jeudi 30 janvier 2014

La théorie du genre à la fête de l'école

Je dédie ce billet à Elooooody,  qui  doit poursuivre ses efforts et ne pas se décourager au deuxième trimestre




Je remercie les parents qui ont préparé les perruques et cousu les robes de dentelle pour les petits garçons de Grande section de Maternelle. Il nous manque encore quelques rubans et quatre culottes roses. Les déguisements de filles  CRS et maçonnes sont prêts grâce à Marie-Anne, maman de Channel et Océane.
Je remercie aussi monsieur Louis, le papa de Steevy, qui nous accompagne au piano pour la chanson d'inauguration de la Kermesse, Depuis l'aube . Les enfants sont presque au point.
J'ai fait une copie du CD pour que vous fassiez répéter vos fils jusqu'au dernier moment: le refrain doit être entonné joyeusement et distinctement.
En espérant que  vous amènerez des amis et toute votre famille afin de nous aider à financer la journée de loisirs au centre anti-sexiste Simone de Beauvoir à Bellerive-les-Gaillardes , je vous souhaite un bon Week-end et vous remercie encore pour votre collaboration, ainsi que pour le travail accompli.

lundi 27 janvier 2014

La France n'est pas à toi

Extrême droite, fachos, réacs... dès qu'un type de gauche trouve que l'autre n'est pas à assez gauche, il y va de sa petite rengaine. Et zyva que  les heures les plus sombres on est en plein re-dedans, et que Valls est un facho, et que ceux qui préfèreraient que les Roms roumains restent en Roumanie  sont des nazis qui veulent mettre des tits nenfants dans des wagons plombés... C'est simple ma brave dame, ya plus d'échelle qui va de la gauche sceptique jusqu'à Hitler and co, c'est tous des nauséabonds qui font pleurer. Des rancis qui puent. Des moisis qui envoient des tas de spores partout.
C'est quoi, extrême droite, à part une insulte  ?  C'est quoi, maintenant ? Ah, ce n'est plus ce que ça a été, non non non. On ne peut pas comparer, on ne refait pas l'histoire.
On ne refait pas l'histoire ?  J'ai un peu peur quand même, murmure le vieux Juif qui regarde passer la manif, en bas de sa fenêtre...

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(Allez directement à 1 min 50 s si vous êtes pressé)

mercredi 22 janvier 2014

L'ironie et la pitié sont deux bonnes conseillères

Basquiat Ironie d'un policier noir
L'ironie et la pitié sont deux bonnes conseillères ; l'une, en souriant, nous rend la vie aimable ; l'autre, qui pleure, nous la rend sacrée. (Anatole France)

"En France, il y a 25 % de racistes. 25 %, c'est beaucoup ! Je tiens à le préciser: ..je n'ai pas les moyens de me priver de 25 % de mon public. Je n'ai rien contre les racistes. J'ai d'ailleurs un excellent ami raciste. Tout n'est pas faux dans leur propos.. ..concernant l'inégalité des races. vous prenez un Blanc, ..vous les mettez dans le métro à la station Châtelet. Vous leur donnez rendez-vous à Charles de Gaulle-Etoile. Eh bien, ..le Noir arrivera systématiquement. ..20 mn après le Blanc. Le Noir est plus lent. Plus lent pour presenter ses papiers d'identite.. ..au petit contrôle d'étape. Plus lent pour prouver qu‘il n'a pas volé le métro. ..dans lequel il circulait! Les Africains, c'est pas des gens comme nous ! Allez dans un quartier africain à Paris et vous le constaterez ! Ils connaissent leurs voisins ! Ils s'entraident ! Ils mangent les uns chez les autres ! C'est pas nos coutumes, ça. C'est pas notre mode de vie ! Attention ! Faut pas voir le mal partout."

C'est un sketch de Patrick Timsit.

Comment le comprenez-vous ? Je veux dire par là, est-il possible de le prendre à la lettre, et de prétendre que Timsit  affirme que  l'inégalité des races existe, que tous les Africains seraient donc sur le même modèle...Tous seraient "lents", ils auraient d'ailleurs colonisé des quartiers de Paris, en faisant preuve d'un autre "mode de vie". (le début et la suite de ce brillant argumentaire ICI)

Non, n'est-ce pas !  C'est un sketch sur les contrôles au faciès.

Je pense à Fernand Raynaud dans "J'aime pas les étrangers". Il est évident que c'est de ceux qui n'aiment pas les Africains ou les étrangers, que se moquent ces humoristes.

évident pour tout le monde ? 

Non.

Mais comment expliquer... Je ne sais pas. Quelqu'un s'y colle ?

lundi 20 janvier 2014

L'heure des commères, ou persistance du cannibale

Il y a, dans mon hameau, une très vieille dame qui aura cent ans cette année. Elle vit toute seule. L'aide ménagère passe tous les jours de la semaine pour l'aider à se coucher le soir, à se lever le matin et effectuer quelques travaux de maintenance domestique. La quasi centenaire n'a rien perdu de sa tête, fume la pipe en cachette et distribue avec parcimonie ses cerises à l'eau de vie dont elle dit chaque année que ce seront peut-être les dernières. Elle est intelligente et drôle, et j'aime bien aller prendre le café chez elle, où il y a souvent ses copines, des jeunettes octogénaires qui pourraient être ses filles.
Ce matin, nous étions cinq à tremper nos petits-beurres dans des verres Duralex emplis de café   brûlant, et à commenter l'actualité telle que la livre le sacro-saint journal Ouest-France. En cette période de municipales, l'actualité locale est riche. On joue à reconnaître sur les photos telle ou telle personne - c'est pas la femme du cousin de Jean Bernard, celui qui a repris le  garage du père Galand ?  Oui, je crois bien. Mes voisines ne font pas de commentaires sur la parité. Dans mon coin, les mairesses, on connait, on pratique  depuis longtemps.  C'est l'actualité internationale, en page 2, qui retient l'attention de ces dames, et particulièrement cet article: Centrafrique: un nouveau président face à la guerre civile

"La scène en dit long sur le degré de haine. Au carrefour des Nations Unies un homme, puis deux, sont extirpés de leur véhicule et battus au sol. Les soldats de l'opération Sangaris s'interposent mollement. Un coup de semonce donne quelques mètres d'avance au musulman désespéré. Peine perdue. Lui et son camarade s'enfoncent dans le quartier Sango sous les clameurs de la foule. Quelques heures plus tard ils sont tués puis mutilés sauvagement avant d'être brûlés. Un homme s'empare du bras de la victime et y croque à pleine bouche, sous l’œil des caméras. "ils ont tué toute ma famille, je suis tout seul maintenant, je vais me venger, assure-t-il."

*** 

- La Centrafrique, c'était-y pas le pays de l'aut dingue de Bokassa, demande la centenaire ?  
- L'empereur ? Celui qu'a donné les diamants à Giscard ?
- Le gros  ?  Celui qu'on disait qu'il mangeait les enfants ? 
- Ah ben c'était vrai alors, s'ils se dévorent toujours tout crus, c'est qu'ils sont sauvages là-bas !
- Mais non, pas tout crus, puisqu'il était brûlé, celui qui s'est fait boulotter le bras. 
- Ah, il était mort avant, alors. Ils l'ont pas mangé vivant !
- Quand même...
- Quand même, oui.




jeudi 16 janvier 2014

J'entendais moins le bruit, et j'aimais bien

Il y a dans les fêtes foraines une drôle d'attraction qui ne ressemble pas aux autres.






On enferme les enfants dans des bulles posées sur une piscine et on les y laisse une dizaine de minutes. Au début ils font rouler la boule, et après ils restent calmes.

Quand ils en sortent, ils se mettent les mains sur les oreilles. "J'entendais moins le bruit, et j'aimais bien", dit  une petite fille qui voudrait  y retourner.

lundi 13 janvier 2014

Billet sauvagement féministe



Et si on en finissait avec la femme du président ?

On vote pour un ou une candidat(e) à la présidence, pas pour un couple. Enfin, ça devrait être le cas. Tout ce fric dépensé à éduquer la femme (ou la compagne,  peu importe) du président, à lui donner des cours de maintien sur les trucs à dire ou à ne pas dire, à lui payer formations, bureau, personnel privé, secrétaire, œuvre ou fondation  pour s'illustrer courageusement dans la lutte contre la faim et pour la paix dans le monde, et que sais-je encore... Sérieux, on a voté pour ça ? Il parait qu'on doit s'en foutre et jeter un voile pudique sur les amours du chef de l'état (ils sont où, ses gardes du corps, pendant qu'il monte l'escalier ?). Tout ce tralala avec son lot de gros vocabulaire bourgeois et théâtreux, cocu, maîtresse, liaison...  Il serait peut-être temps de  réduire autant que se peut  le statut  de femme de président, anachronisme conservateur  à l'heure du mariage pour tous et de la mort des mademoiselle.  Cela permettrait à nos chers élus de baiser à l'aise et  serait plus économique pour les finances de l'Etat.


La meilleure solution, en attendant la réforme nécessaire, serait d'élire une femme. Les femmes Président de leur République  n'ont pas besoin de faire-valoir, ne trimballent pas de  mâle potiche bichonnée  par les grands couturiers dans les voyages officiels, et c'est tant mieux.

vendredi 10 janvier 2014

Sous le signe des manifs

L'année 2014 chez nous sera-t-elle placée sous le signe des manifs ?




On aura encore des gays qui vont manifester pour le droit d'acheter des bébés dans des fermes de mères porteuses en Inde ou en Russie ?


On aura encore des papas-et-des-manmans-on-ne-ment-pas-aux-zenfants qui vont venir  danser, déguisés en fleurs et papillons, et encourager  leurs mouflettes en jupe plissée à jeter des bananes sur des ministres noirs ?







 On aura encore des antisémistes  qui vont demander  qu'on ne leur supprime pas leurs grands-messes sinon la démocratie va s'effondrer ?

Oui, bof.










lundi 6 janvier 2014

Billet théophobe




Que l'année 2014 vous soit douce et que les religions nous lâchent la grappe. 
Toutes les religions ? Presque toutes. 
La religion  rend l'homme mauvais, la dinde obèse, l'agneau pusillanime, le sapin décapité et le Shiva multibras. L'agneau redoute les fêtes où on le mange,  le lapin sauvage et le hérisson timide redoutent  le ouikinde de la Toussaint bien plus que l'ouverture de la chasse. La route en bas de chez moi est inondée rien que pour me rappeler qu'on vit dans une vallée de larmes, et deux témoins de Jéhovah , entés  d'une triste enfant malingre, sont venus me réveiller à l'aube pendant les vacances de Noël,  ranimant des instincts  de meurtre que je planque très bien d'habitude au plus profond  de mon cerveau reptilien.
Partout dans le monde on s'étripe et s'entretue au nom  de dieux qui s'en foutent comme de l'an quarante, occupés  à cuver leurs nectars d'Ambroisie en tripotant des vierges remises à neuf tous les matins qu'ils font depuis qu'ils ont créé l'homme et la jeune fille. La dinde, l'agneau, le lapin et le hérisson n'en pensent pas moins et sanglotent autant qu'ils peuvent, mais ce falot de Saint François d'Assise ne bougera pas le petit doigt, épuisé d'avoir porté à Rome le premier pape de son nom, encore un qu'on attend au tournant vu qu'il ne parle pas avec les loups, lui, ni même avec notre sœur l'araignée qui vient boire, la nuit, la larme perlant au creux de nos paupières closes.

Que les druides et autres Celtes frappadingues la ferment un peu, déjà. Leurs jérémiades et pleurnicheries à propos du sapin de Noël dans les écoles et sur les voies publiques me tapent sur le système. Méfions nous, mes sœurs,  de ces  types en robe blanche,  vu que c'est sûrement leur femme qui fait la lessive et que le linge  tâché de glu de gui  n'est pas facile à ravoir. Le druide, en plus d'être chiant pour la femme, ne connait pas Noël et nous bassine avec son antichristianisme (quand on vous dit qu'ils se bouffent entre eux, tous ces mystiques à la petite semaine) comme quoi c'est trop honteux dans un pays laïc de plaquer la fête des solstices pré- néandertaliens sur une autre  qui n'a rien à voir et qui est une plaie saignante dans le cœur des hommes qui croient ailleurs ou à un autre étage et n'en sont pas moins français de racines et de radicelles comme vous et moi surtout s'ils sont celtes.
Que les loubavitchs la mettent en veilleuse, aussi. Nous avons tous en mémoire la triste histoire de la crêche Baby Loub' avec sa  puéricultrice perruquée jusqu'aux pieds réclamant des sommes extravagantes après s'être fait virer pour port de perruque ostentatoire. Ces gens-là savent y faire avec le fric, au moins on peut leur reconnaître ce talent. Encore des intégristes prosélytes qui vont nous apprendre ce qu'est la laïcité, tiens.
Que les zoroastriens aillent faire un tour sur une autre planète, ça nous fera des vacances. Ces primitifs  allument des grands feux de temps à autre  et tournent autour comme des scouts attardés qu'ils sont , en psalmodiant qu'ils vont tuer les homosexuels et les juifs comme c'est demandé dans leur livre saint. Et de temps en temps ils s'y mettent, c'est pourquoi les homosexuels se sont réfugiés dans les marais et les juifs dans leur terre promise.
Que les chrétiens se taisent à jamais. De tous les obscurantismes, c'est vraiment le plus louche et le plus nocif. Ces obsédés  sexuels  prétendent qu'il faut  protéger la pudeur de leurs femelles en les cachant sous des tas de chiffons, en leur accordant le moins de droits légaux possibles, voire en les mariant dès le plus jeune âge, quitte à modifier les lois édictant l'égalité des sexes à l'école et ailleurs. La dernière trouvaille de ces illuminés, c'est  de faire balader les enfants des écoles par des groupes de "mômans toutes baptisées", mères voilées comme la vierge de leurs églises, parce que leurs prêtres  leur ont dit "croissez, multipliez-vous,  normalisez-vous et présentez la météo avec la barbe, le torchon à carreaux et la capote sur la tête  au cas où on n'aurait pas compris que c'est Dieu  le patron et pas cette idiote de république arrivée par erreur et maintenue par faiblesse, mais yen a plus pour longtemps si Dieu le veut." Ceux-là, ils en tiennent une sacrée couche.

Les seuls dieux qui valent le coup sont les dieux lares, connus déjà des Etrusques, et pour qui on organisait des fêtes compitales dans la Rome antique. Les dates de ces fêtes changeaient chaque année et étaient annoncées début janvier, chouette, je suis dans les temps. Ceux qui avaient loupé la date offraient des fleurs, des fruits et du biscuit de Savoie à leurs petits dieux qui le leur rendaient bien.   Avant la brique d'aluminium et le réfrigérateur, les dieux lares  domestiques empêchaient le lait de tourner et le jambon d'avoir une mauvaise odeur le lendemain. Depuis longue lurette ils chassent les punaises des lits,  encouragent les arbres du verger à fournir de beaux fruits juteux, protégent le magnétoscope de la foudre, surveillent la toiture quand le vent gronde. Aujourd'hui encore, pour ceux qui les hébergent et les honorent, ils guident la petite souris, chauffent la couche du chat, disputent au nuage  le rayon de soleil qui séchera le linge,  font chanter juste la  fille de la maison,  encouragent l'escargot primeur à aller goûter les semis du voisin plutôt que les vôtres, copinent avec les merles siffleurs et les crocus de fin d'hiver. Et personne n'est jamais mort pour eux, ou en leur nom.