous, en rang deux par deux, se faire gardiens de la norme et de la tradition, présentez les armes et tirer à vue sur tout ce qui dépasse des rangs. Moquez, c'est super la moquerie pour faire taire les protestations. Moquez ce féminin si inconvenant qui vous fait tant souffrir. Cachez ce sein, ici c'est la gaule.

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    10. Meg
      Merci pour ce long commentaire, dont la conclusion montre bien qu'on ne parle pas de la même chose, et qu'on est dans le dialogue de sourds.
      J'ai cliqué sur le lien que vous donnez, à propos de la grille de salaires des techniciens du cinéma. Je trouve ce document bizarre. Comment peut-on employer 39 h par semaines des personnes qu'on paiera moins que le SMIC ? Il y a des conventions spéciales pour ce secteur ?
      Quant à "tapissier, tapissière", c'est évidemment choquant si les salaires sont différents juste en fonction du sexe de l'employé, si le travail est exactement le même. Je doute qu'officiellement on provoque aussi bêtement la loi. Les discriminations sont en général plus malines et insidieuses.

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  14. Je crois qu'il est intéressant (et c'était également le propos d'Euterpe dans son billet) de s'interroger sur le fait que la langue française (en France essentiellement) a d'énormes réticences à la féminisation des noms de métiers... (la commission créée en 1984, présidée par Benoîte Groult, l'a démontré, car depuis cette date cela n'a guère évolué... à part "la professeure" et "la ministre", je dis "la docteure" mais je suis encore isolée...). Ce qui n'est nullement le cas des autres langues latines, ni de l'allemand (si l'on en croit Euterpe). En portugais "a professora, a doutora, a médica, a pintora, a escultora, o/a caricaturista... a cirurgiã..." sont monnaie courante, en revanche peu de... "pedreira" (maçonne), et l'on s'interroge sur "soldada" (soldate)... Est-il utile de se pencher sur ces questions ? Oui, sans doute, si l'on s'intéresse à ce que mon professeur de lexicologie nommait la "langue-culture". Cela peut même devenir une passion. A chacun ses dadas. Et, même si parfois ça donne des termes plus ou moins élégants, l'usage seul entérinera ceux qui conviennent au plus grand nombre, car dans ce domaine c'est le peuple, et la langue "vulgaire", qui toujours l'emporte. Le peuple français est sans doute misogyne. CQFD ;))) Je constate sur la page portugaise citée plus haut, que l'interrogation sur le féminin de "soldado", i.e. "soldada", ne semble pas choquer les internautes lusophones. Mais c'est un autre débat.

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    1. Merci pour ce petit tour en avril au Portugal, Lucia Mel !
      Au moins nous n'avons pas ce problème avec soldat ou soldate, nous. Nos soldates sont des militaires...

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  15. le lien hypertexte semble ne pas fonctionner, voici l'adresse complète :

    http://www.migalhas.com.br/Gramatigalhas/10,MI64298,31047-Soldada+ou+a+Soldado

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Modération parfois, hélas, mais toujours provisoire, ouf.